[Alliance] Fusion PSA - FCA - Stellantis

La gamme Peugeot, c'est 7 modeles en tout en comptant la variante SW de la 308.

La gamme electrique de BMW c'est 11 modeles. En comptant l'i4 qui s'arrete en fin d'année mais sans compter la i3 Touring qui arrive en fin d'année et les futures i4 coupé et cabriolet qui vont arriver en 2027.
 

Et oui, ce n'est pas tant sur l'electrique que l'offensive chinoise est la plus forte. Alors oui des marques comme Xpeng ou Zeeker font du 100% VE uniquement mais on est déjà sur un positionnement tarifaire relativement elevé (hors L03 d'entrée de gamme) et au final, on en voit pour ainsi dire pas ou tres peu.
Le gros des ventes de chinoises, c'est MG et BYD mais essentiellement sur des modeles hybrides.

Concernant les couts de production en France qui interdisent à Stellantis la production de petites voitures en France, comment font Renault avec R4/5 et Toyota avec la Yaris. Quoi que pour la Yaris, je crois qu'il n'y a plus que la Cross à Valenciennes et elle n'est clairement pas donnée comme l'ensemble de la gamme Toyota d'ailleurs. La aussi, c'est un peu prix Premium pour une finition un peu light mais ils ont la fiabilité et la réputation pour eux.
 
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Et oui, ce n'est pas tant sur l'electrique que l'offensive chinoise est la plus forte. Alors oui des marques comme Xpeng ou Zeeker font du 100% VE uniquement mais on est déjà sur un positionnement tarifaire relativement elevé (hors L03 d'entrée de gamme) et au final, on en voit pour ainsi dire pas ou tres peu.
Le gros des ventes de chinoises, c'est MG et BYD mais essentiellement sur des modeles hybrides.

Concernant les couts de production en France qui interdisent à Stellantis la production de petites voitures en France, comment font Renault avec R4/5 et Toyota avec la Yaris. Quoi que pour la Yaris, je crois qu'il n'y a plus que la Cross à Valenciennes et elle n'est clairement pas donnée comme l'ensemble de la gamme Toyota d'ailleurs. La aussi, c'est un peu prix Premium pour une finition un peu light mais ils ont la fiabilité et la réputation pour eux.
C'est une analyse implacable qui remet parfaitement les pendules à l'heure .
La précision de VVA22 sur les hybrides de BYD va d'ailleurs tout à fait dans ce sens : le marché se joue sur le rapport qualité-prix et l'adaptation aux besoins des clients, pas sur les grands discours politiques
Cet exemple de Renault avec les R4/R5 et de Toyota avec la Yaris à Valenciennes démonte totalement l'argument du "coût du travail en France" pour justifier la crise de Stellantis .
Si des concurrents directs parviennent à faire tourner leurs usines nationales avec succès, c'est que notre compétitivité n'est pas le vrai problème .
Le nœud du problème est industriel et commercial : un catalogue qui stagne (seulement 7 modèles chez Peugeot contre 11 électriques chez BMW) et des tarifs qui ont exclu la clientèle populaire .
L'avenir de nos quatre usines d'assemblage en France dépend uniquement de la pertinence des produits que la direction choisit d'y fabriquer.
 
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Extrait :

"Les industriels allemands sont entravés par leurs liens étroits avec la Chine.
En effet, les deux premiers actionnaires de Mercedes-Benz sont chinois (le groupe BAIC, avec 9,98 % du capital, et Li Shufu, le fondateur de Geely, avec 9,69 %). Par ailleurs, BMW a réalisé un quart de ses ventes en Chine l’an dernier et Volkswagen, 30 %. Le nouveau patron de BMW prône ainsi « la prudence » concernant la préférence européenne défendue par la France. "

