New-Zeland !!!!! Le saut dans l'inconnu pour Seb

herk1281

Lion d'Or
21 Novembre 2002
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Même s'il a participé aux reconnaissances de tous les rallyes de la saison passée, Sébastien Loeb admet volontiers que les prochaines manches du Championnat du Monde représentent pour lui un grand saut dans l'inconnu.

Le jeune Alsacien n'a jamais participé "en course" aux rallyes de Nouvelle-Zélande et d'Argentine. Il compte donc sur l'expérience de Carlos Sainz et Colin McRae pour l'aider dans sa découverte de ces lointaines épreuves.

« Ces deux courses seront complètement nouvelles pour moi », explique Loeb dans sa chronique pour le magazine RallyXS. « Honnêtement je n'ai pas la moindre idée sur la manière dont cela va se passer. Nous allons devoir travailler très dur en essais et voir quel sera mon feeling avec la voiture sur place. »

« Carlos et Colin connaissent parfaitement toutes les manches du Championnat. Cela m'aide car l'adaptation de la voiture aux conditions est plus rapide. Je peux apprendre beaucoup d'eux sur les réglages à adopter en fonction de tel ou tel terrain. J'essaie de partir de leurs set-up de base, puis de les affiner en fonction de mon propre style de pilotage. »

Il est à noter que l'équipe Citroën avait effectué des essais en Argentine l'an passé. Elle n'a en revanche jamais posé les roues d'une Xsara WRC sur le sol néo-zélandais. La réglementation du WRC interdit désormais aux équipes de faire des essais en dehors des pays européens.

« Nos essais pour la Nouvelle-Zélande se sont très bien passés, déclarait-on chez Citroën. Nous n'avons pas apporté de nouveautés techniques sur la voiture depuis le Monte-Carlo où nous avions une évolution moteur et les barre anti-roulis interconnectées. Pour l'instant, nous travaillons beaucoup sur les réglages pour adapter la voiture au style de nos trois pilotes. Selon eux, la voiture est facile à conduire mais nous cherchons la meilleure harmonie possible entre les pilotes et notre Xsara. »
 

Oui, mais Seb vise le titre !! :)

A deux semaines du Rallye de Nouvelle-Zélande, quatrième épreuve du Championnat du monde WRC, Sébastien Loeb affine ses ambitions. L'Alsacien veut voir grand.
Sébastien Loeb n'a rien changé. Entre deux rallyes, c'est à Haguenau qu'il vient se ressourcer. Attablé devant un café noir au Brooklyn, petit bar où le pilote de la Xsara-WRC a ses habitudes, il évoque sans fanfaronner ses objectifs et dresse un premier bilan d'une saison démarrée sur les chapeaux de roue. Si sa mésaventure turque - Loeb avait été contraint à l'abandon à la suite d'une panne sèche - lui reste encore en travers de la gorge, il espère vite rattraper le temps perdu. Pas une mince affaire pour celui qui occupe la 5e place du classement, puisque trois des quatre prochaines épreuves se disputeront en terre inconnue.

« On a bêtement gâché une chance... »

- On vous a laissé dépité au bord de la route, début mars, en Turquie. Vous avez digéré ?
- Ça fait ch... C'est un rallye où l'on pouvait marquer des points. Surtout que j'avais un avantage par rapport à mes concurrents, puisque j'étais le seul à avoir participé à l'épreuve l'année précédente. La troisième place de Duval, sans expérience, montre bien qu'il y avait de la marge. Et en s'imposant, Sainz a prouvé que notre voiture était compétitive sur une surface que Citroën avait du mal à maîtriser jusque-là. On a bêtement gâché une chance.

- Mettez-vous cette déconvenue sur le compte de l'apprentissage du haut niveau ?
- Non. Ce sont des erreurs que l'on doit éviter. Daniel Éléna (son copilote, ndlr) s'est trompé sur le road-book. Tu as le droit de te planter mais pas à ce moment-là. Les ingénieurs avaient fait une erreur de calcul et il manquait dix litres d'essence dans les trois Citroën. Il y a toujours une marge d'environ dix litres. On le savait. Au final, il manque un demi-litre jusqu'au point de ravitaillement. Chacun peut s'en vouloir, mais ça ne change rien à l'issue.

« Peugeot doit commencer à s'énerver »

- Qu'avez-vous fait durant ce long mois sans compétition ?
- J'en ai profité pour me changer les idées. Je suis parti au ski. Et pour préparer la Nouvelle-Zélande, on a effectué des essais en Espagne. L'expérience de Sainz et de McRae dans ce domaine permet d'évoluer sur des surfaces qui se rapprochent le plus des conditions de course. Là-bas, le parcours en terre est lisse et compacté. Il n'y a pas de limites, hormis le pilotage. Le seul truc, c'est de rester sur la route.

- L'excellent début de saison de Citroën, leader provisoire au classement des constructeurs, est porteur d'espoirs.
- C'est mieux que ce qu'on attendait. Au Monte-Carlo, on pensait être dans le coup. Mais de là à réaliser le triplé (Loeb s'impose devant McRae et Sainz)... En dépit de notre position d'ouvreur en Suède, on a ensuite prouvé qu'on pouvait être présent sur la neige. La victoire de Sainz en Turquie, sur un parcours en terre sinueux et cassant, montre que la voiture est compétitive en toute circonstance. C'est sûr que chez Peugeot, Corrado Provera (directeur du département sport) doit commencer à s'énerver.

« Cycle délicat »

- Ces résultats vous poussent-ils à revoir vos ambitions à la hausse ?
- En Nouvelle-Zélande, j'entame un cycle délicat. Ce sera certainement la période la plus difficile de l'année. Je vais découvrir ce rallye, ainsi que ceux d'Argentine et de Chypre. Hormis l'Acropole, que j'ai couru à deux reprises, je n'ai aucun repère. Lors de ces quatre épreuves, mon but sera de rentrer dans les points, autour de la sixième place. En attendant le retour sur asphalte, j'espère ne pas être relégué à plus de 10-15 longueurs du leader.

- Si Burns est actuellement en tête, quel est votre favori pour le titre ?
- (Un temps de réflexion) Moi ! Si je ne suis pas largué à la sortie du printemps, je peux viser le titre. Au mois de juillet, en Allemagne, on a le potentiel pour regagner. Et puis il y aura un superbe mois d'octobre avec le San Remo, la Corse et la Catalogne. Tout est possible.


[align=center:f053455200][/align:f053455200]ALLEZ SEB !!![align=left:f053455200][/align:f053455200]