5 ou 6 ans, c'est clairement trop long et cela n'aurait aucun sens.
Peugeot a besoin de se relancer sur le terrain de l'image et il lui faut des véhicules passion.
Le RCZ Vision, c'est davantage une synthèse entre une 406 coupé (avec ses 4 vraies places) et le RCZ d'origine pour le style spectaculaire.
Cette voiture pourrait incarnée une partie du haut de gamme de la marque en Europe, car avec sa longueur de 4.60 m elle peut proposer une habitabilité correcte et peut-être devenir une alternative plus racée à des berlines type Tesla M3 ou BMW I3.
Il n'y a pas besoin d'attendre l'arrivée des batteries solides pour lancer un tel modèle, d'autant que tout cela reste très aléatoire compte tenu du défi technologique de cette nouvelle génération de batteries (il s'agit d'ailleurs de batteries semi-solide, en tous les cas chez Stellantis avec le partenaire Factorial) et du défi de leur industrialisation à grande échelle.
On peut très bien concevoir le lancement de ce véhicule sur la nouvelle plateforme STLA One en 800V, avec un pack batterie de 85 kWh et le moteur M4 en configuration 325 ou 375ch déjà disponible dans la gamme.
Ce qui bloque, c'est essentiellement la gestion compliquée de l'ère post-Tavares avec des difficultés dans la conception et la mise au point de la nouvelle génération de véhicules, notamment toute la partie software avec STLA-Brain qui n'est pas encore achevée et qui retarde actuellement tous les projets de Stellantis en Europe.
Il est évident que le projet RCZ Vision est moins prioritaire que la 3ème génération des 208 et 2008 qui accuse un retard assez préoccupant.
Pour la 208 III, on se dirige gentiment sur 2028 comme date raisonnable de commercialisation et non 2027 comme annoncé jusqu'à présent (cette dernière date correspondant plutôt à la date de présentation). C'est ce qui a été évoqué en off par A Filosa lors du Mondial de Paris.