[Alliance] Fusion PSA - FCA - Stellantis

Pour ce qui est de l'anecdote de 2012, tu admets toi-même que Montebourg pointait du doigt Renault parce que le constructeur au losange délocalisait plus : on est donc à l'opposé de ton affirmation initiale qui prétendait qu'il reprochait à PSA de "ne pas assez délocaliser".

Sur la fusion Stellantis en 2021, rendons à César ce qui appartient à César : l'entrée de l'État au capital de PSA s'est faite en 2014 sous Hollande.
Lors de la fusion ultérieure, l'État (via Bpifrance) a conservé ses parts (environ 6 %) précisément pour peser et sécuriser les équilibres face aux Italiens d'Exor.
Ce n'est pas un manque de responsabilité politique, c'est le résultat d'une négociation industrielle à 50-50 pour atteindre une taille critique mondiale.

Quant aux dividendes que tu dis "venir des US", ils proviennent en réalité d'une stratégie globale de réduction drastique des coûts fixes sur l'ensemble des plateformes européennes.
D'ailleurs, les déboires actuels de Stellantis aux États-Unis (problèmes de stocks et baisse des ventes) sont directement liés aux arbitrages opérationnels de la direction du groupe ces dernières années.
Enfin, la comparaison avec Volkswagen ne tient pas : VW a certes des usines à l'Est, mais conserve son cœur industriel historique en Allemagne, à commencer par le site de Wolfsburg et ses dizaines de milliers d'emplois. Chez Stellantis, la bascule de la production des segments populaires vers Kénitra (Maroc) ou Trnava (Slovaquie) s'est faite au détriment direct des volumes assemblés dans nos usines françaises. Le constat économique reste le même.
 

Enfin l'état actionnaire au cours d'une fusion auquel il a participé, a laissé cette entreprise stratégique installer son siège à Amsterdam, et accepté de laisser la majorité aux Italiens de Fiat responsables de la décrépitude de l'industrie automobile italienne
Ah bon, Fiat aurait donc la majorité ? Apparemment tu as mal lu les documents de la fusion.
Et comme si l'état actionnaire aurait pu empêcher cette fusion ! Par la magie de quoi ? Rappelons que l'état était très loin d'avoir la majorité de l'ex-PSA.
 


Le fait que l'État ait dû injecter des centaines de millions d'euros en 2014 pour sauver PSA prouve précisément mon point : l'argent public (le contribuable) vient réparer les erreurs de stratégie des grands groupes.
Tu oublies de dire que PSA a REMBOURSE l'état. Donc AUCUN argent public finalement versé (juste un "prêt" temporaire, comme cela a d'ailleurs été aussi mis en place pendant le Covid pour essayer de sauver un maximum d'entreprises -des PME locales, oui oui-)
 

D'ailleurs, les déboires actuels de Stellantis aux États-Unis (problèmes de stocks et baisse des ventes) sont directement liés aux arbitrages opérationnels de la direction du groupe ces dernières années.
Tu oublies le principal : Donald. C'est bien lui qui fout le monde dans la m....
Enfin, la comparaison avec Volkswagen ne tient pas : VW a certes des usines à l'Est, mais conserve son cœur industriel historique en Allemagne, à commencer par le site de Wolfsburg et ses dizaines de milliers d'emplois.
Pour rappel, VW prévoir de supprimer 100000 emplois. Tu verras dans quelques années combien d'emplois resteront dans le "coeur industriel historique" et combien d'usines VW aura fermé ou cédé
 

Ah, parce que les Pays-Bas sont un paradis fiscal. Tu m'en diras tant !
Le taux d'imposition y est élevé, mais c'est un paradis fiscal de 'transit'. Le droit hollandais est conçu pour servir de tuyau : les multinationales y font passer leurs bénéfices (royalties, dividendes) sans qu'ils soient taxés, pour les envoyer ensuite vers des îles paradisiaques. C'est pour ça que le Parlement européen lui-même les qualifie de paradis fiscal européen
 
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Tu oublies le principal : Donald. C'est bien lui qui fout le monde dans la m....

Pour rappel, VW prévoir de supprimer 100000 emplois. Tu verras dans quelques années combien d'emplois resteront dans le "coeur industriel historique" et combien d'usines VW aura fermé ou cédé
C'est un peu facile de tout mettre sur le dos du contexte politique américain pour Stellantis. Les difficultés de Jeep et RAM aux États-Unis ces derniers temps viennent d'abord d'erreurs de positionnement commercial très claires : une hausse trop agressive des prix de vente et une baisse des incitations qui ont conduit à des stocks d'invendus records chez les concessionnaires.
Ce sont des arbitrages opérationnels internes, pas des décisions de Washington.
Quant à Volkswagen, tu as tout à fait raison sur le chiffre
Le plan de restructuration historique qui évoque jusqu'à 100 000 suppressions de postes dans le monde montre l'ampleur du séisme. Mais cela ne fait que valider mon argument de départ. Si VW en est là, c'est précisément à cause des graves erreurs stratégiques de son management .
Une gestion chaotique du virage logiciel, des usines en surcapacité chronique et l'effondrement de leurs marges sur le marché chinois qu'ils n'ont pas vu venir.
Que ce soit chez Stellantis ou chez VW, on parle bien de choix de gouvernance et de stratégies à court terme qui finissent par coûter des dizaines de milliers d'emplois aux salariés. La crise de l'un ne dédouane pas les erreurs de l'autre, elle illustre le même problème de fond.
 

