Pour la dernière séance de l'année, le baril s'était renchéri de plus de cinq dollars, soit près de 15%, un bond "très étrange, et sur lequel on peut se poser des questions", a jugé l'analyste.
Selon lui, la hausse des prix a été amplifiée par un volume d'échanges très faible en raison du réveillon du nouvel an, alors que d'importants acheteurs se sont manifestés.
"Il s'agissait probablement de fonds qui spéculent sur un rebond des prix", a-t-il expliqué.
Les cours du brut se sont effondrés depuis leurs sommets du mois de juillet, au-delà de 147 dollars, et certains analystes estiment qu'ils pourraient avoir touché leur plus bas niveau en décembre, sous les 35 dollars.
Mais le marché reste sous pression alors que la dégradation de l'économie mondiale pèse sur la demande d'or noir.
De l'avis général des observateurs du marché, la consommation pétrolière mondiale a connu son premier recul en 25 ans en 2008. Et certains analystes pensent que la situation va empirer en 2009.
Mercredi, les statistiques hebdomadaires du ministère américain de l'Energie ont montré une hausse des stocks de produits pétroliers la semaine dernière. Même moins importante qu'anticipé, elle porte les réserves du premier consommateur d'or noir à des niveaux plus vus depuis plusieurs années, reflet d'une consommation en berne.