[Finance] Dongfeng et l'Etat français au capital du Groupe PSA

Le point positif avec la perte de controle de la famille, c'est que PSA arretera de racheter tous les ans des actions pour les détruire dans la foulée.
Peut-être que cet argent servira les investissements de R&D du futur .... on peut toujours rêver !

Je ne pense pas qu'il faille faire de cette variante " la perte de contrôle " la condition préalable à tout accord . D'ailleurs un titre des Echos souligne à propos de la co-entreprise PSA Dong Feng une certaine crédibilité au niveau de sa stratégie donc PSA se retrouve un peu en position de force : des produits qui marchent , un centre de RD Chine pour s'intérésser au plus près aux attentes des consommateurs Chinois . Une relative bonne nouvelle pour le groupe et pour l'actionnariat principal qui rappelons le ne s'est pas exprimé sur le sujet hormis la presse qui rapporte ce qu'elle croit savoir.
 

Dans Les Echos,

http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/auto-transport/actu/0203193617013-l-hybrid-air-de-psa-en-negociation-avec-dongfeng-637604.php
 

On apprend dans cet article que l'Hybrid4 aura été vendu à 25000 ex (projection de 11 mois sur 12) contre 40000 envisagé à l'origine. (sachant que PSA est généralement pessimiste dans ses previsions)
Si on tient compte du fait que l'aide fiscale apportée par l'etat a joué dans pas mal des ventes, on peut parler de semi-echec.
Et je pense que sur les 25000, le marché français doit representer l'essentiel sur ce segment. :/
 

Donc la préférence des automobilistes pour l'hybride/essence n'est pas une légende :sarcastic:
Ou alors Peugeot s'est trompé de segment et aurait dû s'attaquer au segment citadine/compacte(meilleurs segments d'Europe) avec l'Hybrid4, comme Toyota l'a fait :sweat:
 

Ben oui puisque le meilleur interet de l'Hybrid non plug-in, c'est de faire de la ville. Hors, la ville avec un 3008 et surtout une 508 + RXh, c'est pas le terrain dédié. Sachant qu'il y a une legere surconso sur autoroute, leur terrain...
Ca s'appelle une erreur de casting. (jugement valable pour les Active Hybrid de BMW par ailleurs)
 

Pour réduire le coût de l’hybride on l’applique normalement à une motorisation essence peu coûteuse comme Toyota avec sa Prius. Peugeot aurait du le faire avec le VTI qui est un peu gourmand en ville et ne dispose pas de turbo. Un VTI c’est 2000 euros de moins qu’un HDI.

On aurait eu ensuite la consommation d’un HDI en ville voire moins mais sans les particules et la fiabilité aléatoire des HDI en ville, tandis qu’un moteur essence monte plus vite en température et craindrait moins les redémarrages dus à l’hybride.

De plus l’intérêt de l’hybride est d’ajouter du couple pendant les accélérations, raison de plus pour l’accoupler à un moteur essence faible en couple et non pas à un diesel qui en dispose déjà assez.
Pour finir le système hybride de PSA permet d’avoir 4 roues motrices, chose que PSA n’a jamais mis en avant. Vous avez déjà vu une pub pour l’hybrid 4 à la télé ?

Bref les ingés PSA drogués au diesel n’ont pas compris l’intérêt de l’hybride. Ils l’ont collé à une motorisation chère et par nature peu adaptée à la ville.
On a l’impression que Peugeot déteste l’essence et investit à contre cœur dans ces moteurs qui sont pourtant essentiels pour son salut. Du coup ils se sabordent.

L’hybride sur un 2008 sensé être un SUV a infiniment plus de sens que sur une 508, et aurait permis d’augmenter la diffusion du 2008 et de la techno hybride.
Si on prend par exemple le 1.6 VTI 120, ce moteur est disponible sur presque tous les modèles PSA, du coup l’hybride aurait été dispo sur tous les modèles PSA aussi.
 

Pour réduire le coût de l’hybride on l’applique normalement à une motorisation essence peu coûteuse comme Toyota avec sa Prius. Peugeot aurait du le faire avec le VTI qui est un peu gourmand en ville et ne dispose pas de turbo. Un VTI c’est 2000 euros de moins qu’un HDI.

