508 GT Puretech 225, l’essai de LA berline Peugeot

« La nouvelle PEUGEOT 508 change tout ». Voici l’introduction du dossier de presse. Effectivement, la nouvelle berline du Lion change totalement de registre par rapport à sa devancière. Esthétiquement, Nouvelle Peugeot 508 se distingue par son design digne d’un coupé et sa face avant très expressive qui rompt totalement avec les précédentes générations. Après les succès des Peugeot 2008, 3008 et 5008, la Marque espère redynamiser un segment D en berne depuis plusieurs années.

508 GT Rouge
Nouvelle Peugeot 508 GT Rouge Ultimate

La belle sochalienne dispose-t-elle des armes pour s’imposer face à ses concurrentes ? C’est ce que nous allons vérifier lors de cet essai.

Dans le cadre de la seconde journée portes ouvertes au parc presse Peugeot, j’ai eu l’occasion d’essayer le 16 mai la gamme Peugeot 508. Les trois motorisations sélectionnées sont les 1.5 BlueHDi 130, 1.6 Puretech 180 et 1.6 Puretech 225. Les versions 2.0 BlueHDi 160 et 180 feront l’objet d’un prochain article.

    Le premier modèle testé est la version GT en Puretech 225ch, rouge Ultimate, une teinte qui met en valeur le dynamisme de 508. Esthétiquement, c’est un sans-faute. La ligne est séduisante, les proportions bien équilibrées et le profil de coupé 5 portes attire les regards. Dommage que ce design réussi soit entaché par une finition parfois approximative, notamment au niveau des raccords de carrosserie : bouclier avant, capot et ailes. Mais promis, ces défauts seront corrigés sur les premiers véhicules livrés courant novembre.

Classe premium

L’ouverture de la porte abaisse la vitre de quelques millimètres ce qui n’est pas sans rappeler ses aïeux : 406 coupé et autres 308 cc. A bord, on retrouve cet esprit dynamique avec une planche de bord aux lignes tendues. La console centrale peut paraitre un peu massive au premier abord mais après quelques heures on s’en accommode. On peut apprécier ses aspects pratiques et fonctionnels avec notamment de profonds rangements. La finition est excellente avec des matériaux de qualité et des ajustements similaires au premium allemand.

Les sièges en cuir se révèlent en peu ferme à l’accueil mais confortable à l’usage. La position de conduite idéale s’obtient facilement même pour les conducteurs de plus d’1m80, d’autant plus que cette version dispose de réglages électriques. L’ergonomie est soignée et le i-cockpit progresse encore. Conduisant au quotidien une 308, j’ai pu apprécier les petites améliorations qui font la différence (petit volant un peu carré, combiné tête haute à dalle numérique). Enfin, le grand écran tactile de 10 pouces donne une autre dimension au NAC avec notamment l’affichage en simultané de plus d’informations comme les réglages de climatisation.

Un agrément sans faille

La nouvelle commande dite « Shift and Park by wire » EAT8 est de la partie. Celle-ci s’intègre parfaitement dans le design de la planche de bord. Comme nous l’avions indiqué lors de précédents essais, il suffit d’une impulsion vers l’avant ou l’arrière pour changer de mode. Moteur démarré, il faut désormais penser à déverrouiller le sélecteur en pressant le bouton « unlock » situé en haut à gauche du levier. Premier tour de roue. Aucune vibration, moteur essence oblige, les premiers mètres franchis on peut déjà noter un confort en hausse par rapport à la précédente 508.

Direction l’autoroute A13 pour vérifier la santé du Puretech 225. On avait pu lire quelques commentaires négatifs sur ce moteur, sonorité quelconque, manque de souplesse et d’agrément. Il n’en est rien. Probablement que les centaines de km de plus au compteur ont libéré la mécanique car la poussée dès les plus bas régimes est puissante. Les performances sont au rendez-vous avec un 0 à 100 km/h annoncé à 7,3 secondes. C’est bien mais cela reste un cran en dessous de la 405 T16 par exemple.

