[Technologies] Stellantis et les voitures électriques

Oui bien sûr. Avec une borne située à 1 km, qui ne fait que du 22 kW dans le meilleur des cas, le papy de 80 ans, par -5° en hiver, va emmener sa voiture, la brancher, faire son km à pieds,
Bon bah comme d'habitude tu n'as pas lu mon post en entier 🤡

Ton papy a pas besoin de recharger dans sa rue ou a la borne a 2km .... il recharge quand il ira se garer a l’hôpital, en ville a côté de sa pharmacie, au supermaché en faisant ses courses, etc.....
Et pas besoin de recharger chaque jour 🤡
 
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Mince mes 2 VE ont une batterie européenne. (Avec des cellules asiatiques sur la i4 d’origine Samsung).
Il n'y a rien d'européen dans les batteries de tes deux véhicules : BMW se fournit chez Samsung et Ford Europe chez CATL.:spamafote:
La techno est totalement extra européenne.
C'est moins grave avec Samsung car la Corée du Sud comme le Japon sont "intégrés dans les circuits occidentaux".
Pour CATL, tu as fait le bonheur des héritiers de Mao.:lol:
 
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Il y en a qui s'en accomodent

Automobile : Volkswagen ambitionne d’exporter 300.000 véhicules par an depuis la Chine d'ici 2030

Pas très glorieux pour VW, qui boit la tasse en Chine, certes biens après les français, mais la dégringolade est vertigineuse : après avoir été longtemps le leader du marché chinois, VW est désormais surclassé par BYD et Geely.
Les allemands, qui s'étaient déjà bien illustrés lors du "Diesel Gate", portent également une lourde responsabilité dans le chaos de l'industrie automobile européenne.
VW cherche à se sauver par tous les moyens, la méthode important peu.
 
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Idem pour


Fandroid, le "média fanboy du VE".
Faire un article sur le Jaecoo 5 aux prestations aussi médiocres, c'est quasiment du publi-reportage.:lol:
Niveau crédibilité, on est proche du zéro
 
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La (petite ou pas 🙃 ) différence avec le thermique, c'est que tu n'es dépendant qu'une fois a la production.
Et idem avec le thermique, sans la Chine tu n'aura pas plus de thermique dans la rue.

Mais une fois la voiture dans ton garage (ou dans ta rue pour faire plaisir a George), tu n'es plus aussi dépendant des soubresauts mondiaux.
Non justement.
Quant tu externalises 40 à 50% de la valeur ajoutée d'un produit comme l'automobile, qui plus est à une puissance comme la Chine, tu organises ton appauvrissement sur le long terme.

Il faudra aussi que tu m'expliques en quoi la Chine maitrise le moteur thermique, cela m'intéresse.
 
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Quand tu achètes un VE, la dépendance à la Chine a lieu une seule fois, le jour de la fabrication. Ensuite, pendant 15 ans, ta voiture roule avec de l'électricité produite localement chez nous.
Avec le thermique, tu dépends d'un flux continu : tu dois remettre une pièce dans la machine tous les 800 km auprès de pays producteurs de pétrole qui te tiennent par les barils tous les jours de l'année. Si la Chine coupe les ponts, on a du mal à acheter des voitures neuves (électriques comme thermiques, vu l'électronique). Si le Moyen-Orient coupe les vannes, le pays entier est paralysé en trois semaines. Le choix est vite fait.

Tu oublies que la France ne se fournit que très marginalement en pétrole en provenance du Moyen Orient : l'essentiel du brut provient d'Afrique (+/- 36%), des Etats Unis (+/- 25%), le Kazakhstan (15%), la Norvège (+/-10%) et enfin le Moyen-Orient (env 10%).
La dépendance au pétrole, c'est juste au niveau de l'extraction : ce n'est pas l'activité la plus intéressante.
La plus-value, elle est apportée par l'activité de raffinage qui est assurée par les installations en France ; cela fait travailler toute l'industrie pétrochimique avec les emplois qui en résultent.
La pénurie que tu évoques, cela relève davantage d'un fantasme.