7 modèles chez Peugeot contre 11 électriques chez BMW
Difficile de comparer la gamme d'un premium allemand et d'un généraliste français. Renault comme Peugeot sont hors jeu sur les hauts de gamme (limitation sur autoroutes, malus démentiel sur le thermique et le poids) cela fait longtemps que la France s'est suicidée dans le domaine de l'automobile, indépendamment de la stratégie de ses constructeurs, alors qu'autrefois il y avait un vrai potentiel (avec Bugatti, Facel Vega, Alpine, Matra...) même la 508 abandonnée récemment n'a pas grand rapport avec les 60X ou autre XM, CX et encore moins SM... Il suffit de regarder ce tableau comparatif pour voir que la production française est déjà en soin palliatif :

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Extrait :

"Les industriels allemands sont entravés par leurs liens étroits avec la Chine.
En effet, les deux premiers actionnaires de Mercedes-Benz sont chinois (le groupe BAIC, avec 9,98 % du capital, et Li Shufu, le fondateur de Geely, avec 9,69 %). Par ailleurs, BMW a réalisé un quart de ses ventes en Chine l’an dernier et Volkswagen, 30 %. Le nouveau patron de BMW prône ainsi « la prudence » concernant la préférence européenne défendue par la France. "


Difficile de comparer la gamme d'un premium allemand et d'un généraliste français. Renault comme Peugeot sont hors jeu sur les hauts de gamme (limitation sur autoroutes, malus démentiel sur le thermique et le poids) cela fait longtemps que la France s'est suicidée dans le domaine de l'automobile, indépendamment de la stratégie de ses constructeurs, alors qu'autrefois il y avait un vrai potentiel (avec Bugatti, Facel Vega, Alpine, Matra...) même la 508 abandonnée récemment n'a pas grand rapport avec les 60X ou autre XM, CX et encore moins SM... Il suffit de regarder ce tableau comparatif pour voir que la production française est déjà en soin palliatif :

Voir la pièce jointe 42728
Ton tableau historique est très intéressant, et personne ne nie le déclin des volumes de production nationaux depuis 20 ans .
Mais l'interview choc du patron de Stellantis, Antonio Filosa, parue ce matin , apporte un éclairage brûlant qui valide exactement ce que nous disions plus haut.
Filosa admet officiellement un « excès de capacité » dans les usines françaises.
Et quelle est sa solution pour éviter les fermetures ? Partager les lignes de production sous-utilisées avec des partenaires pour qu'ils viennent assembler leurs modèles en France.
Qui sont ces partenaires ? Les Chinois de Leapmotor et Dongfeng.

On est en plein dans le cœur du sujet : ce ne sont pas les théories politiques de Bruxelles qui saturent ou vident nos usines.
C'est le résultat d'une stratégie interne qui a tellement déconnecté ses produits du marché populaire qu'elle est aujourd'hui réduite à louer l'outil industriel français aux constructeurs chinois pour sauver les meubles et éviter le naufrage.

C'est la preuve par l'actualité que la direction doit revoir de fond en comble son logiciel.
 
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ustement, parlons du reste de la sphère Stellantis.
Le sujet de départ concerne la mise à l'arrêt temporaire de 4 usines d'assemblage en France.
Ce ne sont ni les nouveautés de RAM aux États-Unis, ni celles de Maserati qui vont saturer les lignes de production de nos usines françaises.
L'immobilisme sur les segments populaires en Europe (Peugeot, Citroën) a un impact direct sur l'outil industriel national.
Ouah, effectivement, là, tu as balayé toute la sphère Stellantis, en citant 2 marques sur 14 ! (et volontairement tu prends celles que USA, c'est dire la hauteur et la justesse des propos)
 

Ouah, effectivement, là, tu as balayé toute la sphère Stellantis, en citant 2 marques sur 14 ! (et volontairement tu prends celles que USA, c'est dire la hauteur et la justesse des propos)
Citer deux exemples hors d'Europe servait précisément à illustrer qu'on ne sature pas des lignes de production françaises avec des modèles destinés à d'autres continents.
L'important n'est pas le nombre de logos sur un organigramme, mais les volumes réels qui sortent de nos usines.
Et sur la justesse des propos, l'actualité de ce matin apporte une réponse définitive. Dans son interview au Parisien, le directeur général de Stellantis, Antonio Filosa, reconnaît officiellement un « excès de capacité »sur les sites français.
Sa solution pour préserver ces usines ?
Partager les lignes de production sous-utilisées avec des partenaires extérieurs, à savoir les Chinois de Leapmotor et Dongfeng, pour qu'ils viennent y assembler leurs voitures.
Quand la direction en est réduite à louer l'outil industriel national à des constructeurs chinois pour combler le vide, c'est bien la preuve d'un problème stratégique interne majeur sur la gamme européenne.
Les invectives habituelles n'y changeront rien.
 