C'est vrai que les taxes mises sur véhicules fabriqués au Canada et au Mexique ne viennent pas de Washington :lol:
Et c'est bien cela qui a amené un surstock très important, amenant la situation américaine de Stellantis au plus mal, et ça a aidé à faire mettre CT dehors.
VW et Stellantis, et Renault, ne sont pas dans cette situation uniquement par "des graves erreurs stratégiques de son management".
La faute principale, elle en revient à l'UE avec sa décision complètement stupide d'interdire les thermiques (pour la planète, là où tous les autres pays du monde s'en moquent royalement, mais en Europe on est des spécialistes des taxes, lois contraignantes, et au final à la perte des industries au profit des autres nations, la Chine en tête)
 

C'est vrai que les taxes mises sur véhicules fabriqués au Canada et au Mexique ne viennent pas de Washington :lol:
Et c'est bien cela qui a amené un surstock très important, amenant la situation américaine de Stellantis au plus mal, et ça a aidé à faire mettre CT dehors.
VW et Stellantis, et Renault, ne sont pas dans cette situation uniquement par "des graves erreurs stratégiques de son management".
La faute principale, elle en revient à l'UE avec sa décision complètement stupide d'interdire les thermiques (pour la planète, là où tous les autres pays du monde s'en moquent royalement, mais en Europe on est des spécialistes des taxes, lois contraignantes, et au final à la perte des industries au profit des autres nations, la Chine en tête)
Les taxes douanières sur le Mexique ou le Canada n'expliquent pas le problème de fond de Stellantis aux États-Unis.
Le surstock massif qui a plombé les résultats et accéléré le départ de la direction est le produit direct d’une politique commerciale interne avec des prix de vente fixés bien trop haut sur les modèles phares (Jeep et RAM) et une réduction drastique des promotions, ce qui a fait fuir les clients américains vers la concurrence et provoqué la colère noire du réseau de concessionnaires US.
C'est de la gestion opérationnelle pure.

Quant à l'argument de "l'interdiction stupide du thermique par l'UE en 2035", il faut mettre les dossiers à jour. La Commission européenne a précisément fait machine arrière en assouplissant cette règle pour passer à un objectif de 90 % d’électrique, autorisant de fait le maintien de véhicules thermiques neufs (hybrides rechargeables, carburants de synthèse) après 2035 pour préserver la filière.

La réglementation européenne a bon dos, mais elle s’imposait à tout le monde et elle était connue de longue date.
Le rôle d'un top management payé des millions d'euros par an, c'est précisément d'anticiper les transitions réglementaires.
Si Stellantis et VW se prennent les pieds dans le tapis aujourd'hui avec des véhicules électriques trop chers et des investissements logiciels ratés, c'est bien une crise de pilotage stratégique face à une concurrence mondiale qui, elle, avance.
 

Les taxes douanières sur le Mexique ou le Canada n'expliquent pas le problème de fond de Stellantis aux États-Unis.
Le surstock massif qui a plombé les résultats et accéléré le départ de la direction est le produit direct d’une politique commerciale interne avec des prix de vente fixés bien trop haut sur les modèles phares (Jeep et RAM) et une réduction drastique des promotions, ce qui a fait fuir les clients américains vers la concurrence et provoqué la colère noire du réseau de concessionnaires US.
C'est de la gestion opérationnelle pure.
Si tu le dis, c'est que ça doit être vrai, et tu as donc de très bonnes infos.
Ou alors, tu supputes en te basant sur des on-dit ???
 

Si tu le dis, c'est que ça doit être vrai, et tu as donc de très bonnes infos.
Ou alors, tu supputes en te basant sur des on-dit ???
Les "on-dit" en question s'appellent une lettre ouverte officielle et publique, envoyée le 10 septembre 2024 directement à Carlos Tavares par le Conseil national des concessionnaires Stellantis aux États-Unis (le Stellantis National Dealers Council).
Dans ce document officiel, ce sont les distributeurs américains eux-mêmes qui accusaient la direction de mener la boîte dans le mur avec une politique de prix court-termiste et déconnectée du marché, ayant asphyxié le réseau de surstocks d'invendus. La presse économique mondiale s'en est largement fait l'écho à l'époque.
Donc non, ce ne sont pas des supputations, ce sont de bêtes faits économiques documentés.
Quand on est à court d’arguments, c'est toujours plus facile de crier au troll que d'ouvrir un dossier financier, mais les chiffres et les faits restent là. Sur ce, bonne continuation ;)
 
