Essai comparatif: Peugeot RCZ / Honda CRZ

Pour cette seconde partie de notre essai du Peugeot RCZ, nous l’avons opposé au Honda CR-Z. Ces deux coupés offrent une philosophie très différente mais un objectif commun : le plaisir de conduite.
Hormis les lettres communes de leur patronyme, ces deux coupés sont radicalement différents. Peugeot et Honda ont choisi deux voies distinctes pour proposer un véhicule plaisir. L’architecture tout d’abord, celle de RCZ est très classique puisque nous avons à faire à une mécanique essence. Ce 1.6 THP développe une puissance de 156ch à 6000 tr/min et un couple de 240 Nm dès 1400 tr/min. Technologiquement, rien de bien excitant à part son turbocompresseur twinscroll et son injection directe. Changement radical chez le coupé nippon. Honda a totalement repensé le concept en conciliant plaisir de conduite et respect de l’environnement. Pour cela, CR-Z se dote d’une motorisation thermique et électrique. Sous le capot, on retrouve les gènes de l’Insight avec la technologie IMA mais ici avec une mécanique plus performante. Le 1.5 i-VTEC développe une puissance de 114ch qui, combiné avec le moteur électrique, porte la puissance à 124ch.
Honda se démarque également du coupé français par son style. CR-Z arbore une silhouette expressive et futuriste avec des lignes tendues. L’imposante calandre à la proue verticale et leurs feux diurnes à LED attirent les regards presque autant que celle de Peugeot RCZ. La lionne oppose un style tout en rondeur avec des ailes musclées, un toit en arc de cercle et son une double bosselage.

A bord, on retrouve également deux esprits distincts. Chez Honda, on revendique l’originalité avec un habitacle moderne et lumineux. On peut louer les efforts de Honda pour offrir une planche de bord au design original mais le résultat n’est pas concluant. Les lignes sont trop torturées et l’agencement des commandes est digne d’une œuvre de Picasso. Malgré tout, ce style baroque ne nuit pas à la position de conduite ni à l’ergonomie. La profusion de bouton perturbe le conducteur au premier abord mais après un temps d’adaptation on arrive à maîtriser parfaitement les fonctionnalités. La finition est globalement satisfaisante, même si les matériaux sont peu flatteurs au toucher, les ajustements demeurent irréprochables.
L’équipement est très complet puisque notre modèle d’essai en finition « Luxury » dispose des phares xénon, du toit en verre panoramique, des sièges en cuir chauffant, etc. Malheureusement, aucun système de navigation n’est proposé même en option.
Changement d’ambiance à bord de la lionne. Les lignes de l’habitacle sont ici plus douces reflétant un style plus consensuel. Même constat concernant les matériaux, la planche est recouverte d’une peau synthétique très agréable à l’œil comme au toucher. Dommage que Peugeot ait fait l’impasse sur certains équipements tel que l’essuie-vitre automatique, à 27.900€ c’est un peu mesquin.

Voyons maintenant comment se comporte nos deux coupés sur la route. Au volant du Honda CR-Z, on apprécie immédiatement la position de conduite, la précision de la direction et de la commande de boite de vitesse. Le châssis du CR-Z est très réussi, on regrette presque un moteur plus puissant pour vraiment exploiter à fond les qualités des liaisons au sol. Malgré tout à défaut de plus de chevaux, on prend beaucoup de plaisir à son volant grâce à un train arrière très mobile qui confère un comportement joueur à ce coupé.
Chez Peugeot la rigueur est de mise en ce qui concerne le comportement routier. RCZ bénéficie de train avant et arrière redoutable d’efficacité qui colle la voiture au sol. Avec son moteur peu expressif de seulement 156ch et son châssis au réglage très consensuel, cette RCZ pourra paraître trop sage pour certains. Honda CR-Z peut alors être une alternative intéressante. En plus d’offrir un comportement joueur, son moteur est nettement plus volubile avec un caractère enjoué à haut régime. L’absence du turbo engendre une faiblesse de couple à bas régime compensé avec brio par le moteur électrique sans pour autant atteindre la souplesse du 1.6 THP.

Le coupé Honda se rattrape avec une consommation légèrement inférieure. Malgré tout, l’écart est faible. Lors de notre essai nous avons enregistré 7,5 L/100km sur RCZ et 7,0 L/100 km sur CRZ. L’avantage de l’hybride est réduit à néant en conduite sportive où la RCZ prend même un léger avantage.

CR-Z apparaît comme un coupé très réussi et présente la particularité de s’adresser à un public plus large. Un pari audacieux de la part de Honda que de tenter de faire cohabiter un coupé sport avec l’hybride. Malgré cela, le coupé nippon ne peut rivaliser face à l’efficacité redoutable du RCZ.

Rendez-vous le mois prochain pour le match détaillé Peugeot RCZ 1.6 THP 200 / Audi TT 2.0 TFSI 210

Honda CRZ Peugeot RCZ
On aime beaucoup
Le concept coupé sport hybride
Le tarif très attractif
Le comportement joueur
Les équipements de série

On aime moins
La visibilité arrière déplorable
La consommation décevante

On aime beaucoup
La ligne
Le châssis exceptionnel
Le moteur sobre et performant
La planche de bord

On aime moins
Les lacunes d’équipement


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