Renault Mégane CC contre Peugeot 308 CC : le match de l’été 2/2

Mis en ligne le 26 juillet 2010 Rédigé par

Suite de notre essai comparatif entre la Megane CC 2.0 dCi 160 et la 308 CC 2.0 HDi 140. Nous abordons les chapitres motorisations, comportement routier, les prestations en configuration cabriolet avant de conclure.
Motorisations
Les deux coupé cabriolet de notre essai sont animés par les motorisations diesel les plus performantes de leur gamme, toutes accouplées à une boîte de vitesse mécanique à six rapports. Renault Mégane CC dispose du 2.0 dCi 160 qui équipe également les Mégane Berline, Coupé et Estate mais aussi la gamme Laguna. Cette mécanique diesel développe une puissance de 160ch à 3750 tr/min et un couple maximal de 380 Nm dès 2000 tr/min. Cette motorisation se distingue par sa large plage d’utilisation et sa relative discrétion au ralentie comme à régime stabilisé contrairement au 2.0 HDi 140 nettement plus sonore. De plus, le moteur de 308 CC affiche une puissance moindre avec seulement 140ch à 4000 tr/mn et un couple de 320 Nm à 2000 tr/mn, porté à 340 grâce à l’overboost. Heureusement, dans quelques mois, le 2.0 HDi 163 viendra compléter la gamme 308 CC. En attendant, la lionne accuse un handicap de 20ch face à sa concurrente directe. Sur le papier, la différence est bien là avec des performances en retrait pour le Coupé Cabriolet Peugeot. La Mégane CC réalise le 0 à 100 km/h en 9,4 secondes contre 10,8 secondes pour la 308 CC. En revanche, au volant, cette supériorité s’estompe. Certes, les reprises en sixième sont ressenties plus vigoureusement à bord de la Renault, mais 308 CC arrive sans problème à suivre le rythme. Nous nous attendions à un écart plus marqué entre nos deux modèles d’essai. Ceci s’explique en partie par le fait que Mégane CC accuse 25 kg de plus sur la balance. Autre conséquence de ce surpoids, une consommation de carburant supérieure. Mégane CC demande 6,7 litres de gazole en conduite mixte pour parcourir 100 km tandis que 308 CC se contente de 5,9 litres. Notez que le sixième rapport plus court sur Mégane favorise les reprises mais pénalise en contre partie la consommation.


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Comportement routier
Voyons maintenant comment se comporte-t-ils sur route. Dès les premiers kilomètres à bord de la Mégane CC, on remarque quelques soucis d’ergonomie notamment la commande audio au volant peu intuitive à l’usage ou encore le réglage du limiteur avec une incrémentation par 2 km/h. On regrette également le montant du pare-brise trop imposant ce qui nuit gravement à la visibilité et engendre un angle mort important. Sur 308 CC, les montants sont aussi très massifs mais se révèlent moins gênants à l’usage. De plus, la lionne se montre plus plaisante à conduire. Avec son train avant incisif desservi par une direction précise, le conducteur a plus la sensation d’être dans une sportive. Le comportement routier de 308 CC est clairement typé dynamique avec une meilleure rigidité torsionnelle, des suspensions plus fermes et des trains roulant collant littéralement la voiture au sol. Au volant de la Mégane CC, non pas que l’on s’ennuie ou bien que la tenue de route soit inférieure mais on n’éprouve pas les mêmes sensations. Ici, comme dans l’habitacle, on a privilégié la douceur et le confort. Alors, certes le roulis est un peu plus marqué et la rigidité perfectible mais le confort de suspension est supérieur même avec des jantes 18 pouces. Un critère important pour la clientèle de ce type de véhicule.

 
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Coupé et cabriolet
Nous allons maintenant détoité nos deux coupés. Le passage en configuration cabriolet se fait sur nos deux modèles à l’arrêt. L’opération dure 21 secondes sur la Mégane contre une seconde de moins sur 308. Une fois terminé, il nous reste plus qu’à installer le filet anti-remous avec une mention très bien pour celui de la Mégane qui se pose plus facilement. La météo estivale de cette semaine près de St Malo se prête idéalement à la conduite en cabriolet. Même au petit matin, le système Airwave de 308 CC ne nous est pas paru nécessaire. Nous connaissons déjà très bien le dispositif pour l’avoir testé sur 308 CC au printemps dernier. Il nous avait agréablement surpris par son efficacité qui, couplé à la climatisation, permet de rouler toité avec des températures proches de 15°C sans le moindre frisson. Le dispositif n’est pas proposé sur Mégane CC qui comble cette lacune avec une vitre coupe-vent située entre les appuie-têtes arrière et son grand toit en verre. Celui-ci permet de profiter d’une sensation de plein air en toute saison. Sensation toute relative, rien ne remplace la conduite en configuration cabriolet. A bord de Mégane CC, la traverse du pare-brise facilite l’accès à bord et donne plus d’ouverture sur l’extérieur aux places avant. Peugeot 308 CC dispose d’un pare-brise plus enveloppant, parfois même gênant lors de l’accès à bord, mais qui protège efficacement les occupants des remous d’air.


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Conclusion
En améliorant ses qualités, Mégane CC s’impose comme une redoutable rivale de 308 CC. Nous avons apprécié le nouveau coupé cabriolet Renault pour son excellent confort, son moteur silencieux et son grand toit en verre. Mais 308 CC a encore de beaux atouts dans sa main. Son système Airwave est un avantage indéniable pour un véhicule destiné avant tout à rouler cheveux au vent. Son comportement routier digne d’une sportive et sa présentation intérieur très soignée en font toujours une des références de son segment.

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Sujet de discussion sur l’essai Megane CC / 308 CC

Renault Megane CC

On aime beaucoup
Le toit en verre
Le moteur discret et performant
Le coffre plus pratique
L’habitabilité aux places arrière
Le confort de suspension
La carte démarrage mains-libres

On aime moins
La poupe trop massive
La direction électrique perfectible
Le malus CO2 de 750€

Peugeot 308 CC

On aime beaucoup
La finition soignée
La planche de bord bien dessinée
Le système AirWave efficace
Le comportement dynamique
La consommation raisonnable
La protection contre les remous d’air

On aime moins
La sonorité du 2.0 HDi 138
Le coffre peu pratique
Le montage du filet anti-remous