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Bien sûr, il ne faut écouter que le son de cloche de ceux qui se plaignent ... C'est comme pour les modifications en cours de gamme : quand on retire un équipement sans baisse de prix, ce sont des dizaines de commentaires. Mais quand c'est l'inverse (ajout d'équipements, parfois équivalents à 1750 €), là, c'est motus et bouche cousue.
Certains "faits" sont restés internes, et ils sont bien là aussi, et montrent très largement le résultat de la politique désastreuse (pour le monde entier) de Donald (tu sais, celui qui fait une guerre au moyen-Orient -et dont il disait 10 jours plus tard que l'Iran était morte, plus de missiles, plus rien- qui fout le monde dans la mouise pour le pétrole, et qui vient ensuite pleurer pour que les Européens fassent quelque chose pour que le prix du pétrole diminue ... aux US !)
 

Bien sûr, il ne faut écouter que le son de cloche de ceux qui se plaignent ... C'est comme pour les modifications en cours de gamme : quand on retire un équipement sans baisse de prix, ce sont des dizaines de commentaires. Mais quand c'est l'inverse (ajout d'équipements, parfois équivalents à 1750 €), là, c'est motus et bouche cousue.
Certains "faits" sont restés internes, et ils sont bien là aussi, et montrent très largement le résultat de la politique désastreuse (pour le monde entier) de Donald (tu sais, celui qui fait une guerre au moyen-Orient -et dont il disait 10 jours plus tard que l'Iran était morte, plus de missiles, plus rien- qui fout le monde dans la mouise pour le pétrole, et qui vient ensuite pleurer pour que les Européens fassent quelque chose pour que le prix du pétrole diminue ... aux US !)
On est en plein délire complotiste.
Des "faits restés internes" ? Stellantis est une multinationale cotée en bourse, soumise à des audits stricts et à une obligation légale de transparence totale envers ses actionnaires et les marchés financiers. Il n'y a aucun secret d'État.
Les chiffres officiels sont pourtant sortis, et ils sont catastrophiques : Stellantis a enregistré une perte nette abyssale de 22,3 milliards d'euros, ce qui en fait la deuxième plus lourde perte de l'histoire pour une entreprise française. C'est précisément ce krach industriel, provoqué par les erreurs stratégiques de l'état-major (notamment 22 milliards de charges exceptionnelles pour corriger le tir sur les prévisions électriques et les surstocks), qui a conduit au débarquement de Carlos Tavares.
Mettre ce naufrage financier sur le dos du prix du pétrole ou de théories géopolitiques aux États-Unis est une pirouette pour esquiver la réalité. Quand un groupe perd 22 milliards d'euros en un an à cause de ses propres choix de gamme et de tarifs, ce n'est pas la faute de Donald ou du Moyen-Orient, c'est tout simplement une faillite managériale. Sur ce, je te laisse à tes certitudes.
 
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Source LES ECHOS : Stellantis ets en discussion avec Nidec pour lui racheter sa part dans la co-entreprise e -moteurs .
 

Stellantis est une multinationale cotée en bourse, soumise à des audits stricts et à une obligation légale de transparence totale envers ses actionnaires et les marchés financiers. Il n'y a aucun secret d'État
LOL
Toutes les décisions de Stellantis sont publiées ? Réellement ? Tu m'en diras tant.
Là, tu es malheureusement en plein rêve.
Les chiffres officiels sont pourtant sortis, et ils sont catastrophiques : Stellantis a enregistré une perte nette abyssale de 22,3 milliards d'euros,
Ah, le fameux chiffre de 22 Mds. Si tu ne t'en tiens qu'à ça sans avoir compris réellement ce qui se cachait derrière, je comprends mieux
Surtout qu'en plus tu dis que c'est cette perte de 22 Mds qui a conduit au débarquement de CT. Ce qui est bête, hein, c'est que CT est parti bien avant que cette perte de 22 Mds n'arrive.
Comme tu dis, reste dans tes certitudes, mais n'affirme pas stp en te basant sur des trucs faux (comme l'histoire des 22 Mds / débarquement CT puisque temporellement incompatibles)
Je te redis : Donald fout la m..de dans le monde entier (en plus de dire blanc un jour et noir le lendemain), annonce plein de bêtises, et tout le monde se plie à son humeur délirante. Vivement qu'il dégage, oui, ça fera du bien à la planète (et il n'est malheureusement pas le seul, on en a un autre aux portes de l'Europe). Et sa connerie d'imposer des droits de douane délirants, au mépris des conventions du commerce international, est une absurdité totale et provoque pas mal de remous et pertes financières pour beaucoup d'entreprises
 

Stellantis a enregistré une perte nette abyssale de 22,3 milliards d'euros, ce qui en fait la deuxième plus lourde perte de l'histoire pour une entreprise française.

