Certes, mais le fait, par exemple, de repousser la mise en production les modèle PureTech 130 Eat6 de novembre à janvier a été validé bien avant les soucis du sous-traitant tchèque.
Non, je pense que le point de faiblesse des politiques de production est celui du mono-fournisseur qui fait que si ledit fournisseur ne peut pas suivre la cadence, alors les chaînes de production tournent au ralenti, ou fournissent des véhicules incomplets qui attendent sur les parking de Sochaux le retour sur la ligne pour être complétées. On atteint ici la limite du
Lean Manufacturing, "l'iconique" Toyota Production System que tous ont copié depuis (la fameuse "
production juste-à-temps").
Et ça, ce n'est de la responsabilité de personne d'autre que celle des décideurs. A l'arrivé, une fois le rush des premières commandes passées, tout rentrera dans l'ordre, comme toujours.
Peugeot n'est pas le seul à avoir à faire face à cette situation. La différence avec certains est peut-être ce que j'appellerais avec bienveillance la "peur" d'annoncer un délai "réellement réel" au client. Certains ont eu droit à cette annonce et d'autres (la majorité ?) ne l'on pas eu... Perso, je savais dès le départ que ma commande du 25 octobre ne serait pas là avant le 30 mars, c'était écrit sur le bon de commande. Depuis ce lundi, je sais que ce sera un mois de plus...
Tant pis, je suis de toute façon trop prêt du "but" pour abandonner et procéder à une annulation.
De plus, je doute que les annulations soient réellement un gros soucis pour les vendeurs : ils se retrouvent avec des véhicules en "stock" sur lesquels vont se jeter certains acheteurs qui ne veulent pas attendre, quitte avoir à faire de petits sacrifices sur une ou plusieurs options qu'ils auraient aimé avoir sur leur véhicule. Et puis, au bout j'essaierai de me faire plaisir lors d'une petite négociation compensatrice...
Du coup, patience, on appréciera d'autant plus le "bébé" lorsqu'il sera à la maison...
