Stellantis annonce 4 plateformes électrifiées

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Carlos Tavares accélère sur l’électrique

Trois mois après le début de ses opérations, Stellantis commence à clarifier sa stratégie et communique sur ses premières annonces. Si côté marques et gammes, il faudra attendre la fin de l’année (même si nous savons que les 14 marques seront conservées), la nouvelle maison-mère de Peugeot avance ses pions et a esquissé pendant l’Assemblée Générale des actionnaires de jeudi dernier les grandes lignes de sa stratégie d’électrification.

Au programme, 4 nouvelles plateformes unifiées pour toutes les marques, la maîtrise de la chaîne de valeur, et la construction de nouvelles usines de batteries. Les principaux points à retenir de ces annonces sont ci-dessous.

Montée en puissance de l’électrique chez Stellantis d’ici 2030

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Les véhicules électrifiés vendus par Stellantis seront tous 100% électriques en 2030

Face à la transition énergétique, Stellantis passe la seconde sur l’électrification. Souvent jugé en retard par les observateurs comparé à Volkswagen ou Renault-Nissan, le nouveau groupe se donne un nouvel objectif, celui d’offrir sur 100% des modèles une offre 100% électrique (BEV) en 2030, avec un premier jalon à 75% en 2025. Conséquence, Stellantis prévoit qu’en 2030, 70% des ventes européennes et 35% des ventes américaines soient électrifiées.

Carlos Tavares, pourtant encore il y a peu sceptique sur l’électrique, accélère à fond sur cette voie et signe même l’arrêt de mort des chaînes de traction hybride rechargeable (PHEV). Si ces véhicules représentent aujourd’hui la totalité des ventes de véhicules électrifiés aux USA et 65% en Europe, ils auront totalement disparu en 2030 avec un jalon là encore en 2025, avec une part d’environ 25% au niveau mondial.

Stellantis veut maîtriser son approvisionnement en chaînes de traction

Pour tenir cet objectif plutôt ambitieux, Stellantis ne veut plus dépendre de sous-traitants pour les moteurs et les batteries, comme c’est le cas actuellement. En effet, aujourd’hui, les batteries proviennent de CATL en Chine et les moteurs électriques de Continental. Une position assez logique, puisqu’en matière de moteurs thermiques, PSA comme FCA concevaient leurs propres moteurs.

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Stellantis ne veut plus dépendre de fournisseurs pour ses chaînes de traction

Pour parvenir à son indépendance électrique, Stellantis va notamment s’appuyer sur les projets initiés par le Groupe PSA avant la fusion, et cela devrait être le cas d’ici 2023. Pour les moteurs, le partenariat avec Nidec permettra de proposer des éléments 100% Stellantis et, nous l’espérons, élargir les gammes. En effet, face à la déferlante électrique de Volkswagen, la chaîne de traction de la Peugeot e-208 déployée à l’identique sur tous les autres voitures électriques du groupe commence à faire pâle figure.

Pour les batteries, les ambitions sont encore plus grandes. Ne voulant plus dépendre de l’industrie chinoise, le Groupe PSA avait créé avec son partenaire Saft la joint-venture ACC, qui se développera fortement. L’ouverture en 2023 de la Gigafactory de Douvrin, suivie en 2025 de celle de Kaiserslautern permettra à Stellantis d’avoir une capacité de production annuelle de 50GWh. Le groupe annoncera d’autres implantations dès cette année, notamment aux USA, pour atteindre dès 2025 une capacité de 130GWh. Et l’objectif final est d’avoir une capacité de production de 250GWh en 2030.

Harmonisation et électrification des plateformes

Enfin, le dernier pilier repose bien entendu sur les plateformes qui accueillent les véhicules. La création de Stellantis a créé un véritable dédale de châssis, puisque le groupe utilise aujourd’hui 23 plateformes différentes pour ses voitures. Carlos Tavares a annoncé vouloir réduire ce chiffre à 4, et couvrir l’ensemble des segments, à partir de 2023. Quant à l’autonomie, le groupe vise les 800km pour les modèles les plus haut de gamme.

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De 23 à 4 plateformes pour l’ensemble du groupe

Pour les véhicules citadins, la simplification aura lieu en 2026, avec la future plateforme STLA Small. Proposant pour les véhicules électriques une autonomie de l’ordre de 500km, elle remplacera la plateforme e-CMP. Les premières Peugeot qui l’utiliseront seront les remplaçantes des Peugeot 208 et 2008 actuelles.

Pour les compactes et les véhicules familiaux, Stellantis va utiliser la plateforme e-VMP, renommée pour l’occasion STLA Medium. Dès la fin 2023, le groupe pourra proposer des véhicules performants (jusqu’à 340 chevaux) et plusieurs capacités de batteries (de 60 à 100kW) avec une promesse d’autonomie de 700km. La première Peugeot qui l’utilisera sera le remplaçant du Peugeot 3008, fabriqué à Sochaux, fin 2023.

Pour les véhicules les plus haut de gamme, la plateforme STLA Large remplacera tout ce qui existe actuellement chez Stellantis. L’autonomie sera maximale, avec 800km promis. Il faudra s’attendre à retrouver cette plateforme plutôt chez DS que chez Peugeot.

Enfin, pour les pick-up et les gros SUV, la plateforme STLA Frame sera multi-énergies et proposera une autonomie de 500km pour les modèles électriques. Cette plateforme devrait surtout concerner les gros véhicules vendus aux USA et donc l’arrivée de ce châssis sur des Peugeot est plutôt incertain.

Pour plus de détails, il ne faudra pas attendre trop longtemps, un Electric Day est prévu par le groupe au mois de juillet.


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