Il faut appeler les choses par leur nom, pour l'essentiel il s'agit de dépréciation d'actif et d'abandon d'investissement dans lesquels la nouvelle direction ne croit pas... Bref des écritures comptables, et cela n'a rien avoir avec des pertes qui conduisent une entreprise à la faillite même si tout peut arriver dans l'avenir.

La conséquence principale est de ne plus avoir à amortir dans les années qui viennent les investissements qu'on a déprécié ou annulé, en clair mathématiquement on améliore les résultats de la direction Filosa tout en collant sur le dos de Tavarès l'échec de la politique d'électrification à marche forcée à laquelle on a tourné le dos opportunément (?)

C'est très classique lorsqu'une crise se produit amenant un changement de direction, rappellons tout de même que Tavarès a eu lui aussi son contingents de poubelle a vider, la ctastrophe chinoise qui touche aujourd'hui toute l'industrie automobile européenne a touché Stellantis dés son arrivée puisque 2014 est le pic des ventes de PSA en Chine avant la rapide descente aux enfers, même chose avec l'arrêt des 40000 kits annuels livrés en Iran, plus ou moins en lien avec le rapprochement avorté avec General Motors.
L'année prochaine la nouvelle 208 espérons-le viendra au secours de la branche européenne de Stellantis, je serais curieux de savoir si Filosa a déprécié l'actif de la JV avec CATL spécialement dédié à ce VE et à ses futurs dérivés européens ! C'est un bon exemple.de ce que les soi disant pertes passées peuvent éventuellement apporter aux bénéfices futurs, l'avenir nous le dira.

Dans ce document officiel, ce sont les distributeurs américains eux-mêmes qui accusaient la direction de mener la boîte dans le mur avec une politique de prix court-termiste et déconnectée du marché, ayant asphyxié le réseau de surstocks d'invendus.

Lorsque l'on est juge et partie, on n'est pas vraiment objectif sur les responsabilité à partager entre les distributeurs et les constructeurs lorsque les clients se font la malle. En l'occurrence Tavarès, si l'on sait qu'il se préoccupait peu des soucis des clients, n'a pas été aidé par le départ de Mike Manley qui était pourtant dédié à continuer de diriger la branche américaine de Stellantis après la fusion. Je suis persuadé, cependant que Tavarès aurait été qu'il aurait été capable de rectifier le tir aux États-Unis si on lui avait laissé l'opportunité de le faire mais l'occasion était trop belle de redonner la main à FCA qui avait toujours financièrement tiré ses bénéfices de sa branche américaine, Fiat, et Alfa étant abandonné à leur triste sort dont Tavarès a tenté de les tirer comme il l'a réussi avec Opel. Tant pis pour le sort futur de la branche européenne, espérons que ceux qui en vivent directement ou indirectement n'auront pas à le regretter avec peut-être Dongfeng ou Leapmotor, après tout Volvo et quelques autres y sont passés ou y passeront.
 

LOL
Toutes les décisions de Stellantis sont publiées ? Réellement ? Tu m'en diras tant.
Là, tu es malheureusement en plein rêve.

Ah, le fameux chiffre de 22 Mds. Si tu ne t'en tiens qu'à ça sans avoir compris réellement ce qui se cachait derrière, je comprends mieux
Surtout qu'en plus tu dis que c'est cette perte de 22 Mds qui a conduit au débarquement de CT. Ce qui est bête, hein, c'est que CT est parti bien avant que cette perte de 22 Mds n'arrive.
Comme tu dis, reste dans tes certitudes, mais n'affirme pas stp en te basant sur des trucs faux (comme l'histoire des 22 Mds / débarquement CT puisque temporellement incompatibles)
Je te redis : Donald fout la m..de dans le monde entier (en plus de dire blanc un jour et noir le lendemain), annonce plein de bêtises, et tout le monde se plie à son humeur délirante. Vivement qu'il dégage, oui, ça fera du bien à la planète (et il n'est malheureusement pas le seul, on en a un autre aux portes de l'Europe). Et sa connerie d'imposer des droits de douane délirants, au mépris des conventions du commerce international, est une absurdité totale et provoque pas mal de remous et pertes financières pour beaucoup d'entreprises
C’est pourtant la base de la gouvernance d'une entreprise du CAC 40. Un conseil d'administration n'attend pas que le bilan comptable annuel soit officiellement imprimé et publié pour agir ; il pilote l'entreprise en temps réel grâce à des indicateurs avancés.
Le conseil d’administration de Stellantis a accepté la démission "avec effet immédiat" de Carlos Tavares le 1er décembre 2024 précisément parce que la trajectoire financière était devenue intenable (les résultats audités de l'année 2024 ont d'ailleurs confirmé une chute brutale de 70 % des bénéfices).
C'est l'anticipation de ce naufrage et des choix industriels contestés (notamment les milliards de provisions et de charges exceptionnelles qui ont conduit à la perte finale de 22,3 milliards) qui a provoqué son éviction politique en amont.
Il n'y a aucune incompatibilité temporelle, c'est simplement le fonctionnement normal de la haute finance : on change le pilote avant que le navire ne coule complètement.
Quant à rejeter l'intégralité de cette faillite managériale sur Donald Trump ou des secrets géopolitiques, cela relève de la posture. Stellantis a payé le prix opérationnel de ses propres décisions : des véhicules trop chers, des réseaux de concessionnaires révoltés et de lourds problèmes de fiabilité technique en Europe (comme le scandale des moteurs PureTech ou des airbags).
Libre à toi de préférer les invectives et les théories externes aux rapports financiers officiels d'un groupe coté.
Les faits et les chiffres restent têtus.
 

