Une ressource toutefois est très très abondante sur la Terre, c'est le charbon.
Si on parvenait à une exploitation propre de cette ressource, avec captage de CO2 et tout le toutim,
on repousserait le pb de l'énergie d'un siècle ou deux. (Moi ça me suffit

)
Petit calcul ne tenant pas compte du CO2.
Avec 4% de croissance mondiale annuelle, et 2% d'efficacité en plus, ça fait une croissance d'énergie de 2% par an.
On a 200x la consommation de charbon annuelle en réserve au rythme actuel. Or à 2% par an, plus la déplétion des autres énergies fossiles...
Si on empile gaz pétrole charbon, avec les réserves prouvées et supposées, y compris le pétrole non conventionnel, on obtiens ça:
Cette courbe ne tiens pas compte des pics gaziers, charbonnier et pétroliers.
Bref sans tenir compte des pics, dans 100 ans il n'y a plus un gramme de charbon, plus un m3 de gaz, et plus un baril de pétrole extractible.
Et comme vous le savez, avant épuisement des ressources on passe par un pic. Ce qui donne:
(graph venant de EDF R&D)
Utiliser en masse le charbon ne fait gagner... qu'une génération.
Au passage la séquestration du CO2, même quand elle sera possible (à grande échelle pas sûr), côute cher à installer et fait baisser le rendement.
Dans un contexte économique et social "agité", je doute qu'on pense à limiter le CO2 en premier.
Et dans le scénario "on extrait tout le charbon qu'on peut sans séquestration", on est bon pour les 900ppm de CO2, soit une hausse des températures globales supérieure à 5°C pour le 22e siècle.
Bon certes, vous serez tous morts, moi aussi, mais j'espère quand même que vous n'avez pas/ne voulez pas avoir de gamins...
Une limitation à 550ppm permettrais de rester autour de +3°C. Pour ça il faut une baisse des émissions de CO2 au plus tard en 2020.
Ce qui veut dire que ça fait le volume de CO2 correspondant aux réserves de pétole + de gaz. Donc sans séquestration pas touche au charbon après les pics pétroliers et gaziers. La tentation risque d'être forte.
Par ailleurs quand le réchauffement climatique montrera le bout de son nez, les joyeusetés qui viendront avec nécessiteront de l'énergie pour y faire face. Et pas pour fabriquer des maillots de bain.