Méchant.
Sur autoroute régulateur à 135.

Mais quand je dépasse, j'essaie de faire vite. Et surtout, accélerer permet de garder une trajectoire parfaitement fiable et plus précise.
La route nationale était d'une beauté et largeur époustouflantes.
Je pense cependant être prudent (comme tout le monde vous me direz...) et je n'essaie pas de dépasser les bornes, je ne me prends pas pour un pilote. Surtout en tant que tout jeune débutant.

(Quoi que les gorges du Verdon c'était super sympa

)
Quand je me suis retrouvé sur de la petite route de montagne totalement enneigée, je roulais à 40... Quant aux distances de sécurité et respect des limitations dans les villes et villages, ça me semble essentiel, j'y suis très attaché. Quand je suivais des gens à 110/120 sur la nationale, la différence était que eux ne freinaient pas dans les villages

, moi si. Mais je suis censé rouler à 80, et ça c'est aussi ridicule qu'intenable.
Mon père m'a dit que ce n'était pas à 80 qu'on apprend à conduire et que c'était à moi de sentir les réactions de la voiture. Il me dit de faire gaffe s'il trouve un endroit dangereux (bien que je le vois dans la majorité des cas par moi même). Selon moi, il a raison. A l'auto-école, je trouvais que ça restait, comme le code, de la théorie et non vraiment de la pratique. Priorité à droite : passer à 25 km/h maximum en seconde avec le pied sur le frein, même quand il y a de la visibilité... C'est ça, savoir conduire ? Qui conduit comme ça ? Je n'ai pratiquement jamais remis en cause l'enseignement qu'on m'a donné à l'auto école me disant qu'il s'agissait de professionnels, et que je n'avais pas à contredire quoi que ce soit mais plutôt à accepter les règles. Par contre, il y a quelques abus comme ce que je viens de citer.
Bref, pour terminer, je disais, selon moi, mon père a raison, car à l'auto école j'ai appris les règles, a bien conduire, et ainsi de suite, mais à 80, je n'ai jamais rien appris des réactions de la voiture. Au moins, là, dans certains cas et virages, j'ai déjà commencé à apprendre vraiment les réactions de la voiture, à la sentir, à sentir un peu ses limites et les miennes, et c'est très enrichissant, essentiel je dirais même. Car la première fois que j'ai roulé de nuit, quand j'ai pris certains virages un peu trop vite et que j'ai du ralentir encore, mon père m'a dit "tu vois, on le sent", et "c'est à toi d'apprendre le comportement de la voiture"...
Enfin bref, trêve de longs discours, ça me faisait juste plaisir de partager une expérience (la conduite accompagnée) qui me régale. Mais, promis, la prochaine fois, j'essaie de te donner un peu mes itinéraires...
PS : d'ailleurs le prochain : mercredi je vais près du luxembourg, mais je ne pense pas qu'on sera amené à se croiser.