Il faudra attendre la version Hybrid plugin l’année prochaine pour encore gagner quelques dixièmes en accélération et reprise. De même, la sonorité est plutôt agréable avec un timbre rappelant parfois le Puretech 270 tout en restant très feutrée. Les seuls défauts viennent de la boite de vitesse qui tend parfois à hésiter entre les 7 et 8ème rapports à vitesse stabilisée en côte.

Un concentré de technologie

Ces quelques kilomètres sur autoroute sont l’occasion de tester les aides à la conduite telles que l’aide au maintien de la position dans la voie de circulation et le régulateur de vitesse adaptatif avec fonction Stop & Go. Les deux fonctionnant de concert. Le dispositif fonctionne très bien en agissant sur le volant pour corriger la trajectoire en se référant aux lignes de la chaussée. Mais attention, il ne s’agit pas de conduite autonome. Le système vous rappellera très vite de garder les mains sur le volant. Il s’agit plus d’une aide, une sécurité qui est associée à l’alerte d’attention du conducteur par caméra. Il réduira les risques sur de longs trajets (inattention, somnolence, etc.).

L’alerte active de franchissement involontaire de ligne complète l’ensemble. Ce dernier est quant à lui actif en permanence ce qui devient parfois agaçant car on ressent une résistance dans le volant au moindre franchissement de ligne sans clignotant. Sur petite route sinueuse c’est insupportable, il faut systématiquement le désactiver sous peine de détruire tout le plaisir suscité par la conduite.

Et de plaisir

Venons-en au plaisir de conduite justement. Ne tournons pas autour du pot, la tenue de route atteint un niveau jamais attend sur une berline. C’est très simple, je n’ai pas pu trouver la limite sur route ouverte et ce n’est pas faute d’avoir essayé. Le train avant se montre très incisif et la direction d’une précision chirurgicale. Le train arrière assure une stabilité sans faille même lorsque la voiture est chahutée lors de violents enchainements droite/gauche. Les virages serrés s’enchainent avec l’agilité d’une compacte sportive dans un confort bien supérieur.

La suspension pilotée de série sur GT Line et GT contribue à ce compromis confort/tenue de route. Elle offre à la Nouvelle 508 un touché de route incomparable.  Le mode confort apporte un peu plus de moelleux mais cela reste subtil. Rappelons que le mode de base est déjà très bon. Le mode sport réduit au néant les mouvements de caisse déjà bien maitrisés en mode confort mais sans en faire un tape cul comme chez certaines allemandes. Nous reviendrons plus en détail sur les qualités exceptionnelles du châssis lors d’un prochain article.

Place aux passagers

Une petite pause me permet de m’installer aux places arrière. Pas de surprise le parti pris du coupé 4 portes nuit à l’accès. Il faut baisser la tête à présent : un réflexe à prendre. A bord, la garde au toit est comptée et les passagers mesurant plus d’1m80 toucheront un peu le ciel de toit. Hormis cela l’habitabilité est bonne avec un bon espace aux jambes, même avec les sièges avant réglés pour des personnes de grande taille. La largeur aux épaules est plus que satisfaisante.

Retour au siège conducteur, le temps de découvrir la fonction i-Cockpit® Amplify. Ce dernier propose via le menu de l’écran le choix entre deux ambiances entièrement personnalisables : Boost et Relax. Il est possible pour chacune d’entre elle de choisir l’intensité des éclairages d’ambiance et la couleur dans les écrans. De même, pour l’ambiance musicale et le type de massage des sièges. Enfin, i-Cockpit® Amplify permet également d’attribuer à chaque ambiance les réglages dynamiques de la voiture à savoir ECO/Sport/Confort/Normal.

Objectif rempli pour Nouvelle 508

Cette Nouvelle Peugeot 508 est une grande réussite. Depuis Peugeot RCZ, aucun modèle n’avait suscité autant d’engouement. Comme le petit coupé à son époque, 508 allie un châssis hors du commun et une très belle ligne. En effet, elle se permet en plus d’offrir à ses occupants un confort de haut niveau quelles que soient les conditions. Cette finition GT en Puretech 225 m’a bluffé même si je savais que Peugeot avait placé la barre très haut. Le châssis est si efficace que l’on regrette que le Puretech 270 ait été annulé en raison des nouvelles normes.

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