Retour de Gilles Vidal chez Stellantis.

Tu fais erreur : Skoda et Seat n'étaient pas des marques zombies.
* Seat est une marque créée dans les années 1950 à l'initiative du gouvernement espagnol et du groupe Fiat. A ses débuts et pendant 25/30 ans, la marque s'est contentée de rebadger des modèles Fiat. Elle a acquis une relative autonomie et accédé à une certaine modernité technologique lors de sa reprise par VW en 1986. Mais VW a toujours eu des difficultés à bien positionner Seat sur le marché européen (marque entry ou marque à vocation latine/sportive) et aujourd'hui sa pérennité n'est plus assurée : il semble que VW ait décidé d'arrêter la marque à horizon 2030...
* Skoda est une veille marque automobile d'Europe centrale, née à la fin du XIXème siècle sous le label Laurin et Klement avant d'être rachetée par Skoda en 1925. La marque a commercialisé toute une gamme dès avant la 2ème guerre mondiale. Pendant la période communiste, Skoda a développé son outil industriel et maintenu une gamme de véhicules destinée à son marché intérieur mais aussi (et on l'a oublié) à l'export avec des volumes importants en Europe de l'Est, mais aussi en Europe de l'Ouest, en Afrique, Amérique du Sud, et sur certains marchés d'Asie. Quand VW a intégré la marque au groupe, il y a eu certes des années de rattrapage technologique, mais la marque était réputée sur ses marchés historiques et elle jouissait également d'une très bonne réputation en Europe centrale et orientale. Ce qui explique aussi ses succès d'aujourd'hui, avec une forte présence dans la Mittel Europa sous influence allemande...
* Quant à VW, elle est clairement la marque leader du pôle généraliste, en étant présente sur les principaux marchés mondiaux (Europe, Amérique du Nord, Chine, Amsud, ASEAN), avec une gamme ultra complète (de la petite citadine aux gros SUV, sans oublier les pick up, en motorisations thermiques comme en électriques) et des volumes annuels qui tournent autour des 5 millions d'unités...
* pour le pôle prémium, Audi est également clairement leader avec une gamme cohérente, des investissements massifs et des volumes annuels qui tournent entre 1,6 et 1,8 millions d'unités. Cupra évolue à un étage bien inférieur mais son positionnement est clair : offrir des modèles au tempérament sportif relativement accessible: c'est en quelque sorte le positionnement qui aurait dû être assigné à Alfa Roméo. Aujourd'hui, Cupra en étant parti de rien, vend environ 300/350.000 véhicules/an quand Alfa écoule bien péniblement 60/70.000 véhicules par an...

Une marque zombie est une marque en "état de mort commerciale", qui a été laissée à son sort pendant des années faute d'investissements, sans plan stratégique, sans cohérence et qui a perdu l'essentiels de sa clientèle.
Je te rappelle que lors de la création de Stellantis :
* Lancia commercialisait un modèle unique :l'Ypsilon, basée sur l'antique plateforme de Fiat Punto, et uniquement sur le marché italien. Volumes annuels de vente : 40,000 unités/an. En quoi cela fait sens de relancer une telle marque qui a totalement disparu du marché européen, et en quoi est-elle une marque prémium ?
* Alfa Roméo disposait d'une gamme de 2 modèles : Giulia et Stelvio, basés sur plateforme Giorgio non électrifiée avec des moteurs purs thermiques (pas de mhev, ni FEV, ni PHEV), distribués en Europe et aux USA mais avec des volumes de vente annuels de 45.000 unités/an. Le Tonale, lancé peu après la fusion, sur plateformes et moteurs en provenance de FCA, n'a pas trouvé son public comme toute bonne Alfa de ces 15 dernières années. Est-on sûr qu'Alfa soit vraiment une marque prémium à l'égal de BMW/Audi/Mercedes ? Alfa n'a jamais mieux marché que du temps des Mito et Giulietta...
Je ne vais pas parler non plus d'Abarth, qui ne devrait être rien d'autre que des dérivés plus ou moins sportifs de modèles Fiat.
Bref, on est sur des volumes "ras les pâquerettes" avec ces marques italiennes, qui ont perdu des parts de marché au bénéfice des acteurs principalement coréens et japonais (mais aussi français) qui ne s'endorment pas et continuent d'investir massivement tous azimuts...
Quand tu perds des clients, tu hypothèques ton avenir car la reconquête est bien plus aléatoire, surtout si le marché se durcit.
Il faut allouer des moyens considérables pour rebâtir une gamme, rénover un réseau, etc..., tout cela dans un contexte de contraction forte du marché européen (perte de 5 millions de vente par rapport à 2019) et de mutation technologique du marché automobile.
C'est aussi pour cette raison que j'ai depuis longtemps alerté sur les dangers de la politique des marges plutôt que les volumes.
Tu sembles trop "sacraliser" C Tavares : l'homme a des qualités certaines mais son bilan est loin d'être une réussite totale, surtout en tant que CEO de Stellantis.
 

