Markko Märtin a commencé à piloter chez lui, à Tartu, sur une Lada Samara. Aujourd'hui, avec cette première victoire en Championnat du Monde, il est le chef de fil de l'Europe de l'Est.
Il a disputé sa première épreuve mondiale en Finlande l'année de ses 22 ans (1997) sur une Toyota Celica Groupe A. Deux ans plus tard, avec l'appui d'EOS, un grand groupe pétrolier, il fait ses débuts sur une WRC privée au volant d'une Ford Escort puis d'une Toyota Corolla avec laquelle il signe une étonnante cinquième place... en Grèce.
En 2000, son talent est récompensé. Il débute la saison sur la même Corolla avec un programme quasi complet. A la mi-saison, il est approché par Subaru et débute en tant que pilote officiel en Australie. L'équipe de David Lapworth lui promet alors un programme complet pour 2001.
L'émergence de Petter Solberg chez les bleus lui fait de l'ombre et son programme se rétrécit. Il décide donc d'accepter une offre de Ford pour devenir le troisième pilote de la marque derrière McRae et Sainz.
Premier contrat officiel avec Subaru fin 2000
La saison 2002 sera l'année de l'explosion avec une deuxième place en Grande-Bretagne et seulement deux abandons, le premier lors du shakedown en Suède et le second sur sortie de route en Nouvelle-Zélande. Il a surtout terminé huit fois dans les points.
Markko, pensais-tu que c'était enfin « la bonne » avant le départ ?
Je m'attendais à faire un bon résultat en Grèce mais je n'étais pas certain de gagner. Pour remporter un rallye, il faut avoir la chance de son coté, ce n'était pas vraiment le cas pour moi ces derniers temps. La nouvelle Focus était assez différente de l'ancienne, on ne pouvait pas vraiment se baser sur les trois dernières victoires de Ford à l'Acropole. Mais je pense qu'elle est aujourd'hui capable de gagner partout, que ce soit en Grèce ou en Finlande.
Qu'as-tu trouvé difficile durant cette épreuve ?
Le plus difficile a été de piloter avec le capot moteur ouvert. Premièrement, il faisait vraiment trop chaud car la ventilation était bloquée. C'est arrivé dans la longue spéciale, j'ai été surpris de tenir le coup physiquement. Nous étions dans une descente et il y a eu une compression qui a ouvert le capot et cassé le pare-brise. Je ne pouvais plus voir à plus de quarante mètres, je plaçais la voiture où je pensais qu'il fallait le faire sans forcement bien voir les virages. On ne pouvait rien anticiper et il était impossible d'essayer de prendre des trajectoires. J'avais juste à réagir à la dernière minute lorsque je voyais quelque chose. C'était assez difficile et dangereux.
Qu'as tu ressenti à ce moment ?
J'étais assez relaxé durant toute la spéciale. Je ne m'en faisais pas vraiment. J'ai juste essayé de faire de mon mieux et d'être calme, pareil dans les dernière spéciales. Je ne ressentais pas la pression mais je ne suis pas certain que Beef était dans le même état !
Comment as-tu fêté ta victoire ?
Nous avons eu une fête avec l'équipe dimanche soir à la piscine de notre hôtel. Je suis certain que je n'ai pas besoin de vous dire que chaque membre de l'équipe a terminé dans l'eau !
Quelles sont les améliorations que tu as ressenties entre la Focus qui t'a fait gagner et celle que tu avais pilotée en 2002 ici même ?
La Focus est meilleure dans tous les domaines, le comportement est superbe. Il y a eu une amélioration dans le temps de réponse de l'accélérateur, elle est plus solide, c'est une liste sans fin.
J'ai l'impression que la voiture a été dessinée pour moi et qu'elle me va comme un gant.
Maintenant, c'est Chypre, une épreuve qui ressemble beaucoup à l'Acropole, quelles sont tes ambitions ?
Chypre est assez similaire à la Grèce. Il fait chaud et les routes sont cassantes mais aussi plus tortueuses qu'à l'Acropole. C'est un rallye assez frustrant car trop lent. Le danger principal est d'aller trop vite et de tout perdre.