On aurait eu ensuite la consommation d’un HDI en ville voire moins mais sans les particules et la fiabilité aléatoire des HDI en ville, tandis qu’un moteur essence monte plus vite en température et craindrait moins les redémarrages dus à l’hybride.

De plus l’intérêt de l’hybride est d’ajouter du couple pendant les accélérations, raison de plus pour l’accoupler à un moteur essence faible en couple et non pas à un diesel qui en dispose déjà assez.
Pour finir le système hybride de PSA permet d’avoir 4 roues motrices, chose que PSA n’a jamais mis en avant. Vous avez déjà vu une pub pour l’hybrid 4 à la télé ?

Bref les ingés PSA drogués au diesel n’ont pas compris l’intérêt de l’hybride. Ils l’ont collé à une motorisation chère et par nature peu adaptée à la ville.
On a l’impression que Peugeot déteste l’essence et investit à contre cœur dans ces moteurs qui sont pourtant essentiels pour son salut. Du coup ils se sabordent.

L’hybride sur un 2008 sensé être un SUV a infiniment plus de sens que sur une 508, et aurait permis d’augmenter la diffusion du 2008 et de la techno hybride.
Si on prend par exemple le 1.6 VTI 120, ce moteur est disponible sur presque tous les modèles PSA, du coup l’hybride aurait été dispo sur tous les modèles PSA aussi.
Faut pas chercher si compliqué :non: .
Les hybrides sont sorties en essence car :
-ce sont des japonais qui l'ont développé (pays ou les voitures roulent presque exclusivement a l'essence).
- l'autre principal client des hybrides ce sont les américains (autre pays ou les voitures roulent presque exclusivement a l'essence).

Donc ils allaient pas se tirer une balle dans le pied en développant une hybride diesel :lol: .

Bon PSA est absent de ces 2 marchés :bah: .
 

La technologie Hybrid 4 est essentiellement proposée sur des modèles haut de gamme limitant par là même leur diffusion, surtout en période de marché en basses eaux
 

Hybrid 4 est un technologie coûteuse, d'où les propositions sur 3008, 508 et 508 RXH, inapplicable sur des véhicules plus petits pour lesquels Hydrid Air semble bien adaptée !
Quand au volume vendu, sur quel marché était envisagé le volume annuel de 40.000 hybrides ? Quelle était la pénétration prévue car elle a peut-être été atteinte vu l'état du marché européen ?
 

Alors si on extrapole les ventes de novembre, il s'est vendu un peu moins de 900 Hybrid4 en novembre sur le marché français. Sur une base de 12 mois, ça nous amene au maxi à 11000 (sachant qu'il y a des mois plus creux que novembre, notamment aout).
Vu qu'on sponsorise pas mal les Hybrid en France, des ventes sur l'Hexagone à hauteur de 45-50% (contre 30 à 35 en regle générale) seraient assez logiques et ferait coller le chiffre de production global all market de 25000 unités.
 

Est Républicain de ce jour : le journal se pose la question : Bientôt sous pavillon chinois ? cette ouverture du capital résonne comme une arlésienne . Si PSA doit porter également sa priorité sur le marché chinois , le mutisme de la famille Peugeot sur la stratégie à suivre ne donne aucune lecture sur ses intentions selon le journal. Le décryptage concernant une éventuelle ouverture du capital telle qu'elle devrait s'écrire selon les journalistes n'est pas forcément celle de la famille Peugeot , d'ailleurs j'ai noté qu'ici ou là certains articles ne mentionnent plus le % de tels ou tels futurs acteurs ou il était mentionné en clair la perte de contrôle par cette dernière, l'Est républicain parle d'une dilution sans en préciser la portée. Le fait que la famille Peugeot reste muette a dû ramener certain a un peu plus de retenue.
 

Selon french China .org , PSA envisage de vendre son centre de recherches de Schangai à la joint venture PSA Dong Feng , les discussions sont déjà entamées.
 


