Président de la République
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Jusqu'en 2007, le Président de la République était le seul responsable public dont le niveau de rémunération n'était pas fixé par la loi mais par lui-même, au sein de la dotation globale de l'Élysée votée chaque année par les Parlementaires. En 2005, le budget « officiel » de la présidence s'élevait à 31,9 millions d'euros : soit près de quinze fois plus (mais seulement 1,5 fois plus si l'on tient compte de l'inflation) qu'en 1960 où ce budget s'élevait à 2,35 millions d'euros. En fonction des présidents, le budget général de fonctionnement de l’Élysée évolue : De Gaulle avait fait installer un deuxième compteur EDF pour payer sa consommation personnelle ; selon le rapport du député socialiste René Dosière, « à partir de 1995, date de l'arrivée à l'Élysée de Jacques Chirac, le budget « officiel » [général de fonctionnement] de l'Élysée a été multiplié par cinq » mais le budget réel de la Présidence serait en réalité 3 fois supérieur aux chiffres annoncés. Une des raisons invoquée est que depuis la suppression du service national, l'Élysée doit faire appel à du personnel salarié pour assumer des tâches dévolues précédemment à des appelés. Certaines dépenses présidentielles et services de personnels sont en effet financés par divers ministères. Il faut cependant souligner qu'à partir de 2002, après la suppression des fonds secrets, une dotation compensatoire de 5,49 millions d'euros a été ajoutée à la dotation « officielle » de l'Élysée. Cette somme a ensuite évolué comme l’ensemble de la dotation. À fin octobre 2007, une note interne de l'Élysée recommande l'augmentation de ce salaire à 20 200 euros brut par mois alors qu'il était d’environ 8 300 euros brut par mois auparavant. L'Élysée dispose d'un budget de 90 millions € pour 963 salariés. 6,9 millions € de primes discrétionnaires peuvent être accordés à ses collaborateurs.
En 2007, la rémunération du Président de la République s'est vu à la hausse, équivalente à celle du Premier Ministre, est votée par le Parlement. Elle se compose d'un traitement, d'une indemnité de résidence de 3 % de ce montant (comme tous les fonctionnaires de zone A), et d'une indemnité de fonction de 25 % en sus du traitement et de l'indemnité de résidence. Ces rémunérations sont définies comme étant de 50 % plus élevées que la plus élevée des rémunérations des membres du Gouvernement en dehors du Premier ministre1. Les membres du gouvernement les mieux rémunérés sont les ministres, dont le traitement est fixé au double de la moyenne du plus haut et du plus bas traitement hors échelle de la Fonction publique2. En utilisant la grille de rémunération « hors échelle » de 2008 [1], cela donne une rémunération mensuelle globale de 20963 €, ce qui correspond bien aux 19000 € cités à la presse en février 20083. Le traitement et l'indemnité de résidence sont soumis à l'impôt sur le revenu4.
Le 17 mai 2012, conformément à l’engagement pris par François Hollande durant sa campagne en vue de l’élection présidentielle, le Premier Ministre a présenté un décret relatif à une réduction de 30 % la rémunération des membres du Gouvernement5. Cependant, pour le Président de la République et le Premier ministre, cette réduction nécessite une modification de l’article 14 de la loi du 6 août 2002 de finances rectificative pour 2002. Le Premier Ministre prévoit d'intégrer cette modification dans la prochaine loi de finances rectificative pour 2012. Avec une date d’entrée en vigueur rétroactive au 15 mai 2012, le Président de la République et le Premier ministre verront alors leur rémunération réduite de 30 % dès leur entrée en fonctions. Coup de théâtre (ou effet d'annonce de campagne ?), le Conseil Constitutionnel refuse cette baisse de 30% le 27 Septembre 2012. Leur rémunération brute est désormais toujours de 21 300 euros .6.
Traitement/mois : 21 300 €