Il faut appeler les choses par leur nom, pour l'essentiel il s'agit de dépréciation d'actif et d'abandon d'investissement dans lesquels la nouvelle direction ne croit pas... Bref des écritures comptables, et cela n'a rien avoir avec des pertes qui conduisent une entreprise à la faillite même si tout peut arriver dans l'avenir.

La conséquence principale est de ne plus avoir à amortir dans les années qui viennent les investissements qu'on a déprécié ou annulé, en clair mathématiquement on améliore les résultats de la direction Filosa tout en collant sur le dos de Tavarès l'échec de la politique d'électrification à marche forcée à laquelle on a tourné le dos opportunément (?)

C'est très classique lorsqu'une crise se produit amenant un changement de direction, rappellons tout de même que Tavarès a eu lui aussi son contingents de poubelle a vider, la ctastrophe chinoise qui touche aujourd'hui toute l'industrie automobile européenne a touché Stellantis dés son arrivée puisque 2014 est le pic des ventes de PSA en Chine avant la rapide descente aux enfers, même chose avec l'arrêt des 40000 kits annuels livrés en Iran, plus ou moins en lien avec le rapprochement avorté avec General Motors.
L'année prochaine la nouvelle 208 espérons-le viendra au secours de la branche européenne de Stellantis, je serais curieux de savoir si Filosa a déprécié l'actif de la JV avec CATL spécialement dédié à ce VE et à ses futurs dérivés européens ! C'est un bon exemple.de ce que les soi disant pertes passées peuvent éventuellement apporter aux bénéfices futurs, l'avenir nous le dira.



Lorsque l'on est juge et partie, on n'est pas vraiment objectif sur les responsabilité à partager entre les distributeurs et les constructeurs lorsque les clients se font la malle. En l'occurrence Tavarès, si l'on sait qu'il se préoccupait peu des soucis des clients, n'a pas été aidé par le départ de Mike Manley qui était pourtant dédié à continuer de diriger la branche américaine de Stellantis après la fusion. Je suis persuadé, cependant que Tavarès aurait été qu'il aurait été capable de rectifier le tir aux États-Unis si on lui avait laissé l'opportunité de le faire mais l'occasion était trop belle de redonner la main à FCA qui avait toujours financièrement tiré ses bénéfices de sa branche américaine, Fiat, et Alfa étant abandonné à leur triste sort dont Tavarès a tenté de les tirer comme il l'a réussi avec Opel. Tant pis pour le sort futur de la branche européenne, espérons que ceux qui en vivent directement ou indirectement n'auront pas à le regretter avec peut-être Dongfeng ou Leapmotor, après tout Volvo et quelques autres y sont passés ou y passeront.
Les "écritures comptables" et les dépréciations d'actifs ne sortent pas d'un chapeau magique.
Quand un groupe passe 25,4 milliards d’euros de charges exceptionnelles, c'est la reconnaissance officielle et douloureuse que des investissements massifs ont été détruits, que des choix technologiques ont échoué et que des stocks d'invendus ont perdu leur valeur.
Ce n'est pas de la comptabilité virtuelle, c'est la traduction chiffrée d’erreurs de pilotage industriel majeures commises ces dernières années.

Quant aux distributeurs américains, les qualifier de simples plaignants non objectifs est un contresens sur le modèle économique automobile.
Les concessionnaires achètent les voitures aux constructeurs. Quand le réseau refuse massivement de prendre de nouveaux véhicules parce que la direction a fixé des prix aberrants qui font fuir les clients, c’est le modèle commercial tout entier qui s'effondre.
Ce n'est pas une guerre de chapelles entre FCA et PSA, c'est une crise de surstock opérationnelle majeure qui a directement plombé la rentabilité du groupe.
Que la nouvelle direction sous Antonio Filosa procède aujourd'hui à un "reset" stratégique pour nettoyer le bilan et relancer des modèles plus réalistes (thermiques et hybrides inclus) est une évidence.
Mais cela confirme précisément mon point initial : les profits records d'hier, salués par les actionnaires, se sont faits au prix d'un sous-investissement dans la fiabilité technique (comme en témoignent les affaires PureTech ou des airbags en Europe) et d'une déconnexion commerciale qui se paient aujourd'hui au prix fort pour le tissu industriel.
 

