[Alliance] Fusion PSA - FCA - Stellantis

A noter que contrairement aux informations véhiculées par les médias, la zone Amérique n'est pas sortie des difficultés et les mesures engagées par Filosa depuis plus d'un an n'ont pas amenée d'améliorations de la situation économique.
Ah bon ? Tu dis donc que le stock en Amérique n'a pas largement chuté, permettant ainsi d'éviter des pertes ?
 

Par contre la zone Amérique Sud elle est en pleine forme et mène mene le bal dans le groupe. Quand on voit la gamme Fiat Brasil (large) ...et que les PSA de la bas s'équipent en moteurs Firefly...
 

Les difficultés de Stellantis en Amérique du Nord ne se limitent pas au problème des stocks.
Tu sais comme moi que sur le 1er semestre 2025, la zone Amérique du Nord a perdu près de 10 milliards d'euros de chiffres d'affaires (passant de 38,4 à 28,2 milliards d'euros) et que les pertes existent déjà puisqu'elles s'établissent à 951 millions d'euros (contre un profit de 4,36 milliards d'euros au S1 2024).
La marge est également négative à -3,4%.
Dans le même temps, la zone Europe est restée quasi stable avec un chiffre d'affaires de 29,2 milliards d'euros (contre 30 milliards au S1 2024) ; contrairement à l'Amérique du nord, Stellantis Europe a dégagé un profit de 900 millions d'euros (vs 2 milliards au S1 2024).
Je maintiens que les difficultés en Amérique du Nord sont bien plus profondes qu'un problème de stock et je doute d'un rétablissement rapide comme on nous le présente.
La part de marché de Stellantis en Amérique du Nord se limite à 7%, ce qui est très faible.
Jeep pointe à la 10ème place du marché américain, RAM navigue autour de la 15ème place, Dodge et plus encore Chrysler sont encore plus loin avec des volumes devenus ridicules... Stellantis North America est très loin de Toyota, Honda, GM, Ford, Hyundai-Kia ; une marque comme Subaru est plus diffusée que Jeep.
La profitabilité de Stellantis en Amérique du Nord reposait sur une offre ultra amortie mais souvent complètement dépassée en technologies et en prestations par rapport à la concurrence. A force de sous-investir en R&D, de ne pas renouveler ses gammes, de laisser péricliter des marques, on s'enfonce progressivement dans les difficultés.
Comme en Europe avec les marques italiennes, les parts de marché perdues vont être difficiles à regagner d'autant plus que la concurrence ne s'est pas endormie...
 

@ philsw : Sur le S1 2024, l'Amérique du Sud c'est 471.000 véhicules vendus, générant un CA de 7,8 milliards d'euros et un profit de 1,18 milliards d'euros.
On est très loin des volumes et CA dégagés par les zones Amérique du Nord et Europe.
La part du marché du groupe s'élève à 23,5%.
Elle s'explique essentiellement par les très bonnes performances commerciales sur le marché brésilien de Fiat et et dans une moindre mesure Jeep.
Au Brésil, Fiat dispose d'un très bon maillage territorial avec son réseau de concessionnaires, d'une très bonne organisation en matière de SAV et d'accès aux pièces de rechange, et Industriellement de plusieurs sites de production véhicules, moteurs et R&D.
Sa gamme est cohérente et adaptée aux principaux marchés sud américains, mais ce sont globalement des véhicules basés sur des plateformes ultra amorties et vieillissantes, et les technologies restent bien moins complexes que celles que l'on trouve en Europe (les normes de sécurité et de pollution sont bien moins contraignantes).
Peugeot et Citroen sont présents en Amérique du Sud : Peugeot enregistre de bons résultats en Argentine et au Chili, et commence à être plus visible au Mexique. Par contre la marque n'est jamais parvenue à s'imposer au Brésil qui est de loin le 1er marché en volume de la zone.
 


Cet été en région Nord Ouest USA, j'ai été surpris par l'omni présence de Subaru. C'est une marque tres bien implantée dans cette région il est vrai montagneuse. Meme mon véhicule de location étiat une Subaru. Un modele Ascent. Un SUV de taille X5. Mais un moteur un peu quelconque en 4 cylindres. Meme pas de Stop and Start.
 