C'est clair que la relance de Lancia quasiment à fonds perdus est une énigme, tant il y a d'autres chantiers bien plus prioritaires et stratégiques dans les marques italiennes :
- Relance d'Alfa Romeo, qui est une des rares marques du groupe à avoir un positionnement clair et un potentiel commercial dans le haut de gamme (Sport Premium)
- Relance de Fiat Europe, démarré avec Grande Panda mais qui doit s'élargir autour des 2 grandes familles de modèles : PANDA (avec la remplaçante de la Panda Classic, Grande Panda, Fastback Panda, Giga Panda) et 500 (Topolino, 500/500 C/500 3+1 hybride et électrique, 600), et il faut améliorer les prestations globales de chaque modèle
- Réintégrer complètement Abarth dans Fiat, les volumes sont bien trop faibles pour justifier une marque indépendante
- Et Maserati n'en parlons pas
 

Pour Lancia, le parallèle avec Skoda est pas mal.
Skoda fin des années 80, c'était réduit à la Skoda Favorit : une petite citadine moche qui fleure bon les pays de l'est dans ce qu'ils faisaient de pire.
A l'époque c'était la guéguerre pour savoir si c'était Renault ou Volkswagen qui repenait la marque moribonde.
40 ans plus tard .... wahou 😎

Et pour Seat, l'époque ou c'était des Fiat Panda rebadgée ..... quel changement !!
Ce qui est fou aujourd'hui c'est que c'est Cupra (au début le simple label sport de Seat) qui va surement manger Seat, se faire manger par son enfant 😨

Alors oui c'était une autre époque, et surement que ce qu'a fait Volskwagen a l'époque, ce n'est plus possible aujourd'hui.
Mais c'est le pari de Stellantis 🙃
 

Pour moi, au-delà de l'époque, c'est que VAG, c'était au début des années 80 uniquement VW et Audi, qui fonctionnaient bien, avec un positionnement clair (généraliste pour VW, haut de gamme pour Audi). Donc racheter 2 marques, ça ne créait qu'un groupe à 4 marques, achetées pas trop cher (VW avait racheté 50% de Seat en 1982 pour même pas l'équivalent de 250 millions d'euros actuels), complémentaires et relais de croissance des 2 premières.

Un peu comme ce qu'a fait PSA avec Opel en 2017.

Là Lancia, c'est balancer des fortunes dans un truc qui n'est pas voué au succès immédiat, et qui marche en interne sur les platebandes de 2 autres marques (DS et Alfa Romeo) qui ne sont pas déjà au top niveau.
 

qui ne sont pas déjà au top niveau.
De mon point de vue : c'est surtout ça le problème, plus que de relancer Lancia en soit.
Après l'époque est très différente, aujourd'hui les clients sont bien moins attaché à la marque qu'a l'époque de la relance de Skoda et Seat.
On voit bien la déferlante chinoise qui réussisse avec des modèles inconnus mais particulièrement bien placés.
 

Sauf que les moyens n'étant pas illimités, il aurait mieux fallu investir l'argent de Lancia dans DS, Alfa Romeo, Fiat et Citroën puis dépenser les éventuels bénéfices dans Lancia.
En plus de coûter une blinde, la marque ne communique pas et développe peu son réseau, c'est une catastrophe commerciale.
 

Ah mais totalement d'accord avec toi.

Je précise : relancer Lancia n'est pas un problème en soit, sauf quand tes autres marques "ne sont pas déjà au top niveau" et la tu as 100 dans ta poche a dépenser que tu dois donc diviser en 3 (DS, Alfa et Lancia).... alors qu'il vaudrait mieux le couper qu'en 2 (DS et Alfa) pour les redresser.
Et certain diront que vu le chemin à parcourir (la DS8 vient de décrocher un décevant 4 étoiles Euroncap), il vaudrait même mieux ne pas le diviser tout court 😄 .
En divisant en 3 ils font du saupoudrage inefficace 😥
 
