Sébastien Loeb a assommé la concurrence, hier, à l'issue de la première journée du Rallye Sanremo. Pas question de gérer, le pilote de la Xsara-WRC veut continuer à attaquer. Allez, patron, encore une tournée !
« Loeb est fantastique. Il a vraiment fait du super boulot. » Ça, c'est du Richard Burns dans le texte. L'Anglais, sorti dépité hier soir du baquet de sa Peugeot-206, ne peut que s'incliner devant l'époustouflante performance du jeune Alsacien. Peut-être que le leader provisoire du Championnat du monde a senti que la roue avait définitivement tourné. Au soir de la première journée du Rallye Sanremo, Burns pointe en tout cas à la dixième place, à plus de trois minutes de Sébastien Loeb. « Je ne peux pas dire que mon problème se situe uniquement au niveau de la voiture, concède, beau joueur, le lion britannique. Je ne suis pas dans le coup, et je ne sais vraiment pas pourquoi. »
Solberg... à pied
Histoire de se rassurer, Burns pourra toujours se dire qu'il n'est pas le seul dans cette situation. D'autres garçons ont perdu une grande partie de leurs illusions après les six spéciales disputées sur les contreforts de la Riviera des Fleurs. A commencer par Solberg, le troisième du classement général, qui a terminé sa journée en poussant sa Subaru dans les rues étroites d'Imperia, grouillante bourgade en bord de mer qui abrite le parc d'assistance. Le renfort de quelques bambins du quartier, venus prêter main forte sous les coups de klaxon d'automobilistes autant retardés qu'excédés, n'y changera rien. Tombé en panne sèche à deux kilomètres de la ligne et arrivé finalement hors délai, celui qui avait devancé Loeb en Australie est éliminé.
L'aveu de Panizzi
Autre signe, s'il en fallait, de la mainmise de Loeb, cet aveu d'impuissance que délivre Gilles Panizzi à la sortie des quatre premières spéciales. « L'an dernier, j'ai gagné ici en allant beaucoup moins vite, avoue le triple vainqueur du rallye. Là, je suis au maximum. Je ne peux pas faire mieux. Je vais encore tout essayer. Mais je crois que les deux de devant sont intouchables. » Un fossé, un gouffre, un abîme, voilà ce qu'ont creusé Loeb et Markko Märtin sur le reste de l'escouade, réduit au rôle de spectateurs d'un duel haut en couleurs. Car seul le pilote de la Ford-Focus a été en mesure de suivre le rythme endiablé que l'Alsacien n'a eu de cesse d'imprimer. Grâce à quatre temps scratch contre deux pour son rival, le pilote de la Xsara-WRC pointe quand même avec plus de trente secondes d'avance.
« Ne pas s'emballer »
« Pour l'instant, tout va bien mais il ne faut pas s'emballer, tempère toutefois le héros du jour. Ce n'est qu'une petite avance au vu de ce qui nous attend demain (aujourd'hui). Il y a notamment ces deux spéciales de plus de 52 kilomètres, où les pneus vont être mis à rude épreuve. Il va falloir trouver le bon rythme. Partir à bloc pour ne plus rien avoir sous la semelle sur la fin ne sert à rien. Ça ne veut pas dire que je ne vais pas attaquer. Mais il s'agira de rester très concentré. » Hier soir, dans son hôtel de Sanremo, le Haguenovien n'a pas manqué de décortiquer avec un soin infini les images de ses exploits de la journée. Histoire de rectifier ses - rares - erreurs. Comme ce petit écart matinal, dans un virage plongé dans le brouillard, qui l'a vu taper le bas-côté. Sans dommage, si ce n'est un peu de taule froissée.
« Grand champion »
« Un autre aurait pu tout casser, assure Dominique Heintz, son ouvreur attitré. Moi, j'ai vu les traces de peintures sur le rocher. Il l'a joliment tatoué ! Il est arrivé trop vite dans le virage, mais a donné le coup de frein nécessaire qui a fait glisser la voiture. Sans ce réflexe, c'est l'avant qui "tapait". Et là, bonjour les dégâts. Au risque de me répéter, Séb est vraiment un grand champion. » Le compagnon de la première heure ne croit pas si bien dire. Si le rallye s'était achevé hier soir, Loeb se trouverait dans la peau de champion du monde. Burns a raison. Ce garçon est fantastique.
