Un premier tour face à Mardy Fish pouvait s'annoncer périlleux. L'Américain avait notamment fait parler de lui cette saison en atteignant la finale du Masters Series d'Indian Wells après avoir sorti Roger Federer en demi-finales. Pour les plus superstitieux, l'affonter un "mardi" aurait également pu être un signe invitant à la méfiance. Pas pour Richard Gasquet (n°8), qui a livré face au 39e joueur une prestation quasiment parfaite (6-3, 6-4, 6-2). Oubliée la blessure à un genou qui l'avait privé de Roland-Garros. Le Français, passé par le Queen's (quart de finale), et Den Bosch (2e tour, sorti par Gicquel), assure être «à 100 %» à Wimbledon : «Si je passe mes deux ou trois premiers tours, je peux aller loin», a-t-il lancé au micro de Canal Plus à sa sortie du court, histoire de se rappeller aux bons souvenirs de sa demi-finale ici-même l'an passé. Pour le moment, c'est bien parti.
Deux aces pour commencer le match, et un break réussi sur un smash à 2-1 : Gasquet donne le ton dès le début, ne laissant pas la moindre occasion à son adversaire de le contrer. Ni sur sa mise en jeu grâce à d'excellentes premières, ni dans le jeu, quasiment sans faute du Biterrois (14 fautes directes au final), et joliment orné de quelques passings de revers courts croisés dont il a le secret. En 35', la première manche est pliée (6-3). Loin de se relâcher, l'élève de Guillaume Peyre reste agressif et soigne encore son point fort, comme ce passing revers lâché le long de la ligne sur un slice de Fish, lui offrant le break dès l'entame du 2e set (1-0), et conclu 6-4 une demi-heure plus tard. Confiant, très confiant, le n°1 tricolore n'hésite pas non plus à frapper de grands et lourds coups droits du fond de court, laissant Fish, impuissant, à trois mètres de la balle. Confiant, opportuniste, efficace, Richard Gasquet n'a même pas laissé un break à son adversaire. Il était bien le patron aujourd'hui sur le court n°1.
De bon augure pour sa prochaine confrontation avec Sébastien Grosjean, deux fois demi-finaliste du tournoi (2003, 2004). Le Marseillais s'est en effet débarrassé de l'Italien Potito Starace (6-2, 7-5, 6-1), et salive déjà à l'idée de rencontrer son compatriote. «Ce sera un match difficile, mais un match à prendre avec du plaisir», a déclaré le Français, qui n'a visiblement pas trop souffert de son épaule pour son premier tour. Troisième joueur tricolore qualifié du jour, Paul-Henri Mathieu, tête de série n°14 et huitième de finaliste l'an passé a eu besoin d'un set d'échauffement pour se défaire de l'Espagnol Oscar Hernandez (3-6, 6-2, 6-0, 6-2), et continuer son chemin. Parmi les autres Bleus en lice, Julien Benneteau et Edouard Roger-Vasselin ont chuté d'entrée.