Je suis surpris que toute la presse reprenne cette phrase depuis l'annonce du nouveau board :
"Désormais seul français à occuper des fonctions élevées chez Stellantis dont le tropisme italien apparaît de plus en plus marqué"

C'est oublier dans la SLT :
- Samir Cherfan - ME&A et micromobilité (PSA depuis 2017, Renault-Nissan auparavant)
- Gregoire Olivier - Chine & Asie-PAcifique (PSA depuis 2006 via Faurecia)
- Sébastien Jacquet - Qualité (plus de 20 ans de PSA)
- l'indéboulonnable Xavier Chéreau - RH (31 ans de PSA)

Après, de façon plus prosaïque, c'est quelque chose d'assez courant de changer de "couleur" lorsqu'il y a un nouveau CEO. On se souvient notamment de la grande arrivée d'anciens cadres de Renault peu après l'arrivée de Tavares chez PSA, et le chemin inverse pour ceux qui ne s'y retrouvaient plus dans la nouvelle organisation.
 



@ philsw : Sur le S1 2024, l'Amérique du Sud c'est 471.000 véhicules vendus, générant un CA de 7,8 milliards d'euros et un profit de 1,18 milliards d'euros.
On est très loin des volumes et CA dégagés par les zones Amérique du Nord et Europe.
La part du marché du groupe s'élève à 23,5%.
Elle s'explique essentiellement par les très bonnes performances commerciales sur le marché brésilien de Fiat et et dans une moindre mesure Jeep.
Au Brésil, Fiat dispose d'un très bon maillage territorial avec son réseau de concessionnaires, d'une très bonne organisation en matière de SAV et d'accès aux pièces de rechange, et Industriellement de plusieurs sites de production véhicules, moteurs et R&D.
Sa gamme est cohérente et adaptée aux principaux marchés sud américains, mais ce sont globalement des véhicules basés sur des plateformes ultra amorties et vieillissantes, et les technologies restent bien moins complexes que celles que l'on trouve en Europe (les normes de sécurité et de pollution sont bien moins contraignantes).
Peugeot et Citroen sont présents en Amérique du Sud : Peugeot enregistre de bons résultats en Argentine et au Chili, et commence à être plus visible au Mexique. Par contre la marque n'est jamais parvenue à s'imposer au Brésil qui est de loin le 1er marché en volume de la zone.
JE suis d'accord mais on s'en fou de Peugeot en Amerique du sud ! C'est Fiat le moteur et pour l'instant les escrocs Italiens qui reviennent au pouvoir n'y ont pas encore tout cassé.
 

Je suis surpris que toute la presse reprenne cette phrase depuis l'annonce du nouveau board :
"Désormais seul français à occuper des fonctions élevées chez Stellantis dont le tropisme italien apparaît de plus en plus marqué"

C'est oublier dans la SLT :
- Samir Cherfan - ME&A et micromobilité (PSA depuis 2017, Renault-Nissan auparavant)
- Gregoire Olivier - Chine & Asie-PAcifique (PSA depuis 2006 via Faurecia)
- Sébastien Jacquet - Qualité (plus de 20 ans de PSA)
- l'indéboulonnable Xavier Chéreau - RH (31 ans de PSA)

Après, de façon plus prosaïque, c'est quelque chose d'assez courant de changer de "couleur" lorsqu'il y a un nouveau CEO. On se souvient notamment de la grande arrivée d'anciens cadres de Renault peu après l'arrivée de Tavares chez PSA, et le chemin inverse pour ceux qui ne s'y retrouvaient plus dans la nouvelle organisation.
En fait c'est pour souligner son incompétence pretencieuse a ce type. Un gros lard qui devrait prendre sa retraite . Remarque Maserati c'est bien la bonne adresse pour lui.
 


En fait c'est pour souligner son incompétence pretencieuse a ce type. Un gros lard qui devrait prendre sa retraite . Remarque Maserati c'est bien la bonne adresse pour lui.
Il va avoir plus de temps pour aller aux champignons dans une résidence secondaire familiale sur les hauteurs du Tarn entre Brassac et Lacaune dans un endroit que je connait bien...
 

