Voilà, le rideau est tombé à Zolder ce week-end sur le championnat BTCS 2007. Et c'est une française qui a gagné le Championnat des marques (et le Championnat Pilotes) avec la Megane #2 de Frédéric Bouvy et Vincent Vosse, victorieuse de la dernière manche mais sacrée à l'avant-dernière manche.
Sinon, il y avait les deux Peugeot 407 Silhouette vues à Spa-Francorchamps trois semaines plus tôt. Avec les mêmes pilotes, pour rappel Nigel Greensall/Kane Steven et Iain Dockerill/Paul O'Neill.
Lors des essais libres, les choses commencent mal. La Peugeot 406 Silhouette de Philippe Steveny n'est pas présente (moteur cassé) et la Peugeot 407 #11 est en pièces détachées dans le stand : on remplace le moteur. Seule la #6 tourne donc, tant aux essais libres que lors de la première séance d'essais chronométrés.
Les résultats des essais libres ne doivent pas être pris au pied de la lettre, mais donnent toujours une indication. En l'espèce, la Peugeot #6 signe le second temps derrière la Megane de Bouvy-Vosse et l'Audi A4 de Hemroulle-Verbergt. Les trois se tiennent en 7 dixièmes.
Pour la première séance d'essais chronos, toujours sous un ciel gris, la Peugeot de Kane/Greensall se classe 4ème, ce qui lui assure de partir –lors de la première manche qui se courra le samedi après-midi– en seconde ligne, derrière l'Audi, les Megane de Bouvy-Vosse et Horion-Dermont et devant la BMW de Vanbellingen/Coens et la Renault Megane de Mollekens/Defourny.
La seconde séance d'essais chronométrée se déroule le samedi matin, à la fraîche (il a fait moins 1° dans la nuit) mais avec quelques rayons de soleil sympa pour les photos !
Les deux Lionnes sont de sortie cette fois.
Kane/Greensall font 5 et Dockerill/O'Neil font 7. C'est donc avec plaisir que l'on retrouve les deux Peugeot pour ce dernier meeting de l'année.
Trois Renault Megane en tête, devant l'Audi. Entre les deux Peugeot, la BMW de Vanbellingen/Coens. Je ne connais pas le palmarès/pedigree de Paul O'Neill mais il s'avère assez véloce. C'est lui qui qualifie la seconde Peugeot en si bonne place.
La première course se déroule sous quelques rayons de soleil le samedi après-midi, entre des essais libres du Fia-GT et des essais chronos du Belcar : un splendide week-end pour les spectateurs (peu nombreux).
Dès le premier tour, Dockerill a loupé son départ et a chuté à la 13ème place.
De son côté, la #6 pilotée par Steven est trés pressante sur la Megane de Bouvy et le passe dans le 5e tour. Il fait ensuite le forcing sur l'Audi et finit par s'emparer de la 2e place dans le 11e tour. Voilà longtemps que l'on n'avait pas vu une Peugeot 407 aussi combative.
Ce sont les positions à la mi-course quand la valse des ravitaillements débute. La 11 est quand à elle en 11e place.
Au 21e tour, soit aux deux-tiers de la course, la Peugeot #6 suit la Megane de Horion/Dermont. Mais tout deux n'ont pas encore ravitaillé.
Au 25e tour, quand tous les changements de pilote ont été opérés, la 6 est retomnbée en quatrième position, derrière la Megane d'Horion/Dermont, la Megane de Defourny/Mollekens et la Megane de Bouvy/Vosse. La seconde 407 est maintenant 10e.
Au 28e tour, à la sortie de la chicane Jacky Ickx, à l'entrée de la ligne droite des stands, la BMW de Vanbellingen/Coens (qui doit absolument remporter la manche pour espérer être titrée) et qui est dans les échappements de la Peugeot de Greensall s'accroche avec cette dernière quand ils doivent doubler un concurrent plus lent. La Peugeot tape violemment les fascines à l'extérieur et retraverse la piste pour échouer dans le mur à l'entrée des stands, entraînant avec elle la BMW. Cette dernière peut repartir (elle perd 3 places), mais la Peugeot est fort endommagée. Le safety-car intervient et le pilote, choqué, doit attendre l'ambulance avant de sortir de son cockpit. Du coup, la course se termine sous safety-car.
La #11 de Dockerill/O'Neil termine 9e.
Pour la seconde manche du dimanche matin, plus de Peugeot #6, assez détruite dans le choc de la veille.
Autant les positions avaient été stables en première manche, autant, ça se bagarre fort le matin. O'Neil passe en troisième position dès le premier gauche au freinage de la ligne droite de départ et durant trois tours, la bagarre pour le seconde place fait rage entre la BMW de VanBellingen/Coens (qui ne peut plus être titrée), l'Audi de Hemroulle/Verbergt (qui a dû abandonner la veille et qui voudrait terminer de meilleure façon la saison) et la 407 dont O'Neil semble vouloir amener les couleurs sur le podium. Et le jeune homme s'y emploie avec fougue et maestria.
Au 9e tour, la BMW est retardée (Vanbellingen n'a fait "que" trois bacs à sable en 3 tours!) et O'Neil est dans les échappements de Jean-François Hemroulle (Audi). Ce dernier finit par partir à la faute en accrochant un concurrent attardé (un pilote qui avait pourtant tout fait pour le laisser passer) et la Peugeot s'empare de la seconde place au 11e tour.
En tête, quand Bouvy rentre dès l'ouverture de la fenêtre des ravitaillements, la Peugeot accède donc à la première place!
Six tours durant, la Peugeot reste en tête, loin devant. Il est le dernier des 20 premiers à ravitailler.
Quand il rentre dans les stands, la Peugeot est en tête avec 27" d'avance sur la Megane de Bouvy (qui, elle, a relayé). Quand la Peugeot sort des stands, elle est 5e. Cherchez l'erreur!
J'avoue que si Dockerill avait mis autant de verve à s'installer au volant de la voiture que O'Neil en a mis à s'extraire, au moins 15" auraient été gagnées. Si l'on rajoute que près de 10" ont été nécessaires aux mécaniciens avant d'intervenir sur un problème de boucle de harnais, la voiture serait repartie en troisième position. On savait que les Anglais n'ont pas le savoir-faire des mécaniciens du Delahaye Racing Team (qui répètent les relais), mais là, c'est quand même le pompon.
Ensuite, les temps au tour de Dockerill ne valent pas ceux d'O'Neil. Il tourne 3 à 4" moins vite que son coéquipier! Dommage pour une voiture que beaucoup qualifient comme la plus aboutie des Silhouettes présentes dans ce championnat. Derrière, David Hallyday (qui a dû abandonner dans la première manche après une erreur de conduite ayant entraînée une nuit de travaux sur la voiture) essaye de se racheter et sent que la Peugeot est à sa portée. Il reprend 16" en 4 tours à la Peugeot. Ludovic Sougnez (sur la BMW #18) a ravi la 5e marche à la Peugeot qui termine cependant 6e.
A quoi, de dos, reconnaît une 407 d'une autre ?
La #6 a les échappements centraux.