Et tu crois que produire plus de voiture à cette époque aurait résolu le problèmes ?
L'avenir de l'automobile en Europe et de ses équipementiers se joue dans le futur pas dans le passé. Tous les dirigeants de ces périodes sur lesquels vous gémissez ne sont plus là. La question n'est plus de falloir ce qu'il fallait faire mais ce qu'il faut faire aujourd'hui et demain.
Chez Stellantis, Filosa est aux manettes désormais, et c'est à lui de mener Stellantis désormais et justement c'est le sujet de la file ça tombe bien et ne crois pas que les décisions sont facile. Dans un groupe mondial les décisions peuvent être très brutales pour les points faibles surtout si la tête du groupe se trouve aux Etats Unis.
A l'occasion du Salon de l'Automobile la presse s'empare logiquement du sujet automobile et se trouve plutôt sur la ligne de mes posts que vous avez tous chercher à ridiculiser plutôt que de se demander si une décision différente en 2016 aurait pu éviter la catastrophe actuelle.
Il y a un intéressant article dans mon quotidien local et il est apparemment intégralement accessible sans abonnement :
Un extrait :
Comment expliquer cette progression spectaculaire ? Pour Bernard Jullien, économiste spécialiste du secteur automobile, l’Europe a fait preuve de mollesse :
« Comme le disait il y a presque cinq ans Thierry Breton, commissaire européen au marché intérieur, on a fait preuve d’une grande naïveté en Europe, une naïveté qui n’existe pas dans d’autres régions du monde : nous nous sommes peu protégés. » Bernard Jullien observe que les Japonais avaient mis plus de 30 ans à atteindre les 10 % de parts de marché.
« Aujourd’hui, les barrières douanières décidées sur les voitures électriques chinoises ne suffisent plus : ce sont des droits de douane ridicules. Et il n’y a aucune taxe à l’importation sur les hybrides et rechargeables. Alors qu’il y a urgence à protéger ce secteur qui emploie 13,6 millions de personnes en Europe. Il faut endiguer le tsunami ».
Et la fin :
L’offensive des Chinois repose sur une stratégie simple : vendre à tout prix. Ce qu’explique clairement Bernard Jullien :
« Les Chinois ont construit ces dernières années des usines automobiles à tout-va. Aujourd’hui, ils ont sur leur sol de quoi produire 45 millions de voitures par an. Et leur marché intérieur n’en absorbe que 28 millions. L’excédent, il faut qu’ils l’exportent. Même en bradant les prix ».
Tiens, cet excédent, c’est 17 millions. À peu près le nombre de voitures vendues par an en Europe…
La veille il y avait un autre article qui tentait d'expliquer pourquoi la France est le seul pays qui n'a pas récupéré son niveau de vente de 2019 :
Je ne peux pas exprimer mon avis sur les raisons avancées, mais dans un pays où on vend moins de véhicules avec la pression croissante des étrangers qui fabriquent dans de meilleures conditions il n'est pas difficile de voir que c'est la principal cause de la chute et ne me sortez pas que Renault fait beaucoup mieux (ce qui est transitoirement vrai pour ses usines j'en conviens) ce n'est pas le sujet essentiel on va compter sur Filosa pour redresser la barre.