les 206 pretes pour la Nelle Zelande

herk1281

Lion d'Or
21 Novembre 2002
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Pour la quatrième épreuve du Championnat du Monde, nous avons demandé à Michel Nandan, Directeur Technique de Peugeot Sport, de nous expliquer les challenges du rallye préféré des pilotes...

Quel est le secret pour avoir une voiture compétitive en Nouvelle-Zélande ?
Le Rallye de Nouvelle-Zélande est un challenge unique. C'est comme préparer une voiture pour un rallye asphalte. Il faut se concentrer sur l'agilité, la voiture doit être facile dans les successions de virages. Il faut essayer d'optimiser les suspensions et les réglages de différentiels pour que la voiture soit aussi fluide que possible. C'est un rallye rapide mais pas le plus rapide.

La voiture est assez basse...
Nous n'avons pas besoin d'avoir une voiture très haute en Nouvelle-Zélande car la surface est très roulante. Comme je l'ai dit, c'est un peu comme un rallye asphalte. Alors on peut avoir une voiture assez basse pour rendre la voiture plus maniable. Le set-up n'est pas très loin de celui que nous avons en Finlande, même si la Finlande est une épreuve plus rapide.

Comment vous préparez-vous à une épreuve pour laquelle vous ne pouvez pas faire de tests ?
Heureusement, nous avons beaucoup de données des éditions précédentes et notre voiture est la même. Nous allons donc débuter le rallye avec les mêmes réglages que lors de l'édition 2002. Je ne pense pas que ce sera un problème sauf si les conditions s'avèrent complètement différentes. A partir de là, il faudra improviser pour améliorer les choses.

Je pense qu'il doit y avoir des routes similaires en Europe mais nous n'en avons pas cherché. Peut-être qu'il y en a en Angleterre ou au Pays de Galles qui peuvent avoir les mêmes spécificités pendant l'été avec des vallées et du gravier qui se balaye.

Et sur le plan logistique ?
La Nouvelle-Zélande ressemble à un rallye d'il y a dix ou quinze ans, sans les grands motorhomes. Il faut faire certains compromis lorsque nous sommes si loin de notre base. Nous n'avons pas les mêmes ressources que lorsque nous sommes en Europe.

Nous avons déjà beaucoup de pièces sur place, tout dépend des solutions de transports. Normalement, tout se passe bien.

Y-a-t-il des problèmes particuliers itinérants au Rallye de Nouvelle-Zélande ?
Pas vraiment, ce rallye n'est pas difficile pour les voitures, il y a généralement peu d'abandons mais des accidents peuvent toujours arriver. Ça rend la course plus intéressante car les abandons empêchent les pilotes de se battre entre eux.

Combien de temps le pilote qui ouvre la route peut-il perdre ?
Il est difficile de quantifier combien de temps on peut perdre. Du temps certes mais cela dépend des conditions d'une année sur l'autre. S'il pleut par exemple, ce sera très différent. Mais l'an dernier, Marcus ouvrait la route et n'a pas été trop gêné. Je pense que c'est quelque chose qu'il gère très bien.

Est-ce que vous pouvez aider Richard qui sera premier sur la route vendredi ?
Il n'y a rien à faire, les réglages sont pratiquement identiques. Il n'y a qu'un seul package optimal pour chaque rallye. Tous nos pilotes ont les mêmes réglages même si chacun fait ses propres ajustements pour être en parfaite symbiose avec la voiture.
 

Deuxième du Championnat Constructeurs et leader du Championnat Pilotes avec Richard Burns, Peugeot s'apprête à disputer un de ses rallyes favoris : celui de Nouvelle Zélande, dont le tracé est un des plus beaux du calendrier. La formation française a déjà remporté cette course en 2002 et en 2000. Marcus Grönholm, auteur de ces deux victoires aux antipodes, Richard Burns, vainqueur en 2001 et 1996 et Harri Rovanperä, deuxième l'an dernier, défendront les couleurs de l'équipe française dans une course qui s'annonce de toute beauté.

