Peugeot 508 à l’essai face à ses concurrentes : Renault Laguna et Citroën C5 (2/3)
Mis en ligne le 28 mars 2011 Rédigé par Guillaume BDans la seconde partie de notre essai comparatif, nous abordons les qualités routières de nos trois berlines : confort, tenue de route, agrément moteur et boîte de vitesses.
Après avoir pu comparer de manière statique nos trois berlines françaises, passons maintenant au volant !
Après avoir mis le contact, on peut déjà constater des disparités dans l’insonorisation de nos trois modèles. Pourtant équipé du même moteur 2.0 HDi 140, la C5 et la 508 ne soignent pas de la même manière ses occupants. A bord de la Citroën, la mécanique diesel se révèle nettement plus silencieuse avec des montées en régime plus feutrées. Le 2.0 HDi 140 implanté dans la Peugeot 508 reste malgré tout peu sonore, bien moins que le 2.0 dCi 130. Le moteur de la Renault Laguna a bien du mal à se faire discret tant au niveau des décibels que des vibrations.
Passé ces premières impressions, on découvre d’autres aspects important tels que la tenue de route et le confort de suspension. Dans ce domaine, Citroën demeure la référence tout particulièrement avec notre modèle d’essai équipé d’une suspension Hydractive 3 Plus. Celle-ci fait la part belle au confort et à l’agrément de conduite. La qualité de filtration atteint des sommets à tel point que l’on a parfois l’impression de survoler l’asphalte. Le revers de la médailles est que ce typage « confort » exacerbé engendre des phénomènes de pompages que même le mode sport ne parvient pas à endiguer complètement. De même, le train avant gagnerait à être plus incisif. Ceci ne nuit heureusement pas à la tenue de route qui reste de haut niveau, très sécurisante quel que soit les conditions de roulage.
Changement radical pour la Renault Laguna qui adopte un typage « sport ». Avec son châssis remarquable d’agrément et sa direction précise, le conducteur prend énormément de plaisir de pilotage. En conduite sport, Laguna prend très peu de roulis et le train avant de révèle très incisif permettant ainsi de placer la voiture très précisément en entrée de virage. De plus, notez que notre modèle est doté du 4Control qui se révèle très convaincant à l’usage. Ce dispositif, qui permet un braquage des roues arrière de quelques degrés, accentue l’agilité de l’auto sur route et facilite les manœuvres en ville. Il s’agit sans aucun doute de la berline la plus dynamique de notre comparatif… mais aussi de la moins confortable.
Peugeot pourtant réputé pour être très à cheval sur les liaisons au sol n’arrive à surpasser le châssis Renault. Il faut dire que notre 508 2.0 HDi 140 ne bénéficie plus d’un train avant à double triangle à pivot découplé comme la 407. Ce type de suspension avant est dorénavant réservé à la version la plus puissante doté du 2.2 HDi 204. Le train avant de type Mc Pherson procure un peu moins de plaisir de conduite en perdant un peu en précision. De plus, la lionne est un peu plus sensible au roulis avec des suspensions un peu plus souple sans pour autant viré dans l’excès comme la Citroën. Peugeot a clairement choisi un compromis entre confort et dynamisme qui devrait satisfaire la majorité de la clientèle. Cela est certes très raisonnable mais nous laisse un peu sur notre faim après avoir pu gouter aux joies des 407 berline et Coupé 407. Le grand gagnant de ce choix est le confort. Peugeot 508 se révèle nettement plus confortable que sa devancière. Les suspensions assurent un bon filtrage contrairement à celles de la Renault Laguna qui percutent souvent sur chaussée déformée. Enfin, la direction nous a donné entière satisfaction à bord de 508. La calibrage assez ferme retranscrit fidèlement les informations mais reste assez conciliant en ville lors des manœuvres de stationnement.

Pourtant équipé du même bloc motopropulseur, Peugeot 508 et Citroën C5 affiche un tempérament différent. La lionne se montre plus dynamique avec de meilleures performances tant en accélération comme en reprise. Cela se traduit en conduite par une plus grande vivacité. De plus, le 2.0 HDi 140 se montre souple et onctueux ce qui est très appréciable au quotidien. Sous le capot de la Citroën, le 2.0 HDi fait preuve de plus de paresse. Il faut dire que la C5 accuse près de 180 kg de plus que 508. Cet embonpoint se traduit par des performances en baisse et surtout des consommations en hausse. Selon les chiffres constructeurs, la consommation mixte est de 5,3 L/100km pour la C5 contre à peine 4,8 L/100km pour 508. Lors de notre essai, nous avons pu vérifier cet écart. La Renault Laguna se situe entre nos deux berlines avec une consommation mixte annoncé de 5,2 L/100km ce qui reste élevé compte tenu de la masse réduite du véhicule et de sa puissance moindre. De plus, le 2.0 dCi 130 se révèle un peu creux à bas régime. Il faut passer les 2000tr/min pour commencer à ressentir la poussée des 320 Nm de couple.
Pour ce comparatif, toutes nos berlines disposent de boîtes de vitesses manuelles à six rapports. Commune au groupe PSA, la ML6C équipe Citroën C5 et Peugeot 508. L’étagement des rapports assure un bon compromis entre dynamisme et sobriété. Dommage que la commande de boîte ne soit pas plus courte. Le débattement est bien trop important ce qui nuit à l’agrément. Sur Laguna, les changements de rapports sont nettement plus agréables avec un étagement ici aussi très réussi.
SUITE DE L’ESSAI COMPARATIF PEUGEOT 508 – RENAULT LAGUNA – CITROEN C5
