Sébastien Bourdais en Endurance et pour de bon !
Deuxième des 12 Heures de Sebring en début de saison, Sébastien Boudais prend part ce week-end à sa deuxième course de l’année avec la Peugeot 908 HDI FAP.
Sébastien, malgré tes nombreuses participations aux 24 Heures, tu disputes ta première course en Le Mans Series !
Oui. J’ai disputé quelques courses de FIA Sportscar entre 2001 et 2003, mais je n’ai jamais couru en Le Mans Series depuis la création du championnat en 2004. Mais ce n’est qu’un détail !
Le staff de Peugeot Sport, Olivier Quesnel et Bruno Famin en tête, insiste sur le fait que Peugeot est là ce week-end uniquement pour préparer Le Mans. J’imagine qu’en tant que pilote, tu gardes quand même dans un coin de ta tête l’objectif de jouer la victoire ?
Evidemment. Nous les pilotes, on est là pour se battre ! Ceci dit, vu les conditions pluvieuses et le trafic en piste, ramener les trois voitures à l’arrivée serait déjà une bonne chose. On s’attend à être légèrement derrière Audi… s’ils refont deux fois la voiture et qu’ils sont toujours derrière, c’est qu’il y a comme un problème !
Tu pilotais avec Stéphane et Franck l’année dernière, alors que tu es associé à Simon et Pedro cette saison. Qu’est-ce que cela change pour toi ?
Honnêtement c’est plutôt mieux car l’an dernier, avec Stéphane et Franck, on formait un équipage un peu contre-nature. Stéphane aime les voitures survireuses, et moi les autos sous-vireuses. Franck se situait un peu au milieu… autant dire que la voiture n’était idéal pour personne : on n’avait pas un équipage optimisé pour Le Mans. Avec Simon, on s’est connu aux USA, on s’entend très bien, on a le même feeling. J’ai déjà roulé avec Pedro en 2007 : il s’adapte très bien à l’auto en fonction de nos réglages.
Le programme de Peugeot étant assez réduit en termes de courses, cherches-tu toujours à relancer ta carrière en Formule 1 ou aux Etats-Unis ?
Non. La Formule 1 c’est fini. De toute façon ça c’est quand même un peu terminé en eau de boudin… Nicolas [Todt, son manager, ndlr.] a eu quelques contacts cet hiver, mais personne ne m’a proposé de rouler. J’ai trente et un an, je suis content de l’avoir fait, bon voilà, maintenant c’est terminé. Je suis très content de rouler avec Peugeot en Endurance, la 908 est super à piloter. Idem en Superleague Formula où je prends du plaisir à conduire.
Concernant les Etats-Unis, la situation s’est dégradée avec la crise économique. Quand on voit que même Penske fait rouler trois voitures cette année avec le budget d’une seule, que tous les bons volants sont pris, ce n’est pas la peine d’aller rouler dans une mauvaise équipe. Newman Haas Racing a failli fermer ses portes cet hiver faute de moyens, je ne veux pas vivre une mauvaise expérience et gâcher tous les bons souvenirs qu’il me reste de cette période.
Tu es donc en Endurance pour de bon ?
Oui… mais la discipline doit se développer car on ne peut plus passer onze mois à préparer une seule course. Il faut pour attirer de nouveaux constructeurs et créer cinq ou six grandes classiques dans l’année.
Espérons que l’International Le Mans Cup aille dans ce sens et que Peugeot et Bourdais puissent pérenniser leur présence en Endurance.
Source : www.endurance-series.com