24 HEURES DU MANS / 15 juin 2008
COURSE – A 9H (après 18 heures de course)
PEUGEOT MAINTIENT LA PRESSION SOUS LA PLUIE
Les écarts n’ont guère évolué entre l’Audi n°2 de tête et la Peugeot 908 HDi FAP n°7. Après un quadruple relais de Marc Gené et près de trois heures passées au volant sur une piste détrempée, la voiture française est à trois minutes du leader et maintient la pression. La Peugeot n°9 (Montagny/Zonta/Klien) a quant à elle pris l’ascendant sur l’Audi n°3 pour revenir sur le podium provisoire.
Classement provisoire
1, Capello/McNish/Kristensen Audi R10 TDi n°2 288 tours (3925 km)
2, Gené/Minassian/Villeneuve Peugeot 908 HDi FAP n°7 + 1 T
3, Montagny/Zonta/Klien Peugeot 908 HDi FAP n°9 + 3 T
4, Luhr/Prémat/Rockenfeller Audi R10 TDi n°3 + 3 T
6, Lamy/Sarrazin/Wurz Peugeot 908 HDi FAP n°8 + 10 T
Arrêts et incidents
Peugeot 908 HDi FAP N°7 (Marc Gené/Nicolas Minassian/Jacques Villeneuve)
6h08 : arrêt aux stands (carburant) – Gené reste au volant
6h57 : arrêt aux stands (carburant + pneus pluie) – Gené reste au volant
7h45 : arrêt aux stands (carburant) – Gené reste au volant
8h07 : arrêt aux stands (carburant + pneus pluie) – Minassian remplace Gené (4 relais)
8h58 : arrêt aux stands (carburant + pneus pluie) – Minassian reste au volant
Peugeot 908 HDi FAP N°8 (Pedro Lamy/Stéphane Sarrazin/Alexander Wurz)
6h23 : arrêt aux stands (carburant) – Wurz reste au volant
7h13 : arrêt aux stands (carburant + pneus pluie + changement éléments aéro Av et Ar) – Lamy remplace Wurz
8h04 : arrêt aux stands (carburant) – Lamy reste au volant
8h54 : arrêt aux stands (carburant + pneus pluie) – Sarrazin remplace Lamy
Peugeot 908 HDi FAP N°9 (Franck Montagny/Ricardo Zonta/Christian Klien)
6h06 : arrêt aux stands (carburant + pneus pluie) – Montagny remplace Zonta
6h56 : arrêt aux stands (carburant) – Montagny reste au volant
7h41 : arrêt aux stands (carburant + pneus pluie) – Montagny reste au volant
8h30 : arrêt aux stands (carburant + pneus pluie) – Klien remplace Montagny
Le film de la course
Marc Gené (Peugeot n°7) et Franck Montagny (Peugeot n°9) tournent régulièrement en moins de 4’ au tour. A 6h30, Montagny repasse 3e. Gené a quadruplé son relais et roulé pendant près de 3 heures sous la pluie ! Tête-à-queue de Pedro Lamy (Peugeot n°8) à 8h23. Les écarts se stabilisent entre l’Audi de tête et la Peugeot n°7.
Ils ont dit…
Alexander WURZ (Peugeot 908 HDi FAP n°8), à 7h15 « La piste est très glissante avec des différences d’adhérence d’une partie à une autre. Il est facile de commettre une erreur. La voiture bouge beaucoup, elle n’est pas trop confortable. Il faudrait qu’on essaie de trouver plus de grip. Tout en pilotant, j’ai expliqué à Pedro les pièges de la piste par radio, les endroits où il fallait rester à l’intérieur des courbes, les coulées d’eau à éviter… »
Michel BARGE (Directeur de Peugeot Sport), 7h30 : « C’est une course très disputée pour les 1er et 3e places entre Peugeot et Audi. La pluie nous a fait du mal cette nuit et Audi s’en sort mieux que nous. Nos voitures manquent de grip, ils ont davantage d’expérience. La course est encore longue et tout va dépendre de la météo ; elle devrait rester pluvieuse pour les 3 prochaines heures. »
Marc GENE (Peugeot 908 HDi FAP n°7), à 8h20 : « Je pense n’avoir rien lâché, mais c’était vraiment difficile pour nous sous la pluie par rapport à la concurrence. La météo prévoit encore plus de pluie et si c’est vrai, je me demande si on va pouvoir les menacer. Il fallait rester bien concentré car les conditions n’étaient pas uniformes.»
Franck MONTAGNY (Peugeot 908 HDi FAP n°9), à 8h35 : « Pas trop mal, mais les conditions et les choix de pneus sont difficiles car certaines parties s’assèchent. J’ai finalement opté pour des pneus pour « pluie séchante ». J’ai eu un peu de mal au début de mon relais. Le Mans, c’est du sprint et chaque erreur se paie cash. »
Pedro LAMY (Peugeot 908 HDI FAP n°8), à 8h55 : « C’est assez glissant. Il est plus difficile de rouler sur le mouillé, cela demande beaucoup de concentration. L’équilibre de ma voiture n’était pas idéal, mais je suis parvenu à m’y faire. Au moins il n’y a pas d’aquaplanning. »