Et oui on a mis longtemps la poussiere sous le tapis pour rendre la mariée plus belle.

L'image du groupe Stellantis est salie à jamais. Sur les réseaux quand quelqu'un demande un conseil pour sa future voiture, tu es sur d'avoir un gars ou plus qui répond 'tout sauf Stellantis".
 
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Quand un groupe passe 25,4 milliards d’euros de charges exceptionnelles, c'est la reconnaissance officielle et douloureuse que des investissements massifs ont été détruits, que des choix technologiques ont échoué et que des stocks d'invendus ont perdu leur valeur.

Non ! C'est juste l'arrêt des comptes à 2025 d'une entreprise qui n'est pas encore morte !
 

Non ! C'est juste l'arrêt des comptes à 2025 d'une entreprise qui n'est pas encore morte !
Personne n'a dit qu'elle était morte, heureusement pour ses salariés.
Mais balayer 25 milliards d’euros de destruction de valeur d'un simple "c’est juste l'arrêt des comptes", c'est une sacrée performance de déni économique.

Quand un avion traverse une zone de turbulences à cause d'une panne moteur et de mauvais choix du pilote, on ne dit pas que tout va bien sous prétexte que l’appareil n'a pas encore touché le sol. Bref, face à une telle technique de l'autruche, je pense qu'on a fait le tour.
Les chiffres officiels et audités sont là, chacun se fera son opinion.
 
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C’est pourtant la base de la gouvernance d'une entreprise du CAC 40. Un conseil d'administration n'attend pas que le bilan comptable annuel soit officiellement imprimé et publié pour agir ; il pilote l'entreprise en temps réel grâce à des indicateurs avancés.
Et ?
Les indicateurs avancés seraient donc pour toi la transparence totale ?
Des "faits restés internes" ? Stellantis est une multinationale cotée en bourse, soumise à des audits stricts et à une obligation légale de transparence totale envers ses actionnaires et les marchés financiers. Il n'y a aucun secret d'État.
Je comprends mieux tes messages alors.
Mais je te redis : certains faits restent internes et ne sont jamais publiés. Et cela n'a strictement rien à voir avec la "transparence totale pour les actionnaires", où ça ne se base que sur des indicateurs globalisés
Le conseil d’administration de Stellantis a accepté la démission "avec effet immédiat" de Carlos Tavares le 1er décembre 2024 précisément parce que la trajectoire financière était devenue intenable (les résultats audités de l'année 2024 ont d'ailleurs confirmé une chute brutale de 70 % des bénéfices).
C'est l'anticipation de ce naufrage et des choix industriels contestés (notamment les milliards de provisions et de charges exceptionnelles qui ont conduit à la perte finale de 22,3 milliards) qui a provoqué son éviction politique en amont.
Il n'y a aucune incompatibilité temporelle, c'est simplement le fonctionnement normal de la haute finance : on change le pilote avant que le navire ne coule complètement.
Sauf que tu as écrit, je te cite
Stellantis a enregistré une perte nette abyssale de 22,3 milliards d'euros, ce qui en fait la deuxième plus lourde perte de l'histoire pour une entreprise française. C'est précisément ce krach industriel, provoqué par les erreurs stratégiques de l'état-major (notamment 22 milliards de charges exceptionnelles pour corriger le tir sur les prévisions électriques et les surstocks), qui a conduit au débarquement de Carlos Tavares.
Et donc, tu as FAUX : CT est parti plus d'un an avant la "perte" de 22 Mds. Donc en AUCUNE FACON c'est cette "perte" de 22 Mds qui a conduit au débarquement de CT. Ce n'est pas possible temporellement. CQFD
Quant à rejeter l'intégralité de cette faillite managériale sur Donald Trump ou des secrets géopolitiques, cela relève de la posture
Ah, ça y est, maintenant tu généralises.
Ai-je dit que l'INTEGRALITE des soucis américains étaient dûs à Donald ? Non, nulle part, alors ne généralise pas maintenant pour essayer de dire que tu aurais raison.
Mais Donald a bien foutu la m..de partout dans le monde. Et ça va de pire en pire
 

Et ?
Les indicateurs avancés seraient donc pour toi la transparence totale ?

Je comprends mieux tes messages alors.
Mais je te redis : certains faits restent internes et ne sont jamais publiés. Et cela n'a strictement rien à voir avec la "transparence totale pour les actionnaires", où ça ne se base que sur des indicateurs globalisés

Sauf que tu as écrit, je te cite

Et donc, tu as FAUX : CT est parti plus d'un an avant la "perte" de 22 Mds. Donc en AUCUNE FACON c'est cette "perte" de 22 Mds qui a conduit au débarquement de CT. Ce n'est pas possible temporellement. CQFD

Ah, ça y est, maintenant tu généralises.
Ai-je dit que l'INTEGRALITE des soucis américains étaient dûs à Donald ? Non, nulle part, alors ne généralise pas maintenant pour essayer de dire que tu aurais raison.
Mais Donald a bien foutu la m..de partout dans le monde. Et ça va de pire en pire
Les indicateurs avancés d'un groupe du CAC 40 ne sont pas des rumeurs, ce sont des états financiers internes mensuels (trésorerie, ventes, stocks) obligatoirement audités.
Prétendre qu’un Conseil d'administration attend gentiment l’impression du bilan de fin d'année en février pour connaître l’état de ses finances et écarter un dirigeant relève d'une totale méconnaissance de la gouvernance d’entreprise. Tavares a été débarqué en décembre parce que la trajectoire financière était déjà dans le rouge vif, ce que le bilan final de 22,3 milliards d'euros de pertes n'a fait que confirmer noir sur blanc par la suite.