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Le cas Lancia est vraiment special. Car historiquement parlant c'est une des marques les plus innovantes d'Europe et proposait encore il y a 20 ans une gamme riche et interessante . La dernière Thesis etait certes "spéciale" en terme de style mais sa qualité et ses prestations étaient largement au dessus de ce que proposait Pigot. Le probleme c'est l'ancien Merchione qui voulait l'Amérique et n'aimait pas les voitures italiennes ( gros paradoxe). On lui doit la disparition de Lancia ( 0 investissement) la passage de Fiat en gamme 500 uniquement ( fini la Punto voiture la plus vendue en Europe pourtant) et les investissement dans le luxe pour Alfa qui pourtant depuis toujours vivait surtout grâce a des modeles moyen de gamme vivants . La encore 0 investissement pour remplacer la modele le plus populaire ( la Giulietta).
Bref Tavares sous je ne sais quelle pression des actionnaires italiens a promis de garder et meme relancer toutes les marques. Totalement stupide car en 20 ans les clients étaient partis et les modes avaient changé. On le voit bien avec Alfa dont la ridicule Junior , une PSA maquillée, se vend bien car la clientèle Alfa n'existe presque plus ( sinon ce tromblon sur base Peugeot personne n'en voudrait).
 

@ philsw : pour moi, l'heure de gloire de Lancia est bien plus ancienne, quelque part à la charnière des années 1980 et 1990.
A l'époque, la marque s'était construit un beau palmarès en rally avec les Stratos, Rally 037 et autres Delta S4.
Le sommet de la gamme comportait la Thema avec une version 8.32 dotée d'un moteur Ferrari : on avait bien un savoir-faire italien à cette époque.
Mais la cohabitation Lancia/Alfa au sein du groupe FIAT a toujours été compliquée car historiquement les deux marques avaient une "réputation sportive".
Progressivement, cette orientation sportive a été abandonnée, d'abord avec l'intégration d'Autobianchi au sein de Lancia (le modèle Ypsilon est l'héritière de l'ancienne Autobianchi A 112), puis avec les difficultés financières entre 1995 et 2005 : la stratégie a changé avec des modèles orientés davantage confort, mais avec des produits très moyens comme le petit monospace Musa (une Fiat Idea "haut de gamme").
La Thesis que tu évoques renvoie à l'époque du "style baroque", avec à l'étage inférieur une Delta au style également "tourmenté", qui n'a convaincu personne et qui a précipité le chaos commercial de la marque.
Le duo Elkann/Marchionne a ensuite terminé l'agonie de la marque en rebadgeant des modèles Chrysler : la berline 300C et le monospace Voyager en Europe...
Depuis 2014, la gamme ne comporte que l'Ypsilon d'ancienne génération...
C'est incompréhensible d'avoir pu imaginer relancer une telle marque en perdition avec des volumes aussi faibles et une diffusion limitée à l'Italie.
On a peut-être un début d'explication quand on connait le contexte de cette décision : C Tavares avait mandaté Linda Jackson (sans doute auréolé de ses résultats chaotiques avec la marque Citroen) et Yves Bonnefont (ex DG de DS aux résultats lumineux) pour définir les grandes orientations des 14 marques du groupe Stellantis. Quelque part, nous avons aujourd'hui l'héritage de ces trois personnages et du board de l'époque.
 
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Sauf que les moyens n'étant pas illimités, il aurait mieux fallu investir l'argent de Lancia dans DS, Alfa Romeo, Fiat et Citroën puis dépenser les éventuels bénéfices dans Lancia.
En plus de coûter une blinde, la marque ne communique pas et développe peu son réseau, c'est une catastrophe commerciale.
La catastrophe commerciale Lancia se mesure aux chiffres de vente 2025.
De janvier à fin août 2025, Lancia aura vendu seulement 7.907 voitures sur le marché européen élargi (EU+EFTA+UK), en baisse de -72,8%.
L'ypsilon est pourtant positionnée sur le segment B, l'un des plus importants en volume...
Cela ne présage rien de bon pour la prochaine Gamma de 2026, qui sera un produit excessivement cher, comme peut l'être le nouveau DS n° 8...

On a aussi l'énigme Abarth : comment peut-on la considérer comme une marque indépendante et autonome ?
Stellantis s'étant aperçu du ridicule de la situation, les ventes d'Abarth n'apparaissent plus dans les statistiques publiées par l'ACEA...

Alfa Roméo est en sursis : la marque est "sauvée" (en étant gentil) par le Junior qui assure l'essentiel des volumes.
Le Tonale, pourtant positionné sur le segment C-SUV, est d'ores et déjà un échec et son restylage ne changera rien.
Les Guilia et Stelvio n'ont jamais percé.
Alfa n'est jamais parvenue à s'adapter à l'évolution du marché européen comme a su le faire une marque comme BMW.
Pour rappel, BMW vend chaque année 2,2 millions de véhicules quand Alfa en écoule désormais avec le Junior à peine 70.000...
Personnellement; je ne crois pas au positionnement prémium de cette marque, c'est également "beaucoup d'argent jeté par les fenêtres".
 