Après l'inédit Rallye de Turquie, le Rallye de Nouvelle-Zélande offre un cadre beaucoup plus classique. Mais il se produira à une date inhabituelle, ce sera cette année début avril, ce qui correspond à la saison de fin d'été aux antipodes.

Cette quatrième manche de la saison est une des très belles épreuves du calendrier mondial. C'est une course de vitesse pure, disputée dans un cadre superbe et sur des routes de terre sinueuses à souhait, dont le revêtement lisse autorise toutes les audaces. Un vrai Grand Prix de la glisse où priment la précision des trajectoires et la maîtrise des grandes dérives. Cette course a intégré pour la première fois le calendrier mondial en 1977 et est vite devenue une des courses favorites des meilleurs rallymen du monde. Peugeot et ses pilotes ont déjà signé de brillants résultats dans ce rallye. En octobre dernier à Auckland, la 206 WRC avait signé un retentissant doublé qui avait permis à Peugeot d'enlever son troisième titre constructeurs consécutif et à Marcus Grönholm de coiffer une deuxième couronne après celle déjà acquise en 2000... année où il était déjà monté sur la plus haute marche du podium à Aukland..

"Le Rallye de Nouvelle-Zélande est une course que nous chérissons, déclare Corrado Provera, Directeur de Peugeot Sport. Nous nous y rendons cette année avec l'objectif de gagner de nouveau, voire mieux encore. Richard (Burns) pourrait être un peu désavantagé par sa position de départ dans la première étape, au cas où les routes seraient sèches. Mais Marcus (Grönholm) et Harri (Rovanperä) n'auront pas ce handicap et, dans l'ensemble, nos trois pilotes ont tous des chances réelles de l'emporter."

Leader du Championnat Pilotes, Richard Burns conserve deux excellents souvenir du Rallye de Nouvelle-Zélande : en 1996, il avait conquis la première victoire mondiale de sa carrière. En 2001, un deuxième succès à Aukland avait largement contribué à sa remontée au Championnat Pilotes qu'il allait remporter. L'an dernier, pour sa première participation à ce rallye avec Peugeot, il se battait pour la victoire quand une spectaculaire sortie de route a anéanti ses espoirs. Cette année, une première victoire avec la 206 WRC sera de nouveau son objectif à Aukland : "Je suis vraiment impatient de disputer ce rallye que j'apprécie énormément. La seule inconnue cette année concernera l'état des routes par rapport à ma position de départ. Je serai le premier à m'élancer dans la première étape. Cette position pourrait me désavantager si les routes sont sèches. Dans une telle situation, je ferai le maximum pour me maintenir dans les trois premiers du classement provisoire au terme de la première étape. Mais les quelques secondes perdues en début de rallye pourraient être difficiles à récupérer sur Marcus ou Harri. C'est pourquoi, j'aimerais vraiment qu'il pleuve le premier jour."

Marcus Grönholm est un des experts de ce rallye de vitesse pure. "J'apprécie vraiment beaucoup cette épreuve ", admet-il. Auteur d'un brillant succès il y quelques semaines en Suède, Marcus a été frustré de ne pouvoir figurer aux avant-postes dans la manche suivante, en Turquie. Il aura l'occasion de prendre sa revanche aux antipodes.

Harri Rovanperä éprouve une énorme envie de bien faire. Malchanceux en Suède, où il a dû abandonner après avoir percuté la voiture de Juuso Pykalysto, immobilisée en travers de la route, il n'a pas fini le Rallye de Turquie alors qu'il menait les débats à mi-course. "Mais, je n'ai pas l'intention de ruminer ces mésaventures. Au départ d'une rallye de vitesse pure, comme en Nouvelle-Zélande, la meilleure approche est d'avoir envie de gagner et d'être totalement concentré sur son pilotage. Et de voir ensuite comment la course évolue...". En 2001, Harri Rovanperä avait signé le meilleur résultat pour Peugeot en terminant troisième derrière Colin McRae et Richard Burns. L'an dernier, il s'y était classé deuxième assurant ainsi le doublé pour Peugeot.

Source Peugeot