Facturations de Stellantis en hausse
Mis en ligne le 15 avril 2026 Rédigé par Bruno
Stellantis a publié ses estimations de facturations pour le premier trimestre 2026, affichant une hausse de 12 % en glissement annuel, avec 1,4 million d’unités livrées. Cette progression est principalement tirée par l’Europe élargie et l’Amérique du Nord, deux marchés clés pour le groupe. Cette performance reflète une stratégie produit ciblée et une adaptation réussie aux attentes régionales, malgré des défis persistants dans certaines zones comme le Moyen-Orient ou l’Amérique du Sud.

Amérique du Nord
En Amérique du Nord, la hausse de 17 % (soit +54 000 unités) est remarquable. Elle s’explique par le succès de modèles emblématiques comme le Ram 1500 HEMI V8 (light duty), très prisé outre atlantique, et le Jeep Grand Wagoneer restylé, qui répond à la demande croissante pour des SUV premium. Le lancement du nouveau Jeep Cherokee a également joué un rôle clé, compensant le recul du Jeep Compass, lié à la réallocation de la production vers le Cherokee sur le site de Toluca.
Europe élargie
En Europe, la progression de 12 % (+69 000 unités) est portée par les véhicules particuliers, notamment grâce aux plateformes Smart Car (Citroën C3, C3 Aircross, Opel Frontera, Fiat Grande Panda), dont les ventes ont bondi de 85 %. Le succès de la Leapmotor T03, une citadine électrique d’entrée de gamme, illustre l’adaptation de Stellantis à la demande européenne pour des véhicules abordables et zéro émission, surtout en Italie.
Amérique du Sud et Moyen-Orient
Stellantis confirme sa position de leader en Amérique du Sud et maintient une croissance modérée au Moyen-Orient, malgré des reculs localisés (pays du Golfe, Argentine)
Cette annonce sur la hausse des facturations pour Stellantis a eu un impact positif mais modéré sur le cours de l’action. L’action Stellantis progresse aujourd’hui avec 3,35 %, soit 7,16 euros en milieu de matinée.
Si la progression de facturations consolidées est un signal positif pour le groupe, il convient de rester prudent et ne pas extrapoler ces bons résultats sur l’année 2026 complète. La situation géopolitique rend plus que jamais incertaines les perspectives économiques du secteur automobile. L’inflexion donnée par Antonia Filosa au groupe commence à porter ses fruits mais la situation reste fragile après une une perte nette de 22,3 milliards d’euros. Pour plus de visibilité, il faudra attendre le 21 mai pour en savoir d’avantage sur le futur plan industriel du groupe.