Info? Intox pour faire monter les enchères vs Dongfeng???

http://www.bfmtv.com/economie/exclu-vers-une-volte-face-dossier-psa-dongfeng-631286.html
 

Info? Intox pour faire monter les enchères vs Dongfeng???

http://www.bfmtv.com/economie/exclu-vers-une-volte-face-dossier-psa-dongfeng-631286.html

tant mieux, je préfère qu'ils vendent psa finances au lieu de donner leur c** aux chinois :o
 

Bah ça commence à devenir une arlésienne cette histoire. Un coup c'est l'Etat avec Dongfeng, un coup c'est Dongfeng tout seul, un coup c'est Santander qui rachète PSA Finance, un coup c'est PSA qui vend Faurecia, un coup c'est ceci, un autre cela...

Si ça se trouve il n'y aura rien du tout.
 

Bah ça commence à devenir une arlésienne cette histoire. Un coup c'est l'Etat avec Dongfeng, un coup c'est Dongfeng tout seul, un coup c'est Santander qui rachète PSA Finance, un coup c'est PSA qui vend Faurecia, un coup c'est ceci, un autre cela...

Si ça se trouve il n'y aura rien du tout.
Bof ça fait 10 ans qu'on sait que PSA est trop petit ou pas assez spécialisé pour vivre à long terme selon son modèle.
Ils ont eu une énorme frayeur il y a quelques années..... depuis il font le dos rond et la fine bouche... jusqu’à la prochaine grosse alerte :bah: .

Pour le coté optimiste.... on va dire qu'ils ont raison d'être un petit constructeur généraliste, tout seul face a tous les autres (Renault-Nissan, groupe VAG, Fiat-Chrysler, groupe Ford, ...) qui n'ont rien compris :o :o :o .
 

Bof ça fait 10 ans qu'on sait que PSA est trop petit ou pas assez spécialisé pour vivre à long terme selon son modèle.
Ils ont eu une énorme frayeur il y a quelques années..... depuis il font le dos rond et la fine bouche... jusqu’à la prochaine grosse alerte :bah: .

Pour le coté optimiste.... on va dire qu'ils ont raison d'être un petit constructeur généraliste, tout seul face a tous les autres (Renault-Nissan, groupe VAG, Fiat-Chrysler, groupe Ford, ...) qui n'ont rien compris :o :o :o .

C'est vrai mais à force de changer de marié tous les jours, certains peuvent avoir peur d'une nouvelle infidélité :)
Perso j'aurais préféré Béhème...mais et je pense que certains forumers ici présents auraient fait de meilleurs stratèges que certains dirigeants du groupe.
 

Bah ça commence à devenir une arlésienne cette histoire. Un coup c'est l'Etat avec Dongfeng, un coup c'est Dongfeng tout seul, un coup c'est Santander qui rachète PSA Finance, un coup c'est PSA qui vend Faurecia, un coup c'est ceci, un autre cela...

Si ça se trouve il n'y aura rien du tout.

Vous le verrez bien . :D . Depuis un petit moment , P Moscovici est élu dans l'arrondissement de Montbéliard , je trouve ses déclarations prudentes sur le sujet : la dernière date de sa venue chez Faurécia Audincourt le 10 / 1 / 14 pour l'inauguration de new tech II où il dit suivre d'une attention particulière les évolutions en cours chez PSA sans plus de précision et cela fait quelques semaines que c'est les mêmes phrases me semble -t-il.
 

Dans Le Monde Économie,

http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/01/17/psa-tous-contre-thierry-peugeot_4349807_3234.html
 


On lit tout et n'importe quoi : le terme alambiqué d'affrontement ne résume pas la situation . Selon les Echos qui cite le Monde, la donne a changé depuis 3 mois , les banques Rotschild et Morgan Stanley conseils de PSA dans cette affaire estiment que PSA seul est capable de lever 1.5 voir 2 milliards sur les marchés . les points de vue rapportés dans la presse collent mal avec la conclusion des conseils de PSA.
A suivre puisque les deux options restent possibles .
 

