Jacques Villeneuve, « Ne pas gagner serait une déception »
Après avoir découvert Le Mans en 2007, Jacques Villeneuve participe pour la deuxième fois aux 24 Heures. Et si l’an dernier le Canadien avait dû abandonner alors qu’il était en bonne position, il est cette fois bien décidé à empocher le victoire…
Jacques, en 2007 Peugeot effectuait son retour dans la Sarthe, avec une voiture relativement jeune. L’approche est-elle différente cette année et pouvez-vous plus attaquer ?
« Déjà l’an passé, nous étions d’attaque ! Nous prenions plus de risques au niveau de la fiabilité de la voiture. Aujourd’hui nous avons atteint un certain niveau de fiabilité, avec une auto qui est également plus compétitive. Donc nous prenons plus de risques au niveau du pilotage. 2007 était une année de découverte, mais nous nous étions donnés à fond. Minime soit-elle, il y a toujours une chance, et on ne pouvait pas se permettre de passer à côté au cas où ».
Comment a évolué le duel avec Audi ?
« Il y a plus de concurrence, une plus grosse prise de risque aussi, et notamment chez Audi. C’est plus intéressant pour nous, pour eux, pour tout le monde en fait. Je crois que c’est cela qui intéresse les gens au fond : une grosse bagarre pour la première place. Mais cette bagarre, les privés peuvent aussi en tirer les marrons du feu ».
La victoire est le seul objectif ?
« Ne pas gagner serait clairement une déception. Il y a un seul vainqueur, et le deuxième est le premier des perdants. Je pourrais dire que finir c’est déjà bien. Mais quand on est compétiteur, on court pour se battre pour s’imposer, pas pour faire de la figuration. Après, selon les circonstances, on peut être satisfait de telle ou telle position. Mais à la base, on est là pour gagner ».
Vous avez participer aux 1000km de Spa il y a quelques semaines. Est-ce un sérieux atout ?
« Je pense que Spa a été une expérience très bénéfique. On fait beaucoup d’essais, mais les choses sont toujours un peu différentes en course. Nous avons pu nous régler, notamment lors des pit-stop, que ce soit avec les changements de pilotes ou les ravitaillements. C’est très important dans l’optique du Mans ».
C’était aussi votre premier succès depuis un petit moment…
« Oui depuis 1997 et mon titre en F1. C’était sympa, et ça fait du bien. Cela m’a permis de retrouver le chemin de la plus haute marche, et de réapprendre les différents choses d’un podium, comme savoir déboucher le champagne (rire) ! »
Le fait de participer à une course en dehors du Mans peut-il vous convaincre de venir plus régulièrement en Endurance ?
« Pour l’instant ce n’est pas à l’ordre du jour. Je bosse à fond pour courir en NASCAR. Je repris les choses à mon compte et il y a beaucoup de boulot. C’est un travail de longue haleine car il faut repartir de zéro. Le premier objectif, c’est de faire quelques épreuves avant la fin de saison, pour aborder 2009 dans les meilleures conditions. Après, si une opportunité se présente, pourquoi pas ».