Concernant le risque de paralysie, il faudrait peut-être évoquer les conséquences d'un accident sérieux dans une centrale nucléaire française...
Ce n'est évidemment pas à souhaiter.
Mais il n'y a pas si longtemps une certaine élite française était entrée dans une logique de fin du nucléaire avec les conséquences qui en résultent : ralentissement des investissements, abandon progressif des filières de formation, non-remplacement d'ingénieurs et de techniciens très qualifiés.
Comme d'habitude, les pertes de savoir-faire et de compétence sont importantes et les risques d'incidents dans des centrales vieillissantes augmentent de facto...
Pas certain qu'en cas d'incident grave, tout se passe si bien dans une France et une Europe accro à l'électricité tous azimuts.

La prudence commande de ne jamais parier sur une seule solution et de ne jamais mettre tous ses œufs dans le même panier.
L'Europe est la seule zone à vouloir imposer le 100% électrique : ce n'est pas le cas aux USA/Canada/Mexique, ni en Chine où les pouvoirs publics font la promotion des NEV (New Energy Véhicules), c'est à dire les VE, mais aussi les hybrides HEV, PHEV, REEV et autres.
Je ne parle pas de la Corée ni du Japon ni de l'Asie au sens large et encore moins des continents africain et d'Amérique du Sud.
 
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Non justement.
Quant tu externalises 40 à 50% de la valeur ajoutée d'un produit comme l'automobile, qui plus est à une puissance comme la Chine, tu organises ton appauvrissement sur le long terme.

Il faudra aussi que tu m'expliques en quoi la Chine maitrise le moteur thermique, cela m'intéresse.
Sans doute comme l'ordi avec lequel tu es sur ce forum. Toute l'électronique ou presque vient de Chine ( et nombre de puces, enfin les plus performantes , elles de Taiwan...qui les fabrique avec l'aide matériel de gravure quasi unique origine des Pays-Bas !! ) . Or n'importe qu'elle auto actuelle est bourrée de composants qui viennent donc de Chine.
 
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La majorité des foyers français peuvent transitionner sans problématique particulière, et cela se voit dans les chiffres de vente mensuels.
Il faut rajouter que les chiffres mensuels s'inscrivent dans une marché automobile en forte contraction (entre 20 et 25% de baisse par rapport à 2019), avec des aides considérables en faveur du VE, une opération annuelle de leasing social (qui va bientôt se transformer en droit acquis), et un système fiscal pénalisant lourdement toutes les autres énergies.
Heureusement qu'il y a des immatriculations en hausse .
Bon on a de la chance, nos finances publiques sont saines et permettent toutes ces largesses. :lol:
 

Tu oublies que la France ne se fournit que très marginalement en pétrole en provenance du Moyen Orient : l'essentiel du brut provient d'Afrique (+/- 36%), des Etats Unis (+/- 25%), le Kazakhstan (15%), la Norvège (+/-10%) et enfin le Moyen-Orient (env 10%).
La dépendance au pétrole, c'est juste au niveau de l'extraction : ce n'est pas l'activité la plus intéressante.
La plus-value, elle est apportée par l'activité de raffinage qui est assurée par les installations en France ; cela fait travailler toute l'industrie pétrochimique avec les emplois qui en résultent.
La pénurie que tu évoques, cela relève davantage d'un fantasme.

Concernant le risque de paralysie, il faudrait peut-être évoquer les conséquences d'un accident sérieux dans une centrale nucléaire française...
Ce n'est évidemment pas à souhaiter.
Mais il n'y a pas si longtemps une certaine élite française était entrée dans une logique de fin du nucléaire avec les conséquences qui en résultent : ralentissement des investissements, abandon progressif des filières de formation, non-remplacement d'ingénieurs et de techniciens très qualifiés.
Comme d'habitude, les pertes de savoir-faire et de compétence sont importantes et les risques d'incidents dans des centrales vieillissantes augmentent de facto...
Pas certain qu'en cas d'incident grave, tout se passe si bien dans une France et une Europe accro à l'électricité tous azimuts.