On lit tout et n'importe quoi : le terme alambiqué d'affrontement ne résume pas la situation . Selon les Echos qui cite le Monde, la donne a changé depuis 3 mois , les banques Rotschild et Morgan Stanley conseils de PSA dans cette affaire estiment que PSA seul est capable de lever 1.5 voir 2 milliards sur les marchés . les points de vue rapportés dans la presse collent mal avec la conclusion des conseils de PSA.
A suivre puisque les deux options restent possibles .
Bah si au contraire.... car rien n'est clair dans cette histoire :pt1cable: :pt1cable: .
Visiblement la guerre interne a repris et PSA compterait sur le nom de Carlos Tavares pour faire croire que tout à changé :pt1cable: :pt1cable:
 

Bah si au contraire.... car rien n'est clair dans cette histoire :pt1cable: :pt1cable: .
Visiblement la guerre interne a repris et PSA compterait sur le nom de Carlos Tavares pour faire croire que tout à changé :pt1cable: :pt1cable:

Je me méfie de cette soi disant désunion étalée. Les conseils de PSA dans cette affaire ont exposés leur point de vue et donne quand même une version différente sur l'augmentation de capital : PSA est capable de lever tout seul une somme comprise entre 1.5 et 2 milliards.
Quelle option prévaudra , on n'en sait rien .
 

On assiste surtout depuis plusieurs mois à des campagnes de presse orchestrées par les partisans des différentes stratégies qui ne sont pas toutes compatibles.
On peut souligner que :
1/ la décision appartient en dernier ressort à l'actionnaire de référence actuel, c'est à dire la famille PEUGEOT. Certains ont pris la posture facile d'accabler ses représentants pour leur gestion et leur stratégie, mais on oublie un peu vite que ce sont les membres du Directoire qui conduisent la politique du groupe : il serait intéressant de savoir si ces "managers" ont toujours été bien inspirés et s'ils ont réellement proposé des choix cohérents et des solutions acceptables en leur temps notamment sur les alliances avec d'autres constructeurs, l'internationalisation de la production, etc ;
2/ la valorisation du groupe a semble t-il toujours posé problème, notamment celle résultant des cours boursiers et sur lesquels se basent les négociateurs. Dernièrement, on pouvait lire que TESLA dépassait la valorisation de PSA, alors que le groupe français possède 2 marques chargées d'histoire, des centres de R et D parmi les plus performants, une implantation sur plusieurs continents avec des usines et des réseaux commerciaux correspondants, des gammes de produits modernes et diversifiés, des équipes d'ingénieurs-techniciens-ouvriers de qualité, des volumes de vente importants même si sur ce point PSA ne joue plus en 1ère catégorie, des succès en compétition, etc... Je comprends parfaitement la position des membres de la famille qui ne souhaitent pas brader leur entreprise, qu'ils ont façonné sur plusieurs générations, entreprise qui a déjà connu des crises graves mais qui a toujours su se dépasser pour revenir dans la course.
3/ le ticket Dong-Feng-Etat français que l'on essaie de nous vendre depuis plusieurs mois n'est pas de nature à rassurer sur l'avenir. Il me semble plus cohérent et plus sain d'aller vers un partenariat ou une alliance entre industriels plutôt qu'avec l'Etat français : on se comprend mieux entre professionnels d'un même secteur économique même s'il y a des différences culturelles importantes à surmonter. Le rôle d'un Etat moderne n'est pas de devenir actionnaire d'entreprises en difficultés, mais de favoriser une économie compétitive de croissance orientée sur l'offre (et non plus sur la consommation) avec des secteurs d'excellence et en assurant une permanence des règlementations, des normes et de la fiscalité. Quand on voit l'amateurisme des équipes dirigeantes actuelles, qui ont mis quasiment 2 ans pour prendre conscience de l'ampleur de la crise actuelle traversée par le pays, on peut craindre pour la survie d'une entreprise si la ligne de conduite consiste à faire des déclarations rassurantes dans la presse tout en faisant preuve d'une totale inertie sur le terrain... Le groupe a besoin de dirigeants compétents et courageux connaissant le secteur, pas de haut fonctionnaire ou d'homme politique en mal de parachutage avant une déroute électorale programmée...Une entreprise privée ne se gère pas comme le font les hommes politiques pour l'Etat français : on ne peut pas emprunter pour payer ses charges de fonctionnement, accumuler années après années les déficits et refuser de faire des réformes...
4/ Dans un certain nombre d'articles, on discerne également une condamnation du capitalisme familial français, présenté plus ou moins directement comme inadapté à l'économie moderne et ses nouvelles contraintes. Le salut ne pouvant venir que de managers internationalisés, si possible fortement imprégnés de culture économique anglo-saxonne... Outre le fait que tous les pays ont connu et connaissent encore aujourd'hui un capitalisme familial dynamique (notamment dans l'automobile européenne la famille QUANDT pour BMW, ou chez VW et PORSCHE), il y a une règle importante : on défend mieux les intérêts de son entreprise quand on est propriétaire que lorsqu'on est un simple mandataire...Le risque de perte est beaucoup plus important, puisqu'il porte et sur des revenus et sur du patrimoine. L'erreur coûte donc sensiblement beaucoup plus chère. L'actualité récente montre également que ces managers, fortement rémunérés et finalement responsables de pas grand chose, ont parfois des idées fort originales comme l'ex patron d'ALCATEL (M.TCHURUK) qui inventa le concept "d'entreprise sans usines" avec la bénédiction des élites politiques françaises, avec le résultat que l'on peut constater aujourd'hui : l'effondrement industriel français et le chômage de masse en résultant... Dans le même registre, la saga VIVENDI au cours des années 2000 est aussi révélateur des dommages considérables occasionnés à ces entreprises, leurs salariés et leurs partenaires par des dirigeants non propriétaires. On peut certainement reprocher des choses aux membres de la famille PEUGEOT, mais on peut constater que la majeure partie de l'outil industriel français a été préservé, avec des effectifs employés toujours significatifs malgré les réductions inévitables...ce qui n'est pas le cas du concurrent national qui a non seulement délocalisé une partie de ses usines mais aussi mis en concurrence les sites français avec ceux flambant neufs des pays à bas coût salariaux...tout cela avec l'agrément de son actionnaire l'Etat français. Ceux qui pensent que l'Etat en devenant actionnaire, va garantir la pérennité des emplois en France font une grave erreur de jugement : comme toujours il y aura les annonces volontaristes dans les médias, mais la pratique sera différente.
5/ Il y a un autre élément qui est fondamental dans une augmentation de capital : c'est la modification des équilibres existant au niveau de l'actionnariat ; l'arrivée de nouveaux actionnaires majoritaires peut certes diluer les droits de la famille PEUGEOT mais aussi ceux de tous les autres, ce qui peut aussi provoquer des difficultés qui ont pu ne pas être identifiées sur le moment : partenaires financiers notamment.