Quant aux prétendus "faits cachés et secrets", c'est une pirouette commode.
Stellantis est une entreprise cotée avec des obligations légales de transparence à l'égard des marchés.
Ses pertes proviennent de faits parfaitement publics : un surstock massif aux USA [Journal Auto], des investissements électriques surévalués et des crises de fiabilité technique majeures en Europe (moteurs PureTech, airbags).

Invoquer Trump pour expliquer le naufrage de choix industriels pris des années plus tôt en Europe et aux États-Unis n'a aucun sens. La faillite managériale est documentée et chiffrée. Sur ce, je te laisse volontiers à tes théories secrètes, les chiffres officiels parlent d’eux-mêmes.
 

Les indicateurs avancés d'un groupe du CAC 40 ne sont pas des rumeurs, ce sont des états financiers internes mensuels (trésorerie, ventes, stocks) obligatoirement audités.
Non, c'est pas vrai ? Tu m'en apprends des choses, dis-donc :kaola:
Et donc tu crois qu'il y a TOUT dans ces états financiers internes ? Les as-tu déjà consultés ?
Prétendre qu’un Conseil d'administration attend gentiment l’impression du bilan de fin d'année en février pour connaître l’état de ses finances et écarter un dirigeant relève d'une totale méconnaissance de la gouvernance d’entreprise
Et boum ! Ai-je dit cela ? NON ! Alors ne me prête pas des propos que je n'ai pas dit.
Mais bon, retourne à tes certitudes, et crois toujours que Donald est un saint. Au moins, il y en aura un ici en Europe pour y croire :kaola:
 

Non, c'est pas vrai ? Tu m'en apprends des choses, dis-donc :kaola:
Et donc tu crois qu'il y a TOUT dans ces états financiers internes ? Les as-tu déjà consultés ?

Et boum ! Ai-je dit cela ? NON ! Alors ne me prête pas des propos que je n'ai pas dit.
Mais bon, retourne à tes certitudes, et crois toujours que Donald est un saint. Au moins, il y en aura un ici en Europe pour y croire :kaola:
C'est pourtant toi qui as amené Donald Trump dans la discussion pour justifier les déboires de Stellantis...
Je ne faisais que te répondre sur ce point.
Mais je vois que dès qu'on sort les rapports financiers audités, la chronologie boursière et les règles de gouvernance du CAC 40, le ton monte et l'ironie s'invite.
Quand on n'a plus d'arguments factuels à opposer, c'est tout de suite plus simple de crier au troll.
Bref, l'énervement n'étant pas un argument économique, je te laisse à tes contradictions. Les lecteurs du forum sauront faire la différence entre des théories et des bilans comptables officiels
 

Ouh la ca dépote la . Moi je vais faire plus simple sur la base de mes retours mulhousien. La 408 en l'occurence. L'exemple parfait de ce qu'il ne fallait pas faire . On part d'une bonne idée (enfin présentée comme telle ) qui fait phosphorer les ingés et les commerciaux et paf la direction typique de l'époque sabre le projet en imposant des stupidités massives ( genre pas de diesel , un puretoc en entrée de gamme, des prix d'une Audi , des équipements absents.....). A Mulhouse on leur a vendu le projet initial avec un potentiel de jusqu'à 80000 par an tellement c'est un truc top au dire de la direction complètement hors sol à cette époque...alors qu'au final c'est combien maintenant ?(meme pas 20000 ). Bref ce n'est ni l'Amérique ni l'Europe (politique ) qui sont en cause. Juste un foirage comme ca arrive a tous les constructeurs de temps en temps au final. Sauf que FCA et maintenant Stellantis commencent à cumuler les modeles que personne ne veut. Je suis meme surpris quelque part que tant de Peugeot se vendent encore tellement l'image populaire semble negative. Mais la réalité du terrain montre que plus de 60% des automobilistes n'y connaissent rien en bagnole ..ca aide bien.
On a bien vu que VW et ses scandales n'ont pas eu l'impact si violent que ca....N'empeche eut aussi vont sabrer 15% de l'effectif . L'industrie auto c'est un pilotage de tanker de 500m ! Ca tourne pas vite et faut donc bien ajuster la trajectoire tres tot.
 