La prudence commande de ne jamais parier sur une seule solution et de ne jamais mettre tous ses œufs dans le même panier.
L'Europe est la seule zone à vouloir imposer le 100% électrique : ce n'est pas le cas aux USA/Canada/Mexique, ni en Chine où les pouvoirs publics font la promotion des NEV (New Energy Véhicules), c'est à dire les VE, mais aussi les hybrides HEV, PHEV, REEV et autres.
Je ne parle pas de la Corée ni du Japon ni de l'Asie au sens large et encore moins des continents africain et d'Amérique du Sud.
Dire qu'une pénurie de pétrole relève du fantasme, c'est quand même avoir la mémoire très courte.
Tu oublies un peu vite les grèves de raffineries de 2022 et 2023 où il a suffi de quelques jours de blocage des terminaux français pour paralyser des régions entières, créer des files d'attente monstres et forcer le gouvernement à puiser dans les stocks stratégiques.
Pas besoin d'une guerre au Moyen-Orient pour bloquer , une crise sociale ou géopolitique sur nos voies d'importation suffit.
Quant au couplet sur le nucléaire vieillissant, agiter le drapeau rouge d'un « accident sérieux » pour disqualifier l'électrique est un peu facile.
Si le réseau électrique français venait à s'effondrer au point de ne plus pouvoir charger les voitures, rassure-toi : plus aucune pompe à essence ne distribuerait de carburant non plus dans les stations-services, puisque les cuves fonctionnent... à l'électricité. Dans les deux cas, on est logés à la même enseigne.
 

Il faut rajouter que les chiffres mensuels s'inscrivent dans une marché automobile en forte contraction (entre 20 et 25% de baisse par rapport à 2019), avec des aides considérables en faveur du VE, une opération annuelle de leasing social (qui va bientôt se transformer en droit acquis), et un système fiscal pénalisant lourdement toutes les autres énergies.
Heureusement qu'il y a des immatriculations en hausse .
Bon on a de la chance, nos finances publiques sont saines et permettent toutes ces largesses. :lol:

Concernant l'état du marché, le contexte reste très différent entre 2019 et aujourd'hui. Différentes crises sont passées par là, et acheter une voiture est d'une part plus difficile, et d'autre part moins prioritaire pour une partie de la population.
Toutefois, il ne faut pas négliger le fait que ces tendances (baisse du volume global, hausse du BEV et effondrement du ICE) sont similaires en Europe, alors que les fiscalités locales sont souvent très différentes. Donc le système d'incitation français explique une partie de l'engouement, mais une partie seulement.

Et surtout, la fiscalité française va répondre à la seule contrainte de coût. Si les voitures électriques était si mauvaises et contraignantes que cela, elles ne se vendraient pas, malgré les aides. Or, la demande augmente (certes bien aidée par le choc pétrolier en cours), alors que les niveaux d'incitation ont tendance à baisser (suppression de l'abattement sur le cheval fiscal quasiment partout, le débat sur la suppression des ZFE rend moins urgent le besoin d'équipement en véhicules fortement électrifiés, et le malus reste très raisonnable ou inexistant sur les mHEV ou HEV, et remboursable pour les familles nombreuses), ou se font de plus en plus ciblés (aide spécifique pour les gros rouleurs ou certains professionnels, leasing social qui ne va pas représenter plus de 10% du volume BEV cette année).
Enfin, le taux de fidélisation (renouvellement d'un BEV par un autre BEV) est de plus de 90%, ce qui montre bien que les possesseurs d'une voiture électrique, qui ont été peut-être attirés par l'aide financière pour la première, sont convaincus dans l'usage pour ne pas repasser sur du thermique ou de l'hybride sur la suivante. Ce qui rend la majorité de ces discussions un peu stériles.


Pour la dépendance à la Chine, qui serait plus importante sur un BEV que sur un ICE, c'est un faux débat. Comme expliqué plus haut, l'industrie automobile européenne est déjà dépendante de la Chine, et plus largement des pays asiatiques, sur l'électronique, mais aussi sur l'acier (l'acier ou l'aluminium chinois représentent environ la moitié du marché mondial), le vitrage (Fuyao possède environ un tiers du marché de première-monte aujourd'hui), ou sur la conception même des véhicules.
De ce fait, malgré la meilleure expertise des européens sur le thermique, produire une voiture thermique de grande diffusion sans la Chine est déjà quasiment impossible.
Le BEV renforce la dépendance à cause des batteries principalement mais (i) s'en offusquer tout en occultant la dépendance générale de l'industrie est assez fort de café (ii) l'Europe a une capacité d'innovation qui peut permettre de réduire cette dépendance (batteries au sodium, moteurs sans terres rares par exemple) (iii) à défaut elle peut au moins imposer l'assemblage des cellules en Europe, ce qui est déjà plus ou moins le cas. Mais il faut la volonté politique de recréer des filières, des offres de formation, et une stratégie industrielle.
 

