Comme on a du anti-FH primaire alors qu'il n'a pas encore pris les rênes du pays.
Quand on sait que quand on prend un poste, il faut toujours un certain temps pour nettoyer les "vestiges du passé"...je pense que le juger sur les faits serait pas mal, plutôt que sur des hypothèses.
Sarkozy, il a été jugé sur des faits et un bilan (et aussi sur sa personnalité)
+1 mon cher confrère
Il est bon de rappeler que les critiques que l'on a pu lire ici au sujet de NS ont été émise après x années de celui-ci aux plus hautes fonctions de l'Etat (Ministre de l'Intérieur puis Président) alors qu'on tire à boulets rouges sur FH alors qu'il n'a encore même pas pris ses fonctions.
Ca fait longtemps que je voulais le dire, mais je ne viens plus trop sur ce topic
Après, je peux comprendre que les drapeaux étrangers aient choqués... Ca m'a interpellé aussi. Mais malheureusement, ce n'est pas un fait nouveau !!!
Prenons l'exemple (puisqu'on a parlé des footballeurs plis haut) de ce sport éminemment populaire et populiste qu'est le football : pendant la dernière coupe du monde, on avait des klaxons avec des drapeaux étrangers (Algérie, Maroc, Tunisie... mais aussi Italie, Portugal) quand la France gagnait.... On en avait aussi quand elle perdait

. Et ce sont des comportements que l'on peut considérer au mieux comme "inciviques", au pire comme nationalistes... Donc d'extrême droite. Paradoxal, non ?
Nos icônes footballistiques idolâtrées par la jeunesse ont depuis longtemps déserté la France (donc, pas de risque qu'ils partent avec leurs sous, c'est déjà fait depuis des années, y'en a plus un qui paye ses impôts en France). Ils ne chantent pas la Marseillaise et revendiquent haut et fort leurs origines alors qu'il sont censés représenter la France (puisque "Equipe de France"). Comment voulez-vous que les jeunes ne fassent pas pareil ???
Pour continuer le rapport foot/identité nationale, comment peut-ont accepter qu'un type qui joue toute l'année en Allemagne ou en Italie, qui paye ses impôts en Suisse puisse prétendre à une place en équipe de France ??? En voyant ça, on peut concevoir que certains ont du mal à se considérer français.
Le malaise n'est pas nouveau et a évolué avec les mentalités et la perte progressive des repères fondamentaux. Les jeunes n'ont plus envie de devenir un Barnard ou un Eiffel mais plutôt un Zidane ou un Joe Star... Celui qui veut devenir Barnard et qui n'y arrive pas forcément peut quand même espérer devenir médecin de campagne tandis que L'Eiffel en puissance sera peut-être ingénieur. Par contre, le Zidane raté continuera à jouer au ballon dans la rue en attendant son RSA et le Joe Star désabusé finira dealer... Ca veut dire qu'il faut redonner envie et les moyens à tous de faire des études. Et ce n'est pas en ayant supprimé les IUFM (les nouveaux instits débarquent dans le classes, après une licence bateau, sans formation spécifique et par défaut parce qu'ils n'ont pas choisi cette voie), en ayant 30 gamins par classe en CP (comment voulez-vous aidez les plus en difficulté à ce moment), en ayant supprimé les RASED (du coup, si le gosse n'y arrive pas, il est mort puisque rejeté par le système et sans possibilité de recours), en ayant supprimé les brigades de remplacement (qui étaient assurés par des profs TITULAIRES et qui ne faisaient que ça)... Tout ça, ça a été l'administration NS.
A titre perso, je suis issu d'une famille d'immigrés italiens. Et je n'ose pas m'imaginer être dans l'obligation de tout quitter pour recommencer ailleurs, dans un autre pays et avec une autre langue. Ca ne doit pas être une décision facile à prendre et je ne la souhaite à personne. Par contre, a partir du moment où on se retrouve au cœur du système, il faut savoir en respecter les règles et les valeurs pour pouvoir bénéficier de ses droits
Ma grand-mère était italienne. Elle est arrivée en France âgée d'une dizaine d'années, dans les années 30, pour fuir le fascisme italien grandissant et pour que son père essaie de trouver du boulot dans les usines lorraines. Mes arrières grand-parents ne parlaient pas un mot de français mais mettaient un point d'honneur à essayer de parler en français avec ma Grand-Mère qui l'apprenait à l'école tant bien que mal.... Si bien qu'elle n'a fini par ne plus parler du tout italien. C'était de l'intégration totale et difficile sous les quolibets de ses camarades de classe (rital, macaroni, etc)
On a la même chose avec l'immigration arabe. Les anciens, nés "au pays" (70 ans et plus) sont d'une droiteur et d'un respect à montrer en exemple. La génération suivante (quarantenaires), née en France de parents étrangers a connu les difficultés d'intégration et pour la plupart revendiquent leur statut de Français. La dernière génération (20 ans et moins), nés en France de parents français pose le plus de problème : il y a une volonté nationaliste exacerbée.
Et on peut remplacer le mot "arabe" par italien, portugais, polonais... Même combat chez les jeunes. Pourquoi ??? Suis pas sociologue. Mais une chose est sûre, ça ne date pas d'aujourd'hui et FH n'a rien à voir la dedans.
Et pour terminer (désolé pour le parfois HS), encore et toujours : attendons de voir avant de critiquer à tors et à travers.