Sébastien Keller
© Dernières Nouvelles d'Alsace, Samedi 4 Octobre 2003.
« Loeb est fantastique. Il a vraiment fait du super boulot. » Ça, c'est du Richard Burns dans le texte. L'Anglais, sorti dépité hier soir du baquet de sa Peugeot-206, ne peut que s'incliner devant l'époustouflante performance du jeune Alsacien. Peut-être que le leader provisoire du Championnat du monde a senti que la roue avait définitivement tourné. Au soir de la première journée du Rallye Sanremo, Burns pointe en tout cas à la dixième place, à plus de trois minutes de Sébastien Loeb. « Je ne peux pas dire que mon problème se situe uniquement au niveau de la voiture, concède, beau joueur, le lion britannique. Je ne suis pas dans le coup, et je ne sais vraiment pas pourquoi. »
Solberg... à pied
Histoire de se rassurer, Burns pourra toujours se dire qu'il n'est pas le seul dans cette situation. D'autres garçons ont perdu une grande partie de leurs illusions après les six spéciales disputées sur les contreforts de la Riviera des Fleurs. A commencer par Solberg, le troisième du classement général, qui a terminé sa journée en poussant sa Subaru dans les rues étroites d'Imperia, grouillante bourgade en bord de mer qui abrite le parc d'assistance. Le renfort de quelques bambins du quartier, venus prêter main forte sous les coups de klaxon d'automobilistes autant retardés qu'excédés, n'y changera rien. Tombé en panne sèche à deux kilomètres de la ligne et arrivé finalement hors délai, celui qui avait devancé Loeb en Australie est éliminé.
L'aveu de Panizzi
Autre signe, s'il en fallait, de la mainmise de Loeb, cet aveu d'impuissance que délivre Gilles Panizzi à la sortie des quatre premières spéciales. « L'an dernier, j'ai gagné ici en allant beaucoup moins vite, avoue le triple vainqueur du rallye. Là, je suis au maximum. Je ne peux pas faire mieux. Je vais encore tout essayer. Mais je crois que les deux de devant sont intouchables. » Un fossé, un gouffre, un abîme, voilà ce qu'ont creusé Loeb et Markko Märtin sur le reste de l'escouade, réduit au rôle de spectateurs d'un duel haut en couleurs. Car seul le pilote de la Ford-Focus a été en mesure de suivre le rythme endiablé que l'Alsacien n'a eu de cesse d'imprimer. Grâce à quatre temps scratch contre deux pour son rival, le pilote de la Xsara-WRC pointe quand même avec plus de trente secondes d'avance.
« Ne pas s'emballer »
« Pour l'instant, tout va bien mais il ne faut pas s'emballer, tempère toutefois le héros du jour. Ce n'est qu'une petite avance au vu de ce qui nous attend demain (aujourd'hui). Il y a notamment ces deux spéciales de plus de 52 kilomètres, où les pneus vont être mis à rude épreuve. Il va falloir trouver le bon rythme. Partir à bloc pour ne plus rien avoir sous la semelle sur la fin ne sert à rien. Ça ne veut pas dire que je ne vais pas attaquer. Mais il s'agira de rester très concentré. » Hier soir, dans son hôtel de Sanremo, le Haguenovien n'a pas manqué de décortiquer avec un soin infini les images de ses exploits de la journée. Histoire de rectifier ses - rares - erreurs. Comme ce petit écart matinal, dans un virage plongé dans le brouillard, qui l'a vu taper le bas-côté. Sans dommage, si ce n'est un peu de taule froissée.
« Grand champion »
« Un autre aurait pu tout casser, assure Dominique Heintz, son ouvreur attitré. Moi, j'ai vu les traces de peintures sur le rocher. Il l'a joliment tatoué ! Il est arrivé trop vite dans le virage, mais a donné le coup de frein nécessaire qui a fait glisser la voiture. Sans ce réflexe, c'est l'avant qui "tapait". Et là, bonjour les dégâts. Au risque de me répéter, Séb est vraiment un grand champion. » Le compagnon de la première heure ne croit pas si bien dire. Si le rallye s'était achevé hier soir, Loeb se trouverait dans la peau de champion du monde. Burns a raison. Ce garçon est fantastique.
Sébastien Keller
© Dernières Nouvelles d'Alsace, Samedi 4 Octobre 2003.




), en tout cas il est tres bien placé pour le championnat 