.. il recharge quand il ira se garer a l’hôpital, en ville a côté de sa pharmacie, au supermaché en faisant ses courses
Encore une fois tu crois que tout le monde est comme toi
Pour le papy dont je parle (ok, c'est un cas particulier, mais il est loin d'être le seul dans ce cas), ses courses ? Livrées chez lui, tout comme ses repas du midi (CCAS). Quand à ses RDV médicaux, ce sont ses enfants qui l'emmènent la plupart du temps.
Et pour l'hôpital, on rigole. Voici ce qu'il y a à l'hôpital de notre coin :
1793350333341.png

C'est fou, hein, une borne de 7,4 kW, avec ça on va aller loin ... (et pourtant l'hôpital n'est pas si vieux)
Sa voiture actuelle, il ne l'utilise pas beaucoup, c'est sûr, mais quand il veut l'utiliser, il ne veut pas devoir tomber en rade, ou perdre 1/2h pour la recharger (si c'était une BEV).
Et c'est cela qu'il m'a dit.
 

Fandroid, le "média fanboy du VE".
Faire un article sur le Jaecoo 5 aux prestations aussi médiocres, c'est quasiment du publi-reportage.:lol:
Niveau crédibilité, on est proche du zéro
Tout à fait. Et au départ, Frandroid devait parler de ... Android. Ils feraient mieux de se cantonner à cela plutôt que de sortir des articles sur tout ce qui se passe, sans rien y connaître
1793350570196.png
 


Je résume la vie de ton papy : ses courses sont livrées, ses repas sont apportés par le CCAS, et ses enfants l'emmènent à l'hôpital. Mais d'après toi, son problème existentiel numéro un dans la vie, c'est de tomber en rade avec un VE parce que la borne de l'hôpital fait 7,4 kW ?
Faut arrêter de créer des scénarios catastrophes pour justifier ton anti-VE primaire. Un profil qui roule si peu recharge sa voiture chez lui sur une simple prise domestique une fois par mois, ou laisse ses enfants s'en occuper quand ils la prennent. Le problème n'est pas la borne .
 
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Dire qu'une pénurie de pétrole relève du fantasme, c'est quand même avoir la mémoire très courte.
Tu oublies un peu vite les grèves de raffineries de 2022 et 2023 où il a suffi de quelques jours de blocage des terminaux français pour paralyser des régions entières, créer des files d'attente monstres et forcer le gouvernement à puiser dans les stocks stratégiques.
Pas besoin d'une guerre au Moyen-Orient pour bloquer , une crise sociale ou géopolitique sur nos voies d'importation suffit.
Quant au couplet sur le nucléaire vieillissant, agiter le drapeau rouge d'un « accident sérieux » pour disqualifier l'électrique est un peu facile.
Si le réseau électrique français venait à s'effondrer au point de ne plus pouvoir charger les voitures, rassure-toi : plus aucune pompe à essence ne distribuerait de carburant non plus dans les stations-services, puisque les cuves fonctionnent... à l'électricité. Dans les deux cas, on est logés à la même enseigne.
Dans le cas que tu évoques, le blocage provient de grèves, pas de pénuries à cause d'évènements géotratégiques.
Des grèves, tu peux aussi en avoir chez le principal producteur d'électricité en France...
Il me semble qu'avec la SNCF on a encore de gros bataillons qui croient au grand soir chez le principal producteur d'électricité en France.

Quant à la situation actuelle du nucléaire français, je maintiens que les décisions politiques de ces dernières années ont fragilisé l'éco-système.
Il suffit de discuter avec des professionnels du secteur pour s'en convaincre, et se rappeler le petit épisode que nous avons traversé lors du déclenchement de la guerre en Ukraine où la France s'est fait un peu peur avec sa production d'électricité à cause de centrales en entretien prolongé...
Tu peux être très favorable au tout électrique, ce qui est respectable, mais il faut aussi faire preuve d'honnêteté intellectuelle et reconnaitre que tout n'est pas forcément optimal.
Je te précise également que je ne cherche pas à "disqualifier" l'électrique : je suis contre le 100% électrique, ce qui est très différent.
 