En fait c'est pour souligner son incompétence pretencieuse a ce type. Un gros lard qui devrait prendre sa retraite . Remarque Maserati c'est bien la bonne adresse pour lui.
Je ne vois pas trop ce qui justifie tes propos.
Quand JPh Imparato a dirigé la marque Peugeot, il a su capitaliser sur le travail de Maxime Picat (merçi à lui pour les 3008 et 5008 II), il a lancé la génération actuelle des 208/2008 ainsi que les dérivés électriques des principaux modèles de la gamme ; surtout il aimait la marque (on lui doit le dernier modèle "passion" la 508 PSE), et savait communiquer. Quand il quitte ses fonctions lors de la naissance de Stellantis, Peugeot est la 2ème marque en Europe derrière VW.
On l'a aussi oublié mais son époque correspond à celle où Peugeot était présent en Chine et en Iran, et les volumes mondiaux annuels se situaient à l'époque entre 1,8 et 2 millions de véhicules vendus contre à peine plus de 1,1 million aujourd'hui après l'ère Tavares/Jackson...
Son bilan n'a rien à voir avec celui bien piteux de Linda Jackson qui aura exercé ses talents à la tête de la marque bien trop longtemps : à son départ en fin d'année dernière, la marque pointait à la 8ème place en Europe... Et les chiffres mondiaux ont relégué la marque en 2ème division bien loin des ténors du secteur. Une bien belle dégringolade.
Son passage chez Alfa Roméo aura été trop court, mais il aura eu le temps de lancer le seul modèle qui permet à Alfa de sortir la tête de l'eau : le Junior basé sur la plateforme CMP/e-CMP. Il aura tenté de corriger le Tonale, mis au point sous FCA avec technologies FCA, mais le modèle est mal né et n'a jamais convaincu commercialement comme toute bonne Alfa de ces 15 dernières années... Ce qui peut lui être reproché, c'est d'avoir participé à cette folie du dernier plan de Tavares Dare Forward qui prévoyait le passage rapide des marques au tout électrique au mépris de leur histoire et des attentes de leur clientèle...
Sa durée à la tête de la Région Europe aura été à peine d'un an : il aura participé à la nouvelle stratégie du groupe basée sur une plus grande autonomie industrielle, R&D et de lancement de modèles. Son travail aura également été important sur le réseau européen, bien malmené par Tavarès et sa politique des marges au détriment des volumes et son projet de réforme de la distribution (pièces de rechange, contrat d'agent, etc...)
 

Oui je suis aussi surpris. Je l'ai rencontré une fois à Monthlery et il était plutot avenant. Je crois meme qu'on doit avoir une photo de l'équipe avec lui.
Apres, j'avais aussi rencontré Tavares au Mans mais c'était au début de sa prise de fonction. Epoque RCZ.
 
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Oui il a plutôt un contact assez sympathique et je pense que c'est un passionné du produit comme il y en a peu dans cette industrie à ce niveau de responsabilité.
Tavares est davantage un "moine soldat", et avec le temps il me semble s'être éloigné un peu trop du produit.
Pourtant, si on veut être objectif, Tavares a imposé la 508 PSE (j'en avais parlé lors du restylage de la 508) et aussi la tout prochaine 208 e-GTI...
 
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Désolé d'avoir écorché Imparato. Pour moi le probleme c'est que son allure débonnaire et "passionné " cache en fait un manque criant de clairvoyance au dela de sa seule personne. Et il est clairement un champion de la récupération du travail des autres . Picat comme souligné , mais aussi les produits "phares" comme dit plus haut ne sont pas de son initiative , simplement récupéré ( c'est deja positif remarque ) . Comme on le voit avec le passage Alfa ( la Junior il etait contre c'est dire...mais le restylage Tonale qui va rien servir c'est lui) quand rien n'est proposé "clé en main" ca ne fonctionne pas. Remarque face a CT qui ne voulait pas investir de trop il faisait pas le poids.
Remarque ils sont nombreux les Chefs qui débarquent , valident des produits deja quasiment fini voir tout pret et si sa marche récupère le trophée puis s'en vont. Chez Renault Dimeo a fait bcp de présence...mais les produits qui marchent maintenant ont été imaginés il y a 5 ans et plus...Il a validé, c'est positif mais je suis curieux de voir ce qu'il a réellement lancé en interne. On verra dans 5 ans..
Relancer Maserati c'est clairement impossible ne l'état. Si Filosa ne lache pas bcp de billets "à pertes" c'est cuit.
 