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Alfa c'était plus de 200000/ an à l'époque des 156/146/166. Depuis Fiat puis FCA a tout sabré en voulant faire , comme Pigot , du presque premium en force avec ses Giulia et Stelvio qui n'avait pas de clientèle ou presque.Bref plutot que remplacer a temps et correctement la 156 ils ont sorti un 159 plus cher et moins bien puis la Giulia quand les clients de 159 étaient deja reparti ( attente trop longue et encore une fois vehicule plus cher). Bref la connerie que fait DS depuis le début quoi ( pas de DS3 3p remplacée, DS4 "Citroen" remplacée 10 ans apres par une DS4 "peugeot" chère ...Ds8 je ne sais pour qui !).
 
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Lors d'un entretien récent avec la presse à Velizy, Gilles Vidal s'est exprimé sur la fin de l'ère du SUV qui arrivera tôt ou tard.
A quoi doit-on s’attendre après les SUV ?
Gilles Vidal : "Les silhouettes basses reviendront car elles sont optimales aussi bien pour l’efficience aérodynamique que pour la masse."
source : www.automobile-magazine.fr

Comme pour l'entretien au sujet des marques italiens, les réponses de Gilles Vidal restent peu précises et consensuelles mais sa déclaration au sujet des véhicules à silhouette basse ( berline, coupé, sportback, etc) a le mérite de donner une confirmation du retour à un design privilégiant l’élégance et l'aérodynamisme. Il évoque également les études stylistique pour réinventer le SUV mais sans donner le détails pour des raisons de confidentialité.
Mais pour l'heure, la tendance ne changera pas radicalement malheureusement. Seuls les clients pourront infléchir la tendance.

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Que du blabla de complaisance ou presque. Normal.
Le "la très audacieuse Ypsilon" est a mourir de rire. J'avais il y a 29 ans une Lancia Y ....elle elle etait audacieuse. L'actuelle Yspilon n'est qu'une Corsa( 208) remaquillée comme une pou...e. Franchement entendre ca d'un designer . Ca craint pour le futur du groupe.

En tous cas l'Ypsilon Rally2 du WRC2 2026 est plutôt une réussite esthétique :roll:
 
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Je poste ce message dans le sujet dédié à Gilles Vidal même si cela ne le concerne pas directement. En effet, il avait annoncé le retour des silhouettes basses envisageant la fin des SUV tel qu'on les connait aujourd'hui d'ici quelques années. Une vision qui va l'encontre de la tendance actuelle mais qui pourrait être un idée précurseuse.

Un autre Gilles mais de son nom de famille :-D Ralph Gilles, directeur du design du groupe Stellantis rejoint cette position. Il se montre même encore plus catégorique que son collègue français. Il déclare en avoir assez du style SUV comme bon nombre de designers et prétend que de plus en plus de clients sont intéressés par des silhouettes "Sedan" de vrais berlines en somme: Alfa Romeo Giulia, et les regrettées Peugeot 508 et Opel Insignia,

Ces déclarations sont d'autant plus marquante de la part d'un canadien. L'Amérique du Nord est rappelons le le royaume du pick-up et du SUV. Mais la jeune génération pourrait changer la donne. En effet, un sondage réalisé aux États-Unis révèle que 51 % des adolescents rêve de conduire une berline à l'age adulte, contre 31 % pour un SUV et seulement 14 % pour un pick-up. Il serait intéressant de faire le même sondage en France, non ?
Quoi qu’il en soit, même si cette tendance semble être spécifique au continent américain, elle pourrait se propager de l'autre côté de l'atlantique. Les États-Unis sont souvent précurseurs de nouvelle mode.

Selon Ralph Gilles, la notoriété des SUV pourrait avoir atteint son zénith. Les constructeurs automobiles auraient-il trop misé sur ce type de silhouette, allant vers une overdose des jeunes subissant la mode SUV de leur parent ?
Pour l'instant, la demande en berline n'est pas là en Europe mais les choses pourrait bouger. La hausse du coût du carburant et le besoin de toujours plus d'autonomie pour les véhicules électrique pourrait accélérer le déclin des SUV. Rappelons qu'à motorisation équivalente une berline consomme 1L de moins au 100km par rapport à un SUV....