Pour toutes ces raisons, il n'est pas impossible que les schémas présentés jusqu'à présent évoluent sensiblement. D'après LE POINT, on évoque désormais la possibilité d'un équilibre entre la famille PEUGEOT et le ou les nouveaux entrants...
 

Outre le fait que tous les pays ont connu et connaissent encore aujourd'hui un capitalisme familial dynamique (notamment dans l'automobile européenne la famille QUANDT pour BMW, ou chez VW et PORSCHE), il y a une règle importante : on défend mieux les intérêts de son entreprise quand on est propriétaire que lorsqu'on est un simple mandataire...Le risque de perte est beaucoup plus important, puisqu'il porte et sur des revenus et sur du patrimoine. L'erreur coûte donc sensiblement beaucoup plus chère. L'actualité récente montre également que ces managers, fortement rémunérés et finalement responsables de pas grand chose, ont parfois des idées fort originales
PSA société familiale.... la famille Peugeot ne possède que 25% du capital :sarcastic: (contre 46,6% pour la famille Quandt chez BMW). Par contre la famille Peugeot s'est bien débrouillé car elle possède encore 38% des droits de vote :D .

Et la famille Peugeot a toujours présenté "ces managers, fortement rémunérés et finalement responsables de pas grand chose" comme des sauveurs.... dernièrement on nous raconte encore une fois que Mr Tavares (comme tous ses prédécesseurs) va encore une fois sauver la société :ange: :ange: .
 


