Peugeot se retrouve le dos au mur au moment d'aborder le rallye d'Australie, dixième des quatorze épreuves du Championnat du monde, cette fin de semaine dans la région de Perth.
Pour avoir accumuler des petits ennuis mécaniques sur la voiture de Marcus Gronholm, tenant du titre et fer de lance des 206, lors des épreuves précédentes, le constructeur français a non seulement hypothéqué les chances du Finlandais mais s'est également mis dans une situation délicate pour le titre constructeurs objectif majeur de la marque au Lion.
« Sursaut d'orgueil »
« Nous n'avons pas le droit à l'erreur, avertit d'ailleurs Corrado Provera, directeur de Peugeot Sport. Si nous parvenons à nous imposer une nouvelle fois ici, nous préserverons nos chances d'enlever le titre ». Sinon, la 206 reine des rallyes depuis 2000 pourrait bien connaître une grosse désillusion. Quatre points seulement séparent le Lion de son « cousin » Citroën. Et la perspective de trois rallyes « asphalte » (San Remo, Corse et Catalogne), surface favorite de la Xsara et de Sébastien Loeb, n'est pas pour rassurer Peugeot. « Un sursaut d'orgueil est obligatoire pour retrouver une efficacité digne de notre statut de champion du monde », insiste Provera. Le patron espère que le « coup de gueule » au lendemain de la Finlande, le « serrage de boulons », aura porté ses fruits. En Australie, l'objectif de Guy Fréquelin et de Citroën ne varie pas d'un pouce. « Deux Xsara dans les gros points. L'idéal serait un podium », avance le Français.
Le danger Martin
Même avec Colin McRae, la Xsara paraît encore un peu juste pour jouer la victoire face aux 206, à Gronholm, Burns et pourquoi pas à Harri Rovanpera aujourd'hui rassuré sur son avenir chez Peugeot. Non, l'adversaire, plus que Petter Solberg (Subaru Impreza) s'appelle Markko Martin (Ford Focus). Depuis l'apparition de la nouvelle voiture, la « petite merveille » de l'ingénieur Christian Lorriaux, l'Estonien s'affirme de plus en plus comme l'arme anti-Gronholm, le seul pilote à pouvoir rivaliser avec le maître, la référence des rallyes, comme un arbitre dans le duel Peugeot-Citroën. « Ma position (6e) sur la route le premier jour constituera un avantage. A moi d'en tirer profit, se réjouit Martin. Maintenant, attention. C'est un rallye où la moindre erreur se paie cash. Et cher, tant les arbres sont proches, très proches du bord des routes ».
© Dernières Nouvelles d'Alsace, Jeudi 4 Septembre 2003
Pour avoir accumuler des petits ennuis mécaniques sur la voiture de Marcus Gronholm, tenant du titre et fer de lance des 206, lors des épreuves précédentes, le constructeur français a non seulement hypothéqué les chances du Finlandais mais s'est également mis dans une situation délicate pour le titre constructeurs objectif majeur de la marque au Lion.
« Sursaut d'orgueil »
« Nous n'avons pas le droit à l'erreur, avertit d'ailleurs Corrado Provera, directeur de Peugeot Sport. Si nous parvenons à nous imposer une nouvelle fois ici, nous préserverons nos chances d'enlever le titre ». Sinon, la 206 reine des rallyes depuis 2000 pourrait bien connaître une grosse désillusion. Quatre points seulement séparent le Lion de son « cousin » Citroën. Et la perspective de trois rallyes « asphalte » (San Remo, Corse et Catalogne), surface favorite de la Xsara et de Sébastien Loeb, n'est pas pour rassurer Peugeot. « Un sursaut d'orgueil est obligatoire pour retrouver une efficacité digne de notre statut de champion du monde », insiste Provera. Le patron espère que le « coup de gueule » au lendemain de la Finlande, le « serrage de boulons », aura porté ses fruits. En Australie, l'objectif de Guy Fréquelin et de Citroën ne varie pas d'un pouce. « Deux Xsara dans les gros points. L'idéal serait un podium », avance le Français.
Le danger Martin
Même avec Colin McRae, la Xsara paraît encore un peu juste pour jouer la victoire face aux 206, à Gronholm, Burns et pourquoi pas à Harri Rovanpera aujourd'hui rassuré sur son avenir chez Peugeot. Non, l'adversaire, plus que Petter Solberg (Subaru Impreza) s'appelle Markko Martin (Ford Focus). Depuis l'apparition de la nouvelle voiture, la « petite merveille » de l'ingénieur Christian Lorriaux, l'Estonien s'affirme de plus en plus comme l'arme anti-Gronholm, le seul pilote à pouvoir rivaliser avec le maître, la référence des rallyes, comme un arbitre dans le duel Peugeot-Citroën. « Ma position (6e) sur la route le premier jour constituera un avantage. A moi d'en tirer profit, se réjouit Martin. Maintenant, attention. C'est un rallye où la moindre erreur se paie cash. Et cher, tant les arbres sont proches, très proches du bord des routes ».
© Dernières Nouvelles d'Alsace, Jeudi 4 Septembre 2003


