merci pour vos réponses
oui le concessionnaire m'a bien dit qu'il y avait un problème et que ce n'était pas normal.
Sur un véhicule de deux ans ( Occasion du Lion), j'ai eu aussi des pb de peinture (cloques, corrosion, poussières) alors que la peinture était toujours d'origine et sous garantie. Peugeot refuse d'assumer ses responsabilités alors que le concessionnaire avait bien constaté les défauts et fait une demande de prise en charge. Malgré l'intervention du service juridique de mon assurance ( nul, zéro pointé) et l'expertise contradictoire effectuée par un expert indépendant, en présence du représentant de PSA, Peugeot n'assume plus. A lire l'article ci-dessous, ce n'est pas étonnant.
Par Par Jean-Rémy Macchia de www.votreargent.fr, 11/01/2011 16:44
Auto : les dérapages des services aprèsvente
Crise oblige, les constructeurs ont réduit la prise en charge des pannes anormales. Au mépris de la loi, les vices cachés ne sont souvent plus couverts.
Les constructeurs automobiles ne se cachent pas de réaliser des économies sur la conception et la fabrication des voitures. Car la réalité est rude pour ce secteur d'activité. Moins des deux tiers des constructeurs mondiaux dégagent des bénéfices. Et la situation, pour la plupart d'entre eux, est loin d'être stable d'une année sur l'autre.
Avec la menace d'importations toujours plus nombreuses en provenance d'Asie - et notamment de Chine ou d'Inde redoutées dans la décennie à venir -, la tension sur les coûts ne fait que croître.
Le mot d'ordre "économies à tous les étages" a été lancé dès le milieu des années 1990. Mais les constructeurs se gardent bien de préciser que le tour de vis frappe aujourd'hui tout autant les budgets alloués à l'après-vente.
AVIS D'EXPERT:•Thierry Rabache, expert indépendant à Dunkerque
TEMOIGNAGES :•Ahmed Louridi, propriétaire d'une Citroën Picasso 1.6 HDi
•Esther Pillant, propriétaire d'une Scénic 1.5 dCi
•Anne Walspeck, propriétaire d'une Nissan Micra 1.2
Ainsi, un cadre dirigeant de PSA nous confiait récemment sous couvert d'anonymat : "Je vous confirme que la baisse des prises en charge par les constructeurs à la suite de pannes est une réalité. Chez PSA, l'ex-PDG, Christian Streiff, a mis en place le programme Cap 2010 de réduction des coûts, avec notamment une baisse des dépenses de garantie pour Peugeot et Citroën." Avec pour conséquence un franchissement de la ligne blanche concernant les obligations légales des services après-vente. Chez PSA, comme chez la plupart de ses concurrents, la tendance est, en effet, au refus de prise en charge des défaillances mécaniques "anormales", c'est-à-dire celles ne résultant pas d'une usure normale du véhicule. Or, de tels défauts doivent être couverts par le vendeur, au titre de la garantie légale contre les vices cachés, passé la période de garantie contractuelle. Si, dans le même temps, la fiabilité des voitures n'avait fait que progresser, le problème serait moindre. La raréfaction des pannes aurait compensé la réduction des budgets après-vente. Mais, hélas, on recense quasiment autant d'avaries techniques sur les voitures actuelles que sur les anciennes. Surtout, le prix des réparations a, lui, explosé. Face à cette équation, les services après-vente des constructeurs tentent de trouver tous les moyens pour ne pas accorder l'indemnisation due et dissuader le client récalcitrant. Cela va de la "sourde oreille" aux requêtes et relances que ce dernier peut formuler, en passant par la lenteur des réponses à ses demandes, sans parler de leur manque fréquent de pertinence par rapport à la question. Au final, le client pugnace décroche une indemnisation, mais seulement partielle. Résultat : un client automobile est sans conteste beaucoup moins bien traité aujourd'hui qu'il y a cinq ou dix ans. Au moment où les constructeurs ne perdent pas une occasion de mettre l'accent sur le service dans leur communication, c'est un comble !
Le cas de Christelle et Hubert Sicard, comme ceux de très nombreux autres automobilistes (voir témoignages page suivante), est symptomatique. Leur Citroën Grand Picasso 1.6 HDi connaît un premier souci de vanne EGR à 83 000 km. Le remplacement effectué dans un garage de la marque est facturé 1 381 euros. S'ensuivent des démarches interminables pour recevoir, au final, une remise d'un peu plus de... 100 euros ! Puis, à 89 000 km, survient la casse du turbo, entraînant celle du moteur. Facture : 7 288 euros. A nouveau, maintes démarches sont effectuées auprès du service après-vente. Absences de réponse, refus, longue attente, et... quatre mois plus tard, une prise en charge de 2 798 euros, soit 38 % de la facture. Peu d'espoir ainsi pour Volkswagen de voir Hervé reprendre le chemin d'un de ses concessionnaires quand il devra changer de voiture. Sur sa Golf, sa boîte de vitesses DSG n'a jamais fonctionné correctement. Bien qu'elle soit sous garantie, Volkswagen lui réclame une participation de 1 640 euros pour la lui remplacer ! Face à de tels comportements, de plus en plus d'automobilistes intentent des procès (voir avis d'expert). Une procédure est notamment en cours contre BMW concernant les pannes de direction assistée sur la Mini, cette faiblesse électrique ne faisant aucun mystère sur ce modèle. C'est dire que même les constructeurs bénéficiant d'une image plutôt haut de gamme n'échappent pas à cette dérive. Quelques rares marques comme Mercedes tendent à mieux traiter leurs clients. Quoique... il existe, aussi, des propriétaires de l'ancienne Classes A victimes de casse de boîte automatique - un souci fréquent - que la marque allemande laisse sur le carreau...
Photo d'une cloque de peinture sur ma 407