Oui il est urgent de relancer le nucléaire et d'en faire le producteur principal toujours ( en mettant en place des niveaux de sécurité maximum encore plus que maintenant) avec en complément du renouvelable à grande échelle fiable. Et surtout réduire autant que possible les surconsommations inutiles ( et entre autre pompes a chaleur "chinoises" de merde out !, habitations gouffre à énergie à raser et pas de rénovations de truands de l'immobilier ...autant rêver hélas). L'avenir c'est l'énergie et l'environnement le probleme , pas les blablas sur les étrangers etc, les raseurs gratis facon ED ou EG out ) sinon dans 20 ans nos enfants n'auront que les russes ou les americains comme dirigeants totalitaires !!! :lol: et une planete de toute facon plus difficile à vivre quoi qu'il arrive
 
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a France s'est fait un peu peur avec sa production d'électricité à cause de centrales en entretien prolongé...
C'est pour ça qu'il faut continuer de développer les renouvelables et mettre a jour le réseau de transport d'électricité.
Et aussi développer les habitats passifs et a énergie positive.

Ne compter que sur une source (le nucléaire) est toujours une impasse.
Mais entre : atomes, vents, soleil, gaz, lacs d'altitude, rivières, marées, .... tu as des sources variées de production d'électrons.

Appliqué a l'auto :
Avec le pétrole, tu n'as qu'une source : le pétrole. Alors qu'avec ta voiture électrique elle peut carburer : au soleil, au vent, au atomes, au gaz, aux marées, ....
 

Concernant l'état du marché, le contexte reste très différent entre 2019 et aujourd'hui. Différentes crises sont passées par là, et acheter une voiture est d'une part plus difficile, et d'autre part moins prioritaire pour une partie de la population.
Toutefois, il ne faut pas négliger le fait que ces tendances (baisse du volume global, hausse du BEV et effondrement du ICE) sont similaires en Europe, alors que les fiscalités locales sont souvent très différentes. Donc le système d'incitation français explique une partie de l'engouement, mais une partie seulement.

Et surtout, la fiscalité française va répondre à la seule contrainte de coût. Si les voitures électriques était si mauvaises et contraignantes que cela, elles ne se vendraient pas, malgré les aides. Or, la demande augmente (certes bien aidée par le choc pétrolier en cours), alors que les niveaux d'incitation ont tendance à baisser (suppression de l'abattement sur le cheval fiscal quasiment partout, le débat sur la suppression des ZFE rend moins urgent le besoin d'équipement en véhicules fortement électrifiés, et le malus reste très raisonnable ou inexistant sur les mHEV ou HEV, et remboursable pour les familles nombreuses), ou se font de plus en plus ciblés (aide spécifique pour les gros rouleurs ou certains professionnels, leasing social qui ne va pas représenter plus de 10% du volume BEV cette année).
Enfin, le taux de fidélisation (renouvellement d'un BEV par un autre BEV) est de plus de 90%, ce qui montre bien que les possesseurs d'une voiture électrique, qui ont été peut-être attirés par l'aide financière pour la première, sont convaincus dans l'usage pour ne pas repasser sur du thermique ou de l'hybride sur la suivante. Ce qui rend la majorité de ces discussions un peu stériles.


Pour la dépendance à la Chine, qui serait plus importante sur un BEV que sur un ICE, c'est un faux débat. Comme expliqué plus haut, l'industrie automobile européenne est déjà dépendante de la Chine, et plus largement des pays asiatiques, sur l'électronique, mais aussi sur l'acier (l'acier ou l'aluminium chinois représentent environ la moitié du marché mondial), le vitrage (Fuyao possède environ un tiers du marché de première-monte aujourd'hui), ou sur la conception même des véhicules.
De ce fait, malgré la meilleure expertise des européens sur le thermique, produire une voiture thermique de grande diffusion sans la Chine est déjà quasiment impossible.
Le BEV renforce la dépendance à cause des batteries principalement mais (i) s'en offusquer tout en occultant la dépendance générale de l'industrie est assez fort de café (ii) l'Europe a une capacité d'innovation qui peut permettre de réduire cette dépendance (batteries au sodium, moteurs sans terres rares par exemple) (iii) à défaut elle peut au moins imposer l'assemblage des cellules en Europe, ce qui est déjà plus ou moins le cas. Mais il faut la volonté politique de recréer des filières, des offres de formation, et une stratégie industrielle.
Je ne suis pas trop convaincu par ce que tu avances.