On assiste surtout depuis plusieurs mois à des campagnes de presse orchestrées par les partisans des différentes stratégies qui ne sont pas toutes compatibles.
On peut souligner que :
1/ la décision appartient en dernier ressort à l'actionnaire de référence actuel, c'est à dire la famille PEUGEOT. Certains ont pris la posture facile d'accabler ses représentants pour leur gestion et leur stratégie, mais on oublie un peu vite que ce sont les membres du Directoire qui conduisent la politique du groupe : il serait intéressant de savoir si ces "managers" ont toujours été bien inspirés et s'ils ont réellement proposé des choix cohérents et des solutions acceptables en leur temps notamment sur les alliances avec d'autres constructeurs, l'internationalisation de la production, etc ;
2/ la valorisation du groupe a semble t-il toujours posé problème, notamment celle résultant des cours boursiers et sur lesquels se basent les négociateurs. Dernièrement, on pouvait lire que TESLA dépassait la valorisation de PSA, alors que le groupe français possède 2 marques chargées d'histoire, des centres de R et D parmi les plus performants, une implantation sur plusieurs continents avec des usines et des réseaux commerciaux correspondants, des gammes de produits modernes et diversifiés, des équipes d'ingénieurs-techniciens-ouvriers de qualité, des volumes de vente importants même si sur ce point PSA ne joue plus en 1ère catégorie, des succès en compétition, etc... Je comprends parfaitement la position des membres de la famille qui ne souhaitent pas brader leur entreprise, qu'ils ont façonné sur plusieurs générations, entreprise qui a déjà connu des crises graves mais qui a toujours su se dépasser pour revenir dans la course.
3/ le ticket Dong-Feng-Etat français que l'on essaie de nous vendre depuis plusieurs mois n'est pas de nature à rassurer sur l'avenir. Il me semble plus cohérent et plus sain d'aller vers un partenariat ou une alliance entre industriels plutôt qu'avec l'Etat français : on se comprend mieux entre professionnels d'un même secteur économique même s'il y a des différences culturelles importantes à surmonter. Le rôle d'un Etat moderne n'est pas de devenir actionnaire d'entreprises en difficultés, mais de favoriser une économie compétitive de croissance orientée sur l'offre (et non plus sur la consommation) avec des secteurs d'excellence et en assurant une permanence des règlementations, des normes et de la fiscalité. Quand on voit l'amateurisme des équipes dirigeantes actuelles, qui ont mis quasiment 2 ans pour prendre conscience de l'ampleur de la crise actuelle traversée par le pays, on peut craindre pour la survie d'une entreprise si la ligne de conduite consiste à faire des déclarations rassurantes dans la presse tout en faisant preuve d'une totale inertie sur le terrain... Le groupe a besoin de dirigeants compétents et courageux connaissant le secteur, pas de haut fonctionnaire ou d'homme politique en mal de parachutage avant une déroute électorale programmée...Une entreprise privée ne se gère pas comme le font les hommes politiques pour l'Etat français : on ne peut pas emprunter pour payer ses charges de fonctionnement, accumuler années après années les déficits et refuser de faire des réformes...
4/ Dans un certain nombre d'articles, on discerne également une condamnation du capitalisme familial français, présenté plus ou moins directement comme inadapté à l'économie moderne et ses nouvelles contraintes. Le salut ne pouvant venir que de managers internationalisés, si possible fortement imprégnés de culture économique anglo-saxonne... Outre le fait que tous les pays ont connu et connaissent encore aujourd'hui un capitalisme familial dynamique (notamment dans l'automobile européenne la famille QUANDT pour BMW, ou chez VW et PORSCHE), il y a une règle importante : on défend mieux les intérêts de son entreprise quand on est propriétaire que lorsqu'on est un simple mandataire...Le risque de perte est beaucoup plus important, puisqu'il porte et sur des revenus et sur du patrimoine. L'erreur coûte donc sensiblement beaucoup plus chère. L'actualité récente montre également que ces managers, fortement rémunérés et finalement responsables de pas grand chose, ont parfois des idées fort originales comme l'ex patron d'ALCATEL (M.TCHURUK) qui inventa le concept "d'entreprise sans usines" avec la bénédiction des élites politiques françaises, avec le résultat que l'on peut constater aujourd'hui : l'effondrement industriel français et le chômage de masse en résultant... Dans le même registre, la saga VIVENDI au cours des années 2000 est aussi révélateur des dommages considérables occasionnés à ces entreprises, leurs salariés et leurs partenaires par des dirigeants non propriétaires. On peut certainement reprocher des choses aux membres de la famille PEUGEOT, mais on peut constater que la majeure partie de l'outil industriel français a été préservé, avec des effectifs employés toujours significatifs malgré les réductions inévitables...ce qui n'est pas le cas du concurrent national qui a non seulement délocalisé une partie de ses usines mais aussi mis en concurrence les sites français avec ceux flambant neufs des pays à bas coût salariaux...tout cela avec l'agrément de son actionnaire l'Etat français. Ceux qui pensent que l'Etat en devenant actionnaire, va garantir la pérennité des emplois en France font une grave erreur de jugement : comme toujours il y aura les annonces volontaristes dans les médias, mais la pratique sera différente.
5/ Il y a un autre élément qui est fondamental dans une augmentation de capital : c'est la modification des équilibres existant au niveau de l'actionnariat ; l'arrivée de nouveaux actionnaires majoritaires peut certes diluer les droits de la famille PEUGEOT mais aussi ceux de tous les autres, ce qui peut aussi provoquer des difficultés qui ont pu ne pas être identifiées sur le moment : partenaires financiers notamment.