Désolé mais les articles du Figaro continuent à s'inviter dans le sujet :

20.000 contre 31.000 dollars : l’énorme écart de coût de production d’une voiture électrique entre la Chine et l’Europe

Renault choisit l’Espagne pour produire moins cher ses voitures électriques
 

Désolé mais les articles du Figaro continuent à s'inviter dans le sujet :

20.000 contre 31.000 dollars : l’énorme écart de coût de production d’une voiture électrique entre la Chine et l’Europe

Renault choisit l’Espagne pour produire moins cher ses voitures électriques
Merci pour ces articles du Figaro, ils illustrent de façon remarquable ce que nous expliquons depuis le début.
L'exemple de Renault avec l'Espagne est d'ailleurs le parfait reflet d'une stratégie industrielle active.
Face à l'écart de coût avec la Chine (31 000 contre 20 000 ), la direction de Renault ne se contente pas de blâmer Bruxelles.
Elle agit concrètement sur son outil industriel européen pour produire des Scénic et des Rafale électriques à des coûts inférieurs afin de rester compétitive.
Cela nous ramène directement aux choix opérationnels de Stellantis.
La contrainte des coûts sur le Vieux Continent est la même pour tout le monde.
La différence majeure réside dans la réactivité : d'un côté, on a un constructeur qui modernise ses usines et adapte sa production (Renault), et de l'autre, un groupe qui a gelé le renouvellement de ses gammes populaires en Europe tout en appliquant des tarifs hors sol.
Quand la stratégie produit flanche au point de créer un "excès de capacité", on en est réduit à louer ses lignes de montage françaises à la concurrence chinoise (Leapmotor, Dongfeng) pour éviter les fermetures, comme vient de l'admettre Antonio Filosa.

C'est bien la gestion interne de la direction qui dicte le destin de nos usines.
 

Et sur la justesse des propos, l'actualité de ce matin apporte une réponse définitive. Dans son interview au Parisien, le directeur général de Stellantis, Antonio Filosa, reconnaît officiellement un « excès de capacité »sur les sites français.
Sa solution pour préserver ces usines ?
Partager les lignes de production sous-utilisées avec des partenaires extérieurs, à savoir les Chinois de Leapmotor et Dongfeng, pour qu'ils viennent y assembler leurs voitures.
Quand la direction en est réduite à louer l'outil industriel national à des constructeurs chinois pour combler le vide, c'est bien la preuve d'un problème stratégique interne majeur sur la gamme européenne.
Tu as raison, vaut mieux les fermer, les usines, plutôt que de les partager (les ouvrir) à des constructeurs externes, fussent-ils chinois.
Ca, ce serait du tonnerre, un vrai progrès social :kaola:
ON voit là bien l'art (très français) de tout critiquer, mais sur des sujets où on ne ferait pas mieux, voire pire.
Et donc, VW a aussi un très gros problème stratégique alors, puisque 4 usines sont sur la sellette.
A moins que les déboires de VW, Stellantis et d'autres ne soient dus en partie à la décision calimiteuse de l'UE ?
Ah non, tu vas encore nous sortir que les décisions de l'UE n'y sont pour rien, les surtaxes imposées par Donald n'ont eu aucun effet sur les constructeurs "américains" qui produis(ai)ent au Canada et au Mexique. Non, non, tout est de la faute des dirigeants des entreprises, en aucune façon certaines décisions "politiques" y sont pour quelque chose ...