Le marché français du VE est un marché ultra subventionné et l'Etat a instauré des distorsions de concurrence entre les énergies en ne favorisant qu'une seule d'entre elles. Aujourd'hui, les bonus/malus CO2 et le malus au poids ont condamné tout ce qui permettait de proposer des voitures différentes : plus de sportives thermiques, quasi disparition des motorisations au-dessus de 4 cylindres, mise au ban du diesel et du thermique essence pur ICE, etc..
Plus tu montes en gamme, et plus la fiscalité est confiscatoire, comme c'est le cas des PHEV qui ont droit au malus au poids qui les condamnent à la confidentialité alors que les VE pourtant plus lourds en sont exemptés. On attend toujours des explications de Bercy sur la cohérence d'un tel système : soit le poids est considéré comme un problème de fonds pour l'automobile et on taxe tout quelle que soit l'énergie, soit on ne taxe rien.
Concernant le taux de fidélité que tu évoques, je peux comprendre que certains restent par conviction sur du BEV, mais désolé une partie non négligeable le fait aussi parce que la "carotte de la subvention" est difficile à ignorer : c'est une spécialité bien française de toujours chercher des aides et avantages de l'Etat, aussi bien chez les ménages aisés que chez les plus modestes.
Concernant le marché européen, il n'y a pas d'augmentation de la part du VE partout en Europe : l'Italie, l'Espagne restent très en retrait et l'Allemagne retrouve de la croissance uniquement parce que de nouvelles aides en faveur du VE ont été mises en place. Avant cela, les ventes de VE accusaient un repli très significatif outre Rhin.

Concernant l'aspect dépendance technologique, vous êtes un certain nombre à vouloir "noyer le poisson" et mettre le "problème sous le tapis" en refusant de voir la réalité et les conséquences qui en résultent.
La Chine n'a jamais été en mesure de contester la suprématie de l'Europe (et des acteurs japonais, américains et coréens) en matière de motorisations thermiques et ses dérivés hybrides. Tu peux très bien faire "ton marché" de certains composants en Asie (cela n'a jamais été exclusif) et détenir et maintenir une avance technologique parce que tu maitrises depuis plusieurs décennies tout l'écosystème : conception des moteurs, amélioration continue grâce à un environnement dédié favorable à l'innovation, expérience et structures industrielles, etc.. Par ailleurs vous avez tendance à considérer que l'Europe ne disposerait plus de fournisseurs ni d'équipementiers alors que la réalité est toute autre. Il suffit de voir les débats actuellement en cours sur le "made in Europe", où les équipementiers et fournisseurs souhaitent une approche plus restrictive du contenu européen alors que les constructeurs sont partisans d'une définition bien moins contraignante (ce qui leur permettraient de faire leur "petite tambouille discrète" avec les acteurs chinois...)
Le passage au tout électrique a été imposé par l'Europe sans étude d'impact préalable. La conséquence, c'est qu'on a basculé dans un système où une partie essentielle de la valeur ajoutée d'une voiture est désormais captée par la Chine car un VE n'a rien à voir avec un véhicule thermique. Non seulement la technologie est différente (batterie/moteur/software autant de domaines dans lesquels les acteurs européens n'avaient aucun savoir-faire) mais elle implique de maitriser également tout un éco-système en amont et en aval (le raffinage des métaux et des différents composants des batteries). Désormais, il ne s'agit plus d'acheter des composants à droite à gauche, mais de se fournir en pack technologique essentiel et fortement valorisé (la batterie et le SDV) dans lequel les acteurs européens n'ont plus la main et accusent un retard difficile à combler.

Je voudrais bien partager ton optimisme sur les capacités de l'Europe à innover pour refaire son retard sur la Chine, mais tout cela repose aussi sur le postulat que la Chine stagnerait ou régresserait et que l'Europe organise un éco-système favorisant ses constructeurs et que ceux-ci reviennent dans la course.
Pour l'instant, il n'y a aucun signe qui permette d'être rassuré sur ces différents points.
 