Pour toutes ces raisons, il n'est pas impossible que les schémas présentés jusqu'à présent évoluent sensiblement. D'après LE POINT, on évoque désormais la possibilité d'un équilibre entre la famille PEUGEOT et le ou les nouveaux entrants...

Ce qu'il fait retenir de tout cela : effectivement il y a le schéma médiatique que certain aimerait voir à tout prix : part réduite de la famille Peugeot à tout prix , Dong Feng propriètaire coûte que coûte et j'en passe comme dit le point le scénario que l'on présentait le plus probable . Des passages du Monde et le Point remettent en lumière en partie les fondamentaux qui ont changé depuis 3 mois : cours boursier malgré la vente de GM retour autour de 12 euros , des ventes qui remontent . La banque Rotschild conseil de PSA dans cette affaire affirme que PSA est capable de lever 1.5 milliard voir 2 tout seul . le conseil de surveillance décidera de son point d evue ce qu'il faut faire mais le schéma ne sera pas forcément le schéma médiatique et surtout cet emballement au sujet de soi disant division :au moins une société patrimoniale presque jamais évoqué dans les médias contrôle FFP , son président ne s'est jamais exprimé publiquement . Sur ce point , je ne pense pas que la décision se résume entre T Peugeot et Robert Peugeot tels que la presse le rapporte. Par contre , j'ai lu un numéro du Nouvel Observateur de décembre que l'on m'avait prêté et qui sortait de ce schéma médiatique que l'on ressasse sans rien apprendre de neuf. D'ailleurs le Point indique selon sa source que ce n'est pas sûr que la réunion de dimanche soit décisive.
 

Merci Lion25 pour cet article qui met en bien en exergue le fossé qui se creuse entre la situation reelle de Peugeot et celle d'un certain nombre de detracteurs bien relayés par des médias qui ne connaissent pas le dossier mais qui ne songent qu'à détruire l'image de Peugeot.

Comment avoir confiance dans l'état représenté par Montebourg ( le chantre du fabriqué en France)qui s'insurge quand il apprend que les administrations n'achètent pas des Twingos (faites en Turquie) mais des véhicules de marques étrangères.
Voilà un bel exemple du niveau de compétences de nos dirigeants et de communication médiatique ( dont le fond est trompeur) et dont on nous innonde au quotidien et pour lequel on peut légitimement s'inquiéter puisque cela ne choque pas grand monde.
Le monde de la communication semble tout contrôler aujourdhui, on nous serine des belles paroles mais les actes, les faits ne suivent pas et l'on voit où tout cela nous conduit...
 

Effectivement l’Échelon le plus n'est pas FFP. D'ailleurs on pourrait considérer que c'est EPF (Etablissement peugeot Frères) qui détient a plus de 75 % FFP qui est l’Échelon le plus haut, sauf qu'aujourd'hui EPF est lui même détenu pour une partie des actions par des sociétés, et non plus par des personnes en nominatif pur. Et chaque clan de la famille reste avec des parts quasi égales (Des règles établie de génération qui confère les actions au premier enfant de chaque lignée permet de ne pas trop disperser l’actionnariat) qui fait que cela est forcement complique. Mais le problème de fond est que une bonne partie de la famille travail chez PSA. Et que laisser filer aux chinois pour tous cela doit être compliquer a faire.
Mais effectivement, qu'il y ait un projet industrielle avec dongfeng est un bon choix. Qu'il y ait obligation de sacrifié le contrôle du groupe n'a pas de logique dans ce cas. L etat a preté 3 milliard d'euro a psa il y a 3 ans sans problème.