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Merci pour ce retour direct du terrain mulhousien, philsw, ça fait du bien de lire des faits industriels concrets au milieu des théories géopolitiques de comptoir.
L'exemple de la 408 que tu cites résume à lui seul tout le problème de gouvernance qu’on dénonçait plus haut : un super projet sur le papier, sabré par des décisions tarifaires hors-sol (vouloir vendre ça au prix d'une Audi) et l’obstination à vouloir refourguer le PureTech en entrée de gamme. Résultat, les volumes de la 408 à Mulhouse parlent d'eux-mêmes : à peine plus de 20 000 unités par an, c'est un échec commercial cuisant .
C'est la preuve absolue qu'on est face à une crise de pilotage stratégique interne, et pas à un complot secret ou à une fatalité extérieure. Quand on gère un supertanker industriel à courte vue en privilégiant uniquement les marges financières immédiates sur la fiabilité technique et l'anticipation réelle des gammes, on finit par envoyer les usines et les salariés dans le mur. Mais c’est sans doute plus confortable pour certains ici de continuer à nier les bilans officiels et à crier au troll.
 

C'est pourtant toi qui as amené Donald Trump dans la discussion pour justifier les déboires de Stellantis...
Je ne faisais que te répondre sur ce point.
Mais je vois que dès qu'on sort les rapports financiers audités, la chronologie boursière et les règles de gouvernance du CAC 40, le ton monte et l'ironie s'invite.
Quand on n'a plus d'arguments factuels à opposer, c'est tout de suite plus simple de crier au troll.
Bref, l'énervement n'étant pas un argument économique, je te laisse à tes contradictions. Les lecteurs du forum sauront faire la différence entre des théories et des bilans comptables officiels
Tu as raison, tes écrits sont pleins de contradictions (ex des 22 Mds de "perte" qui auraient provoqué l'éviction de Carlos), et effectivement les lecteurs verront qui a écrit n'importe quoi.
Que tu sois pro-Donald ou pas, je m'en fiche, mais le monde entier voit bien que c'est lui qui provoque beaucoup d'ennuis à pas mal de monde, tout en affirmant des choses qu'il est incapable de faire (j'attends encore sa résolution de la guerre en Ukraine en 48h, comme il l'avait promis).
Les déboires américains de Stellantis ne sont pas dûs qu'à lui (pour que tu évites une fois de plus de généraliser mes propos pour essayer de prouver que tu as raison), mais il est responsable d'une bonne partie, depuis son instauration des taxes (et même depuis l'annonce) sur les produits importés du Canada et du Mexique, là où Stellantis fabriquait une bonne partie de sa production américaine
 

Tu as raison, tes écrits sont pleins de contradictions (ex des 22 Mds de "perte" qui auraient provoqué l'éviction de Carlos), et effectivement les lecteurs verront qui a écrit n'importe quoi.
Que tu sois pro-Donald ou pas, je m'en fiche, mais le monde entier voit bien que c'est lui qui provoque beaucoup d'ennuis à pas mal de monde, tout en affirmant des choses qu'il est incapable de faire (j'attends encore sa résolution de la guerre en Ukraine en 48h, comme il l'avait promis).
Les déboires américains de Stellantis ne sont pas dûs qu'à lui (pour que tu évites une fois de plus de généraliser mes propos pour essayer de prouver que tu as raison), mais il est responsable d'une bonne partie, depuis son instauration des taxes (et même depuis l'annonce) sur les produits importés du Canada et du Mexique, là où Stellantis fabriquait une bonne partie de sa production américaine
On est passé des bilans comptables de Stellantis à la résolution de la guerre en Ukraine... Quelle pirouette pour éviter de parler du sujet initial ! C'est fascinant de voir à quel point tu tentes de noyer le poisson pour ne pas admettre que tu t’es pris les pieds dans le tapis sur la chronologie et la gestion financière du CAC 40.
Pendant que vous dissertez de manière totalement hors-sol avec VVA22 sur la géopolitique mondiale pour dédouaner le management, l'analyse concrète de philsw sur l'échec de la 408 à Mulhouse et la réalité industrielle nous ramène brutalement sur terre. Les faits actuels sont pourtant têtus : la direction vient d'annoncer la mise à l’arrêt temporaire de 4 usines françaises (Sochaux, Rennes, Poissy et Mulhouse), envoyant plus de 8 400 salariés au chômage partiel ce mois d'octobre.
Et le cas de Mulhouse est emblématique : 15 jours de fermeture complète précisément parce que le site subit de plein fouet l'effondrement commercial des modèles en fin de course comme la 308 et cette 408 (bloquée à peine à 20 000 unités par an), incapables d'intégrer les nouvelles chaînes de traction d’avenir.
C'est cela, la réalité d'une crise de pilotage stratégique interne. Le reste n'est que de la rhétorique et de l'esquive pour ne pas assumer que vos arguments n'ont aucune substance économique. Sur ce, je vous laisse à vos obsessions politiques, le terrain a parlé.