La Chine n'a jamais été en mesure de contester la suprématie de l'Europe (et des acteurs japonais, américains et coréens) en matière de motorisations thermiques et ses dérivés hybrides.

Alors revenons aux machines à vapeur parce que c'est nous les français qui les avons inventés et nous pourrions ainsi rester les meilleurs.

Il paraît que les problèmes principaux de l'humanité ce sont la pollution et l'énergie !
Un moteur électrique c'est 90% de rendement quand un moteur thermique gaspille plus de la moitié du pétrole qu'il consomme. Nous savons produire de l'énergie électrique et nous avons sur étagère de quoi alimenter des centrales nucléaires de 4ème génération pour des milliers d'années et peut-être un jour de faire fonctionner des réacteur de fusion nucléaire, alors que les ressources fossiles se comptent au mieux en dizaines d'années...
Donc une fois n'est pas coutume l'UE a donné une impulsion intelligente et sans alternative vers l'électricité. C'est à elle de protéger son industrie et ses populations pour ne pas le transformer en catastrophe, (Il me semble que c'était le cheval de bataille de Tavarès).

En Chine, ils sont plus nombreux mieux éduqués et par la dictature, ont une organisation politique qui les conduits de gré ou parfois de force et surtout sans opposition vers une suprématie économique mondiale, que notre propre organisation politique ne semble pas en volonté de contester, par incapacité ou par intérêt.

En 1973, Alain Peyrefitte ancien ministre du Général de Gaulle a écrit un essai "Quand la Chine s'éveillera, le monde tremblera" où il expliquait précisément ce qui allait se passer et se déroule sous nos yeux depuis des années, un rouleau compresseur technologique qui balaie tout sur son passage.
Le cas typique est Alsthom qui leur donne sa technologie du TGV espérant conserver son avance technique, l'inverse s'est produit, ils ont assimilé et pris l'ascendant technique. Sur l'industrie automobile électrique sauf erreut de ma part c'est Tesla qui a joué le rôle d'Alsthom, et ils sont devenus les maîtres de ces technologies dont au départ on ne leur confiait que le rôle de production.

batterie/moteur/software autant de domaines dans lesquels les acteurs européens n'avaient aucun savoir-faire)

Je ne suis pas d'accord, on avait tous les savoir-faire, on n'est juste incapable de faire la révolution que suppose l'adoption d'une nouvelle technologie, qui bouscule des intérêtsbien établis... Renault-Nissan a été pionnier dans le VE, mais c'est Tesla aux US qui a réussi en poussant tout les concepts importants sans le poids du passé thermique et n'a pas hésité à produire directement en Chine, alors que les géants locaux restent accrochés à leur rocher de gros 4x4 propulsés par des V8, et par la volonté de Trump ne seront pas (tout de suite) mis en concurrence avec des fabrications chinoises.

Il y a déjà plusieurs années que j'avais vu une vidéo d'un prototype de Peugeot (3008 II) équipé de multiples appendices techniques emmenant des journalistes en conduite autonome, de Vélizy à Rennes sans intervention du conducteur, (certes l'itinéraire n'est pas le plus complexe).
Il est significatif que Stellantis viennent d'annoncer un partenariat avec une société de logiciel chinoise pour implanter leur application de véhicule autonome sur ses plateformes pour la région Ile-de-France.
Rappelons aussi que Bolloré est le premier à avoir commercialisé des véhicules avec des batteries à électrolyte solide, qu'il a l'ambition de pousser vers de nouvelles performances avec l'aide... des chinois.
 

Les blocages de raffineries en 2022 et 2023 étaient des crises de distribution internes, liées à des mouvements sociaux, et non un épuisement ou un embargo sur le pétrole brut. Les stocks stratégiques de l'État sont précisément là pour pallier ces frictions à court terme.
Concernant l'argument des pompes à essence qui s'arrêtent en cas de panne de réseau électrique : c'est tout à fait vrai, et cela prouve bien l'interdépendance de nos systèmes. Si l'électricité flanche, c'est l'ensemble de l'économie qui s'arrête (stations, terminaux de paiement, logistique). Raison de plus pour avancer prudemment sur l'électrification totale de nos modes de transport sans avoir consolidé à 100 % la robustesse de notre production électrique.