Ce point n'est pas clair. La logique voudrait que ce soit le malus au bareme de l'année de mise en circulation mais ça reste à démontrer. Si ce n'est pas le cas, ça risque d'etre chaud pour certains véhicules.
Mais de toute façon, j'ai envie de dire "peu importe" car revendre un VO avec un malus à 10,20 ou 30000 EUR, autant dire que tu peux te le mettre au cul jusqu'au12-15 ans du véhicule quelque soit l'année du bareme choisi. Les véhicules ayant bénéficié d'une ristourne étant souvent ceux qui sont dans le haut du bareme.
Le système fiscal français, c'est du grand art.
Entre la TVA, le malus CO2 et le malus au poids, Bercy et l'élite française sont parvenues à faire imploser le marché automobile français qui n'a jamais retrouvé ses niveaux d'avant Covid.
Elle peut compter aussi sur le soutien de Bruxelles, toujours bien inspiré quand il s'agit d'euthanasier les acteurs européens tout secteur confondu.
Personne ne sait quoi acheter désormais et donc le marché est atone, ne repart pas, et toute la filière auto est impactée par un système désormais confiscatoire.
Le pire, c'est que l'on ne peut compter sur aucune autorité indépendante capable de fixer des limites juridiques à cet emballement fiscal qui frappe les véhicules neufs et qui va s'étendre aux véhicules d'occasion.
En 2013 lors des difficultés rencontrées par PSA, le consensus chez les économistes, experts industriels et hommes politiques était de favoriser la montée en gamme des véhicules afin qu'ils puissent être produits en France.
Avec la révolution du véhicule électrique, il nous a été garanti que la ré-industrialisation de la France était à portée de main.
Avec le Covid, la ré-industrialisation de la France était une grande cause nationale.
Les chiffres de la production automobile française 2024 sont tombées : à peine 1,34 million de véhicules particuliers et utilitaires produits en France l'année dernière, un chiffre en baisse de 11% par rapport à l'année précédente qui était déjà en recul.
En Europe, la production automobile française représente à peine 7,4% de la production totale européenne.
La France automobile est au niveau des années 1960 : un beau tableau d'honneur pour l'élite française et Bercy...
Pour les sites français de Stellantis, c'est l'alerte rouge car la production a baissé de quasiment 25% pour s'établir à 565.000 véhicules, un chiffre historiquement bas, très éloigné des engagements pris par la Direction de rester à un minimum de 1 million de véhicules/an...
A l'heure où Elkann souligne l'importance de l'Italie pour Stellantis, il faudrait aussi lui rappeler que le site France n'est pas en grande forme....