Février 2026: Immatriculations Stellantis

Mis en ligne le 3 mars 2026 Rédigé par

Le secteur automobile français traverse une période de turbulence, marquée par une deuxième baisse consécutive des immatriculations en 2026. Après un recul de 6,6 % en janvier, le mois de février accentue la tendance avec une chute de 14,7 %, confirmant la fragilité d’un marché déjà sous pression. Nous faisons le point sur la situation du groupe Stellantis.

Un marché en berne, le premium allemand n’est pas épargné

Février 2026 enregistre la plus forte baisse des immatriculations depuis 2021, avec un repli de 14,7 % par rapport à la même période en 2025. Cette tendance touche l’ensemble des constructeurs, y compris les marques premium allemandes, traditionnellement plus résilientes. Au sein du groupe Stellantis, la situation est contrastée : si Peugeot subit une baisse de 20,6 %, DS et Alfa Romeo s’enfoncent davantage, avec des reculs respectifs de 22,3 % et 26,6 %.

Stellantis : un îlot de résistance grâce à Fiat et Opel

Dans le contexte morose des immatriculations de février 2026, Stellantis se distingue comme l’un des rares groupes à afficher des performances positives pour certaines de ses marques. Fiat réalise une progression spectaculaire de 60,6 %, tandis qu’Opel et Lancia enregistrent des hausses significatives de 51,1 % et 50 % respectivement. Ces résultats témoignent d’une stratégie commerciale adaptée, mais ne suffisent pas à compenser le recul global du marché.

Février 2026 Immatriculations Stellantis par modèle

Stellantis place cinq des ses modèles dans le top 10 des véhicules immatriculés en février 2026. Peugeot reste le leader des segments B-SUV et C-SUV avec son 2008 et 3008.

1er Renault Clio : 6 325 (- 27,6 % )
2e Citroën C3 : 5 639 (- 25,96 %)
3e Peugeot 208 : 4 828 (- 29,5 %)
4e Peugeot 2008 : 4 157 (- 20,83 %)
5e Dacia Sandero : 3 766 (- 41,27 %)
6e Peugeot 3008 : 3 195 (- 28,46 %)
7e Tesla Model Y : 3 034 (+ 74,57 %)
8e Peugeot 308 : 2 801 (- 4,57 %)
9e Renault 5 : 2 639 (- 13,02 %)
10e Renault Captur : 2 585 (- 38,72 %)

Perspectives : un printemps porteur d’espoir, mais une fin d’année incertaine

Les experts anticipent une légère amélioration au printemps, portée par les livraisons retardées et un effet de rattrapage. Cependant, la fin d’année s’annonce plus délicate. La baisse de confiance des ménages, couplée à un ralentissement des commandes des flottes professionnelles dans un contexte géopolitique tendu, devrait peser sur les immatriculations. Les constructeurs pourraient ainsi subir un nouveau tassement des ventes d’ici la fin 2026.

L’occasion résiste, mais le neuf peine à convaincre

Alors que le marché du neuf s’essouffle, le segment de l’occasion affiche une légère progression de 0,5 %. Les véhicules thermiques de plus de 10 ans représentent encore 50 % des volumes, révélant une frilosité persistante des consommateurs face à l’investissement dans des véhicules électriques neufs. Dans ce contexte, la stratégie de Stellantis, qui mise sur la liberté de choix énergétique pour ses clients, apparaît comme une réponse pragmatique aux hésitations du marché.

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