Le Français Gilles Panizzi (Peugeot 206), celui que les Britanniques ont surnommé « Master tarmac », arrive sur son terrain de prédilection à l'occasion du rallye San Remo, onzième épreuve du Championnat du monde qui ouvre, cette fin de semaine, le « mois de l'asphalte ».
Gilles Panizzi quittera Peugeot à la fin de la saison pour rejoindre Mitsubishi avec qui il a signé un contrat de trois ans. Avant ces adieux, le Français est décidé à tout mettre en oeuvre pour offrir au constructeur français un quatrième titre mondial. « Pour partir la tête haute, avec le sentiment du devoir accompli »...
- Dans quel état d'esprit abordez-vous cette fin de saison ?
- Ma saison a été un peu en dent de scie. Pour Peugeot, je pense qu'elle aurait pu être meilleure. Nous avons manqué de réussite. Aujourd'hui on se retrouve à égalité de points avec Citroën, alors effectivement il y a beaucoup de pression pour les rallyes qui viennent. Cela n'est pas la première fois que cela nous arrive. Personnellement, après les essais de la semaine passée, je suis assez confiant. Hyper confiant même.
Pas la tête ailleurs
- Comment vivez-vous ce moment charnière entre Peugeot et Mitsubishi ?
- J'ai mal vécu çà un moment mais maintenant, pas de problème. Mal parce que, au début j'étais un peu tendu face à l'hésitation de Corrado Provera et Jean-Pierre Nicolas de faire le maximum pour me garder. Chez Mitsubishi par contre, tout était clair. Mario Fornaris, le directeur technique, avec qui j'ai travaillé à l'époque 306, avait pleine confiance. Il a fait comprendre à son patron que je pouvais leur apporter beaucoup.
- N'avez-vous pas déjà la tête ailleurs ?
- Pour l'instant ma tête n'est pas encore chez Mitsubishi, elle est vraiment chez Peugeot. Et si je peux encore gagner des courses avec la 206, je ne vais pas me gêner. Pour moi, il est clair que quitter Peugeot après tout ce que l'on a fait ensemble, une quatrième couronne mondiale serait la plus belle des choses. Je partirais avec le sentiment du devoir accompli, la tête haute.
Loeb, l'adversaire
- Comment se présente ces trois rallyes asphalte ?
- Tout le monde m'attend sur ces trois prochains rendez-vous. Ces dernières semaines nous avons bossé, redressé la situation. Je le dis, je le répète, je pars hyper confiant et motivé à bloc, parce que j'ai le sentiment d'avoir retrouvé une super voiture. Maintenant, il faut concrétiser. Dans ma tête, on a retrouvé la sérénité. Pour moi c'est hyper important.
- Quels sont vos principaux adversaires ?
- Loeb évidemment. Je dirais avant tout Citroën. Ils vont nous enquiquinner jusqu'au bout. Loeb va être redoutable. Ce que ce garçon est en train de prouver cette année est vraiment incroyable. Ce qu'il a fait en Australie est exceptionnel. Avec Carlos (Sainz) et peut-être Colin (McRae), cela fait trois clients. Il va y avoir Martin (Ford) même si je pense qu'il sera mieux en Corse et encore plus en Catalogne. Et attention aussi à Subaru. J'ai vu Solberg. Ils ont une nouvelle voiture typée asphalte pour ces trois rendez-vous. Il ne faut pas oublier que Petter est dans le coup pour le titre pilotes. Cela fait du monde.
© Dernières Nouvelles d'Alsace, Jeudi 2 Octobre 2003
Gilles Panizzi quittera Peugeot à la fin de la saison pour rejoindre Mitsubishi avec qui il a signé un contrat de trois ans. Avant ces adieux, le Français est décidé à tout mettre en oeuvre pour offrir au constructeur français un quatrième titre mondial. « Pour partir la tête haute, avec le sentiment du devoir accompli »...
- Dans quel état d'esprit abordez-vous cette fin de saison ?
- Ma saison a été un peu en dent de scie. Pour Peugeot, je pense qu'elle aurait pu être meilleure. Nous avons manqué de réussite. Aujourd'hui on se retrouve à égalité de points avec Citroën, alors effectivement il y a beaucoup de pression pour les rallyes qui viennent. Cela n'est pas la première fois que cela nous arrive. Personnellement, après les essais de la semaine passée, je suis assez confiant. Hyper confiant même.
Pas la tête ailleurs
- Comment vivez-vous ce moment charnière entre Peugeot et Mitsubishi ?
- J'ai mal vécu çà un moment mais maintenant, pas de problème. Mal parce que, au début j'étais un peu tendu face à l'hésitation de Corrado Provera et Jean-Pierre Nicolas de faire le maximum pour me garder. Chez Mitsubishi par contre, tout était clair. Mario Fornaris, le directeur technique, avec qui j'ai travaillé à l'époque 306, avait pleine confiance. Il a fait comprendre à son patron que je pouvais leur apporter beaucoup.
- N'avez-vous pas déjà la tête ailleurs ?
- Pour l'instant ma tête n'est pas encore chez Mitsubishi, elle est vraiment chez Peugeot. Et si je peux encore gagner des courses avec la 206, je ne vais pas me gêner. Pour moi, il est clair que quitter Peugeot après tout ce que l'on a fait ensemble, une quatrième couronne mondiale serait la plus belle des choses. Je partirais avec le sentiment du devoir accompli, la tête haute.
Loeb, l'adversaire
- Comment se présente ces trois rallyes asphalte ?
- Tout le monde m'attend sur ces trois prochains rendez-vous. Ces dernières semaines nous avons bossé, redressé la situation. Je le dis, je le répète, je pars hyper confiant et motivé à bloc, parce que j'ai le sentiment d'avoir retrouvé une super voiture. Maintenant, il faut concrétiser. Dans ma tête, on a retrouvé la sérénité. Pour moi c'est hyper important.
- Quels sont vos principaux adversaires ?
- Loeb évidemment. Je dirais avant tout Citroën. Ils vont nous enquiquinner jusqu'au bout. Loeb va être redoutable. Ce que ce garçon est en train de prouver cette année est vraiment incroyable. Ce qu'il a fait en Australie est exceptionnel. Avec Carlos (Sainz) et peut-être Colin (McRae), cela fait trois clients. Il va y avoir Martin (Ford) même si je pense qu'il sera mieux en Corse et encore plus en Catalogne. Et attention aussi à Subaru. J'ai vu Solberg. Ils ont une nouvelle voiture typée asphalte pour ces trois rendez-vous. Il ne faut pas oublier que Petter est dans le coup pour le titre pilotes. Cela fait du monde.
© Dernières Nouvelles d'Alsace, Jeudi 2 Octobre 2003