Il a disputé sa première épreuve mondiale en Finlande l'année de ses 22 ans (1997) sur une Toyota Celica Groupe A. Deux ans plus tard, avec l'appui d'EOS, un grand groupe pétrolier, il fait ses débuts sur une WRC privée au volant d'une Ford Escort puis d'une Toyota Corolla avec laquelle il signe une étonnante cinquième place... en Grèce.
En 2000, son talent est récompensé. Il débute la saison sur la même Corolla avec un programme quasi complet. A la mi-saison, il est approché par Subaru et débute en tant que pilote officiel en Australie. L'équipe de David Lapworth lui promet alors un programme complet pour 2001.
L'émergence de Petter Solberg chez les bleus lui fait de l'ombre et son programme se rétrécit. Il décide donc d'accepter une offre de Ford pour devenir le troisième pilote de la marque derrière McRae et Sainz.
Premier contrat officiel avec Subaru fin 2000
La saison 2002 sera l'année de l'explosion avec une deuxième place en Grande-Bretagne et seulement deux abandons, le premier lors du shakedown en Suède et le second sur sortie de route en Nouvelle-Zélande. Il a surtout terminé huit fois dans les points.
Markko, pensais-tu que c'était enfin « la bonne » avant le départ ?
Je m'attendais à faire un bon résultat en Grèce mais je n'étais pas certain de gagner. Pour remporter un rallye, il faut avoir la chance de son coté, ce n'était pas vraiment le cas pour moi ces derniers temps. La nouvelle Focus était assez différente de l'ancienne, on ne pouvait pas vraiment se baser sur les trois dernières victoires de Ford à l'Acropole. Mais je pense qu'elle est aujourd'hui capable de gagner partout, que ce soit en Grèce ou en Finlande.
Qu'as-tu trouvé difficile durant cette épreuve ?
Le plus difficile a été de piloter avec le capot moteur ouvert. Premièrement, il faisait vraiment trop chaud car la ventilation était bloquée. C'est arrivé dans la longue spéciale, j'ai été surpris de tenir le coup physiquement. Nous étions dans une descente et il y a eu une compression qui a ouvert le capot et cassé le pare-brise. Je ne pouvais plus voir à plus de quarante mètres, je plaçais la voiture où je pensais qu'il fallait le faire sans forcement bien voir les virages. On ne pouvait rien anticiper et il était impossible d'essayer de prendre des trajectoires. J'avais juste à réagir à la dernière minute lorsque je voyais quelque chose. C'était assez difficile et dangereux.
Qu'as tu ressenti à ce moment ?
J'étais assez relaxé durant toute la spéciale. Je ne m'en faisais pas vraiment. J'ai juste essayé de faire de mon mieux et d'être calme, pareil dans les dernière spéciales. Je ne ressentais pas la pression mais je ne suis pas certain que Beef était dans le même état !
Comment as-tu fêté ta victoire ?
Nous avons eu une fête avec l'équipe dimanche soir à la piscine de notre hôtel. Je suis certain que je n'ai pas besoin de vous dire que chaque membre de l'équipe a terminé dans l'eau !
Quelles sont les améliorations que tu as ressenties entre la Focus qui t'a fait gagner et celle que tu avais pilotée en 2002 ici même ?
La Focus est meilleure dans tous les domaines, le comportement est superbe. Il y a eu une amélioration dans le temps de réponse de l'accélérateur, elle est plus solide, c'est une liste sans fin.
J'ai l'impression que la voiture a été dessinée pour moi et qu'elle me va comme un gant.
Maintenant, c'est Chypre, une épreuve qui ressemble beaucoup à l'Acropole, quelles sont tes ambitions ?
Chypre est assez similaire à la Grèce. Il fait chaud et les routes sont cassantes mais aussi plus tortueuses qu'à l'Acropole. C'est un rallye assez frustrant car trop lent. Le danger principal est d'aller trop vite et de tout perdre.