 
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Ralph Gilles a dû oublier que sur le marché nord américain, les principaux constructeurs (Toyota, Ford, GM, Honda, Hyundai/Kia) proposent aussi des berlines aux côtés de leurs gammes de SUV/Pick up.
Chez Stellantis/FCA, le choix a été fait de privilégier deux marques : Jeep et Ram, spécialisées l'une dans les 4x4 et l'autre dans les pick up.
Chrysler ne propose qu'un vieux modèle typé monospace (le Pacifica) et Dodge est devenue également une marque zombie avec des niveaux de ventes "raz les pâquerettes" (environ 100.000 par an en 2025 comme pour Chrysler). Ces deux marques sont délaissées depuis plus d'une décennie avec à la clef un déclin commercial inexorable rendant très hasardeuse toute relance. On a le même phénomène en Europe avec Lancia et Alfa Roméo qui sont devenus des acteurs insignifiants.
Si le marché américain basculait brutalement vers les berlines ou d'autres silhouettes, Stellantis serait très vite en grande difficulté en raison de l'absence d'une marque crédible sur ce segment et d'une stratégie orientée exclusivement SUV/Pick up.
Stratégie assez primaire et dangereuse mais qui colle bien à l'équipe historique italo-américaine, incapable d'anticiper et de préparer les évolutions du marché et qui a toujours privilégié la rentabilité et de facto la limitation des investissements.
Si Ralph Gilles a une overdose de SUV, il faut qu'il aille consulter le docteur Elkann pour qu'il lui rafraichisse la mémoire...
 
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Les 5 générations de Clio ont toujours été conçues davantage pour rassurer et renvoyer l'image d'un véhicule homogène et cohérent, alors que chez Peugeot depuis la 205 la tradition est plutôt orientée vers un véhicule plus nerveux, plus sportif.
La Clio VI est en totale rupture avec ses devancières et elle s'inscrit dans la nouvelle stratégie de Renault de proposer des voitures beaucoup plus séduisantes et dynamiques en matière de style.

Gilles Vidal fait la tournée des médias actuellement, et tente de rassurer sur le futur des marques européennes.
Il faut juste être conscient qu'il n'est que le chef design de Stellantis Europe et qu'il n'est pas à la manoeuvre sur la stratégie des marques et des produits à l'échelle du groupe.
On est dans le registre des bonnes intentions, notamment ses développements sur la fin (espérée) du "clonage des modèles", mais tout cela ne sera possible qu'avec l'aval des financiers. Sur le fonds, on voit mal comment cette politique du "clonage" serait abandonnée car les véhicules partagent les mêmes plateformes, moteurs, dimensions, etc...
Certains clonages posent peu de problèmes, comme c'est le cas sur les VUL et leur dérivés VP.
Il y a surtout des "clonages habiles" qui sont appelés à perdurer (type 208/Corsa/Ypsilon) et les "clonages grossiers" (type C3Aircross/Frontera ou Partner/Berlingo/Doblo etc) : c'est cette seconde famille que G Vidal souhaite éviter à l'avenir.
 
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Les 5 générations de Clio ont toujours été conçues davantage pour rassurer et renvoyer l'image d'un véhicule homogène et cohérent, alors que chez Peugeot depuis la 205 la tradition est plutôt orientée vers un véhicule plus nerveux, plus sportif.
La Clio VI est en totale rupture avec ses devancières et elle s'inscrit dans la nouvelle stratégie de Renault de proposer des voitures beaucoup plus séduisantes et dynamiques en matière de style.

Gilles Vidal fait la tournée des médias actuellement, et tente de rassurer sur le futur des marques européennes.
Il faut juste être conscient qu'il n'est que le chef design de Stellantis Europe et qu'il n'est pas à la manoeuvre sur la stratégie des marques et des produits à l'échelle du groupe.
On est dans le registre des bonnes intentions, notamment ses développements sur la fin (espérée) du "clonage des modèles", mais tout cela ne sera possible qu'avec l'aval des financiers. Sur le fonds, on voit mal comment cette politique du "clonage" serait abandonnée car les véhicules partagent les mêmes plateformes, moteurs, dimensions, etc...
Perso la Clio 4 et 5 ( voir la 3 deja ) etait plutot deja dans la séduction à la manière des 206 --208 ( la 207 etait un beau ratage) . La dernière je la trouve moins réussie à vrai dire. Trop n'importe quoi dans le sens "faut que ca se remarque" . L'équilibre global est absent . On est sur du CHR plutot quelque part. Mais Renault reste dans le vrai dans le sens que la Clio etait surtout avec la 5 devenue trop banale finalement. Et vue la taille de la clientèle captive aucun doute que le succès commercial soit au RDV ( un peu comme la 207 malgré son obésité visuelle ).
 
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