Quand on lit les interviews d’Imparato, ses analyses sont assez claires en général.
Il a fait toute sa carrière chez Peugeot, gravelant les échelons les uns après les autres. Si c’était un mauvais, il n’y serait jamais arrivé.

Après, il n’est jamais resté hyper longtemps aux manettes. 4 ans à la tête de Peugeot dans une période faste avant la reprise par Jackson qui avait flingué Citroën pour faire la même chez Peugeot ensuite.
 

gravelant les échelons
Perso, j'aurais plus dit gravissant :lol:
Ceci dit, oui, son seul "problème" est qu'il n'est jamais resté assez longtemps dans ses postes, et donc au final on ne sait pas s'il a réellement impulsé quelque chose.
Mais il ne faut pas dire non plus qu'il n'aurait rien fait et juste récolté les lauriers des autres
 

Oui tu as raison. Je sais pas ce que j'ai écrit car je voulais dire gravissant bien sur. Parfois on pense à un mot et on en écrit un autre.
 

A Filosa sera en Europe cette semaine et il doit rencontrer en principe le gouvernement et les syndicats italiens.
Il faut dire que la situation est encore plus catastrophique en Italie qu'en France puisque les projections de production tablent sur 350 à 400.000 véhicules sur l'année 2025. C'est faible, et la majorité des sites tournent à -50 voire -75% par rapport à leurs capacités prévisionnelles. L'Italie est en train d'être rayée de la carte des pays producteurs d'automobiles...
On verra si A Filosa vient avec un "plan Europe", ou si cette région va redevenir le parent pauvre du groupe, comme naguère sous FCA...
Il faut rappeler que le board vient d'annoncer un investissement de 13 milliards d'euros aux Etats Unis d'ici 2029 pour moderniser les sites de productions américains, relancer des marques en état de "coma commercial" comme Dodge et Chrysler et lancer de nouveaux modèles et/ou restylages.
L'état des marques européennes et des sites de production n'est pas non plus très reluisant ici, alors que les volumes du groupe sont quand même assurés essentiellement par les marques européennes :
* Fiat et Peugeot sont au coude à coude et représentent chacun 20% de la production annuelle de Stellantis ;
* Jeep et RAM représentent respectivement 15% et 9% de la production annuelle
* Citroen et Opel sont aux alentours de 7/8 % chacun ;
* Dodge doit être autour des 6/7 %.
 
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Selon la presse spécialisée , le site de Termoli qui devait initialement produire des batteries pour véhicules électriques serait abaondonné.
 



 

Tous les partisans de Carlos vont devoir "manger leur chapeau" 🤣 🤣
On jugera sur les résultats, de ceux qui avaient quasiment abandonné Fiat et Alfa, et mis Lancia au cimetière, marques qui ne revivent que par la renaissance de modèle PSA mis à la sauce italienne comme précédemment Opel avec des modèles mis à la sauce allemande par... Tavarès. Si faire le contraire de Tavarès consiste à mettre des diesel Fiat dans les modèles Peugeot Citroën; je suis pas sûr que cela fonctionnera.
Quant à reprendre les parts de marché perdus : bon courage, elle ont été gagnés par des modèle chinois aux nom européen comme Volvo ou MG et par l'arrivée de modèles chinois sous leur marque, BYD, Leapmotor... sans oublier les marques coréennes KIA, Hyundaï, tous ces constructeurs ayant des coût de production bien inférieurs au constructeurs européens et singulièremsnt français.
Bref la politique de Tavarès consistant à remplacer les volumes par les marges avaient une certaine logique et initialement Luca di Meo avait indiqué prendre modèle sur ce point sur le PSA de Tavarès, mais continuait à faire ses vulumes sur les DACIA construites en Europe de l'Est. Quant au ralentissemnt sur l'électrique, j'ai déjà écrit dans un autre sujet que c'est le cimetière dans lequel les chinois enterreront les marques européennes incapables d'être compétitive avec leurs modèles thermiques dans une UE qui n'a nullement abandonné son plan (dont je pense qu'il a une logique d'indépendance énergétique et d'avènement d'une technologie électrique performante).

Bref Tavarès n'a pas tout bien fait, mais une politique inverse n'est peut-être pas la solution.
 
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